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Chips de légumes d’hiver

Parfaites pour se mettre en appétit en variant les apports en vitamines !

Difficulté : 1-2-3-4-5-6-7-8-9
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 8 à 12 minutes selon les légumes

 

Les ingrédients pour 1 grand bol de chips à partager à l’apéro :

  • Betteraves : 400 grammes
  • Carottes : 400 grammes
  • Panais : 400 grammes
  • Huile végétale : 6 cuillerées à soupe
    Sel fin

 

La préparation :

Étape 1/ Préchauffez le four à 200 °C.

Étape 2 / Lavez et épluchez les betteraves. Coupez les betteraves à la mandoline (adults only !), sur une épaisseur de 3 à 4 mm.

Étape 3 / Lavez et épluchez les carottes avec un économe. Vous pouvez même garder les épluchures de carottes pour les chips. Continuez à éplucher les carottes avec l’économe en faisant de longues lamelles. Faites de même avec les panais.

Étape 4/ Veillez à séparer chaque légume, car les temps de cuisson sont différents.

Étape 5 / Versez 2 cuillerées à soupe d’huile végétale sur chaque légume et remuez bien. Versez les légumes sur trois plaques de four différentes.

Étape 6 / Enfournez les légumes : les carottes pendant 8 à 10 minutes, les panais 10 à 12 minutes et les betteraves 10 à 12 minutes également.

Étape 7/ Après 5 minutes de cuisson, utilisez une grande spatule pour retourner les légumes afin d’obtenir une cuisson uniforme. Restez près du four pour sortir les légumes dès qu’ils sont cuits.

Étape 8 / Salez légèrement les chips à la sortie du four.

Mes petites astuces

Qui n’aime pas les chips ? Idéal pour initier vos enfants à de nouveaux légumes !
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food-avec-les-kidsFOOD AVEC LES KIDS, Carrie Solomon, Editions La Martinière,160 pages ; 19,90 €, (septembre 2016)

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Soigner la peau de pêche de nos enfants

Eczéma, allergies, rougeurs : pourquoi la peau des enfants est-elle si fragile ? Et comment en prendre soin au quotidien pour que nos chers bambins se sentent bien dans leur peau (et dans leur couche) ? On fait le tour du sujet.

 

Jusqu’à l’âge de six ans, le film hydro lipidique de la peau des enfants n’est pas tout à fait achevé : elle est donc plus vulnérable aux différentes agressions extérieures, chimiques, microbiennes ou physiques. Leur peau plus fine est aussi plus sensible au dessèchement et aux rayons UV que celles des adultes. Il est donc essentiel de créer une barrière hydratante et protectrice grâce à des soins externes pour éviter l’apparition de rougeurs, d’eczéma ou d’érythème.

 

Erythème fessier, l’ennemi des tout-petits

Cette inflammation cutanée des fesses est causée par le contact prolongé de la peau avec des selles ou de l’urine. Fesses rouges, plaques douloureuses et chaudes : lorsqu’elle s’installe sur les fesses des petits chéris, chaque change devient un moment pénible, et il est fréquent de les voir pleurer après une selle qui irrite encore davantage la zone. Les facteurs d’apparition de l’érythème : des changes trop espacés, une allergie à la matière des couches jetables ou à un agent lavant des couches réutilisables, une diarrhée acide, une poussée dentaire…

 

Eczéma et érythème, deux méga stars de la petite enfance

Autre empêcheur de dormir tranquille : l’eczéma. Cette affection touche aujourd’hui 20% des enfants français, contre 3 à 5% il y a 30 ans, avec une plus forte prédominance chez les enfants nés dans des familles d’allergiques. Elle provoque des plaques rouges, recouvertes d’une peau épaissie et très sèches, avec des squames, qui provoquent de fortes démangeaisons. Les plaques présentent aussi parfois un aspect suintant. L’eczéma peut apparaître sur le visage des tout-petits, mais ses zones de prédilection à partir de 2 ans sont plutôt les plis des coudes et des genoux, avec la possibilité de s’étendre à d’autres zones du corps selon sa virulence. Souvent imputé à l’anxiété et au stress, le développement d’eczéma entraîne parfois sur le plan psychologique un repli de l’enfant et une surprotection des parents pour lui éviter des contrariétés.

