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L’alimentation : un plaisir immédiat

Bonne nouvelle : ce que nous mangeons peut nous aider à garder, à trouver ou à retrouver notre entrain ! Avoir en permanence la pêche, la banane ou encore la patate, on en rêve… Pour cela, il faut cultiver le plaisir alimentaire en suivant son instinct. Car on éprouve plus de satisfaction quand on mange ce qui nous fait envie !

 

Et pourtant, de nombreuses personnes font l’inverse. Qui n’a pas entendu « J’aimerais tant manger des frites mais je ne peux pas » ou bien « Si je mange cet éclair, je prends 1 kilo instantanément » ? Ce raisonnement mène à des frustrations qui minent le moral et peuvent être responsables de « craquages » alimentaires, qui font culpabiliser et entament encore plus le moral. Pas question de nous jeter sur nos aliments préférés et de les consommer à volonté, mais nous devons néanmoins écouter notre corps car certains instincts sont guidés par nos besoins physiologiques.

 

Le sucré, un aliment plaisir

En cas de baisse de moral, nous avons tendance à nous tourner vers le sucré. C’est parce que notre corps est génétiquement programmé pour en apprécier le goût. Certains de nos organes, comme le cerveau et le système nerveux, sont gluco-dépendants, c’est-à-dire qu’ils ont absolument besoin chaque jour de glucose (sucre) pour fonctionner. Plus précisément, il leur faut au moins 5 g de sucre par heure, soit au moins 120 g par 24 heures. Quand nous consommons un produit qui contient du sucre, notre corps est satisfait d’en recevoir, d’où cette sensation de bien-être.

 À lire également : Des pâtisseries qui ne font monter ni le taux de sucre… ni la culpabilité !

Alimentation : le plaisir passe aussi par la vue

Vous avez sûrement constaté qu’une assiette vous met plus en appétit si la nourriture qu’elle contient offre un bel éventail de couleurs. Comme notre organisme a besoin de denrées très différents pour bien fonctionner, il lutte contre la monotonie alimentaire en orientant notre appétit vers les denrées aux couleurs variées.

Le goût du bonheur

Au-delà des facteurs génétiques qui sous-tendent nos préférences, chacun de nous fait son apprentissage du goût et du plaisir en fonction de sa famille, de sa région, de sa culture, et des émotions qui y sont liées. Et si la consommation d’un aliment nous rappelle un bon souvenir, l’excitation provoquée peut stimuler notre production interne d’endorphines, les messagers nerveux du bien-être.

À lire

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La Première gorgée de bière et autres plaisirs minusculesProfiter de chaque instant pour se créer des souvenirs heureux

Dans l’ouvrage La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, l’auteur met en exergue les petites joies de la vie quotidienne. Qu’ils soient alimentaires ou non, ces plaisirs prouvent qu’il faut savourer pour apprécier. Et que le bonheur est réactivé à chaque fois qu’on repense aux moments concernés.

LA PREMIÈRE GORGÉE DE BIÈRE ET AUTRES PLAISIRS MINUSCULES
Philippe Delerm, éd. L’Arpenteur.

 

Comment garder le moral ?

Il est possible de développer notre bien-être à moyen terme, en consommant les éléments nutritionnels qui influencent nos états d’âme.

1. Nutrition bien-être : les atouts du magnésium

La réputation qu’a le magnésium de participer à notre bonne humeur est justifiée car il participe effectivement à notre état psychologique. De plus, il est impliqué dans le bon fonctionnement neuromusculaire de notre corps. On peut d’ailleurs se sentir anxieux si on manque de magnésium.

 À lire aussi : Quand faire une cure de magnésium ?

2- Des vitamines qui équilibrer l’humeur

Lorsqu’on évoque le bien-être psychologique, on pense souvent au magnésium. Pourtant, plusieurs vitamines jouent le même rôle que celui-ci dans notre organisme, en participant à la régulation de notre équilibre émotionnel. C’est le cas des vitamines B1, B3, B6, B8, B9, B12, mais aussi de la vitamine C !

3. Des omégas 3 pour garder le moral

Les graisses de la famille oméga 3 sont essentielles pour plusieurs raisons, dont le bon fonctionnement de notre système cardiovasculaire. De plus, comme les populations qui consomment beaucoup d’oméga 3 seraient moins exposées à la dépression, et que certaines personnes dépressives seraient en déficit d’oméga 3, différentes études ont été menées sur ce sujet depuis une dizaine d’années. Ces graisses auraient un effet bénéfique sur le système nerveux, même si la recherche scientifique doit se poursuivre pour apporter plus de preuves de leur efficacité.

