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Se mettre au ski de fond cet hiver

Vous voulez allier les joies de la glisse et celles de la nature ? Éviter foule et téléski ? Le ski nordique est fait pour vous.


Pourquoi me mettre au ski de fond ?

Parce que c’est un sport très physique, explique Bastien Poirrier, ex-fondeur de l’Équipe de France qui a terminé 3e au classement général de la coupe de France et de la coupe d’Europe en 2014. « Tous les muscles travaillent. Les jambes, le dos, les bras, les abdos… sont en permanence sollicités. Ce n’est pas comme en course à pied où les membres inférieurs prédominent. » Plus vous accélérez la cadence, plus les efforts musculaires sont intenses. C’est pourquoi vous devez avoir un minimum de condition physique. Comparable à la marche nordique, le ski de fond demande un effort cardiovasculaire. Si vous cherchez un sport d’hiver qui entretient le cœur, le souffle, il est tout trouvé. Le ski de fond est une discipline très complète. « Ce sont les sportifs pratiquant l’aviron et le ski de fond qui possèdent le plus fort VO2 (débit maximal d’oxygène) consommé lors d’un effort. »


Entre ski de fond et ski alpin, mon cœur balance…

« Le ski nordique demande plus d’endurance et d’explosivité pour ceux qui font des sprints, des distances plus courtes. L’alpin nécessite plus de musculation, de force dans les membres inférieurs. » L’effort y étant régulier, le rythme modulable, on comprend mieux pourquoi le ski de fond peut être pratiqué à tout âge. Si, en compétition, on peut atteindre 70-80 km/h, en loisir il est possible d’aller à sa propre allure et d’admirer le paysage.


Je ne risque pas de me faire mal au genou ?

Comme dans tout autre sport, le risque zéro n’existe pas. Mais « le ski de fond est bien moins traumatisant que la course à pied pour les articulations. En règle générale, si l’on tombe, on peut se faire un gros bleu, se fouler la cheville ou encore les poignets à cause des bâtons. »


Je pratique quelle technique ?

Avec le skating, vous avez les pieds en V. « On passe d’un ski sur l’autre. Il y a une grande sensation de glisse et de vitesse. Non seulement ce style demande beaucoup d’équilibre mais aussi une excellente capacité cardiovasculaire. » Quant à la technique classique, « l’alternative », il s’agit d’avancer tout droit dans les traces. « Là aussi vous passez d’un pied sur l’autre mais ça ressemble plus à de la marche. »


Je peux faire du hors-piste dans une station de ski ?

« Oui, à condition qu’il n’y ait pas trop de poudreuse. Les skis étant moins larges, on a vite tendance à s’enfoncer dans la neige. »


Je pratique où ?

Au-delà de 1 000 mètres d’altitude pour avoir un bon enneigement. « Moi, je m’entraîne dans les massifs des Vosges et du Jura. On y trouve de hauts plateaux et des kilomètres et des kilomètres de pistes très bien entretenues. »

 
J’utilise quel matériel ?

Plus étroit que celui utilisé pour le ski alpin, le ski de fond est équipé de fixations libérant totalement le talon afin que celui-ci puisse se relever. Les bâtons, plus longs, permettent de pousser. « Ils doivent être adaptés à votre taille, à votre poids et au type de neige – selon que le sol est très compact ou non. » Pour les choisir, demandez conseil aux professionnels.

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livre_ski_de_fondLE SKI DE FOND. SKATING. CLASSIQUE
Comment débuter ou se perfectionner, en classique ou en skating, quel matériel choisir, comment se préparer aux courses, quel fart appliquer, comment faire débuter ses enfants… ?
Wilfrid Valette, Renaud Charignon, 144 p., éd. Glénat