Dans tous les cas, il est souhaitable pour notre équilibre nerveux d’optimiser nos apports en oméga 3, surtout que ceux-ci sont actuellement insuffisants.

Avant tout achat d’un complément alimentaire, suivez les conseils de votre pharmacien, et pensez à demander un avis médical si vous suivez un traitement antidépresseur.

  • Séroxyl (Arkopharma)
    À base de valériane, de tryptophane et de vitamine B6 ; à prendre pendant 2 semaines minimum.
  • Neurobiane (Pileje)
    Contient du tryptophane ainsi que du magnésium extrait d’eau de mer et de la vitamine B6 ; en cure de 2 mois.
  • OM3 Equilibre émotionnel (Isodis Natura)
    À base d’huile de poisson et riche en acides gras oméga 3 ; à prendre pendant 20 jours.
  • Magnésium 300+ (Boiron)
    Apporte du magnésium et des vitamines B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9 et B12 ; pour un programme de 20 jours.
Conseils de Pharmacien

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Sérotonine et tryptophane pour la bonne humeur
Parfois appelée « hormone de la bonne humeur », la sérotonine est un neuromédiateur, c’est-à-dire un messager d’informations nerveuses. Elle est impliquée dans la régulation de nombreuses fonctions comme la thermorégulation, le comportement alimentaire, la douleur… Le taux de sérotonine influence également l’humeur (les personnes dépressives présentent un taux diminué). Elle aide à rester optimiste et à garder son calme. Elle est fabriquée dans le corps à partir du tryptophane, un acide aminé, c’est-à-dire un constituant des protéines apportées par l’alimentation. C’est parce que le lait contient du tryptophane qu’un verre de lait avant de se coucher aurait des vertus apaisantes.
De ces connaissances sont nés des compléments alimentaires à base de tryptophane, pour stimuler la production de sérotonine et ainsi mieux réguler l’état émotionnel.

 

5 repas pour être heureux

 En combinant les éléments nutritionnels qui donnent le moral à court et à moyen termes, 5 familles d’aliments se révèlent indispensables pour nous aider à positiver.

Du chocolat pour rester de bonne humeur

Le chocolat noir cumule des molécules qui peuvent expliquer son effet bien-être. Il est riche en magnésium et en sucre. Il contient un peu de tryptophane et de sérotonine. Et il apporte de la théobromine, un composé psychostimulant proche de la caféine. Il est également démontré que ses qualités organoleptiques (goût, arôme, texture) sont en grande partie à l’origine du bonheur que sa consommation procure : elles stimulent notre système opioïde, qui produit les endorphines sources de plaisir et de diminution du stress.

La bonne quantité ? 10 à 20 g de chocolat noir par jour.

De la banane pour avoir le moral

Eh oui, la banane est contagieuse… Car ce fruit est à la fois riche en sucre et source de magnésium, de vitamine B6 et de tryptophane.

Pour varier les sensations, sachez que les autres fruits frais ne sont pas en reste côté bien-être car ils associent du sucre, de la vitamine C et de la vitamine B9. Un cocktail performant, à condition de consommer l’équivalent de 2 à 3 portions de fruits par jour (ou environ 300 g).

En fonction des saisons, pensez aux pommes, poires, pêches, abricots, melons, fraises, framboises, kiwis, oranges, mangues, cassis…

 À lire également : Estelle Lefébure : « Nous sommes ce que nous mangeons! »

Des fruits croquants se faire plaisir

Les fruits secs oléagineux (noix, noisettes, noix de cajou, amandes, pistaches…) sont incontournables car ils font partie des aliments les plus riches en magnésium et en vitamines B1, B6 et B9. Certains, comme l’amande et la noix de cajou, sont même des sources de tryptophane.

Le bon réflexe : 20 à 30 g de fruits oléagineux par jour.

Des poissons gras pour être heureux

Les poissons gras sont les aliments les plus riches en graisses de la famille oméga 3. Ils apportent aussi des vitamines B3, B6 et B12. Dans vos menus, pensez donc à inviter le saumon, le hareng, l’anchois, la sardine, ou encore le maquereau.

Sur les trois plats de poissons conseillés chaque semaine, vous pouvez choisir deux fois un poisson gras.

Des légumes secs pour être en forme

Les légumes secs méritent également une place de choix dans notre alimentation car ils sont riches en magnésium et sources de vitamines B6, B8 et B9. Ils contiennent également du tryptophane.

Vous pouvez donc opter pour un plat de légumes secs une ou deux fois par semaine : lentilles, flageolets, haricots blancs ou rouges, pois chiches, pois cassés…

Je garde mon moral de l’été quand vient l’heure de la rentrée

En guise de cadeau bonus, les vacances nous ont offert leurs lots d’énergie et de bonne humeur. Pas question de les dilapider dès la rentrée !

 

Je conserve mon capital lors de la grisaille

La période de farniente bien méritée a certes permis de se reposer physiquement, mais surtout de déconnecter moralement. Loin des tracas de la vie, la sérénité a lentement mais sûrement gagné du terrain. Il s’agit maintenant de faire rempart entre elle et le stress du quotidien qui la menace.

Garder son énergie vitale

L’esprit oxygéné et le corps requinqué doivent leur salut à l’énergie vitale acquise pendant les vacances grâce à un cocktail magique : luminosité estivale, nourriture vitaminée et activités physiques à volonté. Ce qui est bon pour le corps étant bénéfique à l’esprit, reste à continuer sur cette lancée à la rentrée. Le sport étant le maître mot de la bonne humeur (producteur numéro un d’endorphines, hormones du bonheur), continuez à bouger à la rentrée, ne serait que 45 minutes de marche quotidienne.

Chouchouter son sommeil

Un des facteurs principaux de la morosité demeure la fatigue, physique que nerveuse. Pour amorcer le virage de la rentrée sans craindre l’épuisement des saisons grises à venir, veillez sur la qualité de votre sommeil et ne le sacrifiez pas sous prétexte que vous débordez d’énergie après les vacances.

Manger zen

Nourrir son optimisme passe aussi par être bien dans son assiette. Le secret ? Miser sur des aliments riches en glucides non raffinés, types céréales, pâtes, riz et féculents. Ces nutriments boostent la production de sérotonine, hormone actrice du calme, de la concentration et de l’optimisme.

 

Je ne me laisse pas rattraper par la déprime

Le rythme effréné de la vie quotidienne ne manque pas de facteurs anxiogènes. Pression au travail, fragilité financière, gestion familiale… menacent le capital sérénité acquis pendant les vacances. Comme il vaut mieux prévenir que guérir les angoisses, il faut apprendre à ne pas les laisser nous rattraper.

Prendre du recul

Nous connaissons par cœur ce qui nous plonge dans le stress. Et pourtant… Nous nous laissons tous submerger par le quotidien. Apprendre à relativiser, savoir distinguer les degrés de gravité, se détacher de ce qui n’est pas prioritaire permet d’établir une distance psychologique entre ce qui nous apparaît comme problématique et ce qui l’est vraiment.

Viser l’essentiel

Faire les courses, inscrire les enfants aux activités extrascolaires, assurer la logistique de la maison… Ces tâches auxquelles on ne peut échapper peuvent néanmoins être simplifiées. Tout comme le cercle social dans lequel on évolue. Par exemple, profiter de la coupure des vacances pour se distancer des relations amicales superficielles, voire toxiques, permet de s’alléger l’esprit de ce que nous nous forçons bien trop souvent à faire à contrecœur.

Prendre son cœur… à cœur

Prendre son cœur… à cœur

Conçue par le HeartMath Institut de Californie, et validée par le corps médical, la méthode de la cohérence cardiaque consiste à gérer son anxiété en harmonisant sa respiration à son rythme cardiaque, via la visualisation d’images et des ressentis de détente et de sécurité. Simple, à pratiquer quelques minutes trois fois par semaine, l’exercice s’effectue au calme : respirer profondément, expirer lentement et faire une pause de 20 secondes avant d’inspirer à nouveau. Pendant ce temps, visualiser les battements du cœur en imaginant que l’air qui entre dans les poumons lui apporte l’énergie dont il a besoin et que l’air qui en sort le débarrasse de ses déchets toxiques.
À lire

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– COMMENT ÊTRE HEUREUX ET LE RESTER
Travailler la psychologie positive, c’est possible. Dans ce livre rédigé par une experte universitaire, toutes les clés sont livrées.
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– MA TO-DO POUR RESTER ZEN Ici, 90 astuces pour rester zen avec soi et les autres.
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