 

Protéger leur peau fragile

Pour limiter les risques d’apparition de ces manifestations, et assurer le confort de votre enfant au quotidien, l’utilisation de produits adaptés à sa peau délicate est essentielle. Evitez les savons et lessives agressifs pour leur préférer des formules pensées pour eux, par exemple le savon surgras Mustela au Cold Cream. Hydratez-les après le bain avec une crème ultra nourrissante et adoucissante, comme la crème A-Derma au lait d’Avoine. Lors du change des bébés, nettoyez leurs fesses à l’eau claire, et appliquez à chaque fois une dose généreuse de liniment oléo-calcaire qui hydrate et protège la peau de l’acidité des selles. Pour soigner les crises d’eczéma, un traitement spécifique à base de corticoïdes vous sera prescrit par votre médecin. Entre les poussées, choisissez une crème émolliente, comme la crème Lipikar de Laroche Posay, qui hydrate la peau très sèche par nature et permet d’espacer les crises.

À savoir

À savoir

Le programme E.V.E.I.L.S (Evaluation of the Eraly Infant Life : The Skin, soit en français Evaluation de la vie du petit enfant : la peau), mené pendant 10 ans par Mustela a permis d’identifier les causes de la grande fragilité des peaux de bébés. Les scientifiques ont ainsi découvert que la barrière cutanée n’est pas tout à fait achevée à la naissance et n’atteint la maturité que vers deux ans. Avant cet âge, la peau est incapable de maintenir un bon niveau d’hydratation et est très vulnérable face aux agressions du quotidien : frottements, lessive, humidité… Il est donc essentiel de créer une barrière hydratante et protectrice grâce à des soins externes pour éviter l’apparition de rougeurs, d’eczéma ou d’érythème.

Mon enfant veut faire un sport de combat : bonne idée ou pas ?

Garçons et filles sont de plus en plus nombreux à manifester de l’intérêt pour les sports de combat. Boxe, escrime, karaté et les autres : quelles qualités développent-ils chez nos enfants ? On fait le point.

 

Contrairement à certaines idées reçues, les sports de combat ne sont pas réservés à un type d’enfant ou de physique. Fille ou garçon, grand ou petit, baraqué ou fil de fer : chacun peut trouver sport à son pied, le tout est de bien choisir sa discipline pour en retirer tous les bienfaits. Car les sports de combat, s’ils développent d’indéniables qualités physiques (coordination, musculature, attention) favorisent également le contrôle de ses impulsions, le respect de la hiérarchie et surtout, la confiance en soi.

 

Est-ce que le physique suit ?

Quand Léa, 8 ans et 25 kilos toute mouillée, réclame à ses parents des cours de boxe, ceux-ci s’inquiètent d’un possible œil au beurre noir ou nez cassé. Pas d’appréhension à avoir : les entraînements des enfants sont évidemment adaptés à l’âge et à leur force physique, à condition bien entendu de choisir un professeur titulaire d’un brevet d’état ou fédéral. En plus des gestes techniques, ils apprennent grâce à des jeux à travailler leur coordination, leur réactivité, leur souplesse, leur concentration, ce qui est excellent pour leur épanouissement physique et intellectuel en parallèle du travail scolaire. Les vrais combats ne commencent qu’après 10 ans, ce qui leur laisse le temps de s’aguerrir et d’apprendre à se protéger dans les règles de l’art.

 

Ne vont-ils pas se transformer en petits durs ?

Les qualités mentales sont au cœur de la pratique des sports de combat, et tout particulièrement des arts martiaux. Que votre bout de chou soit timide ou turbulent, cette pratique va l’aider à trouver sa place dans un groupe, apprendre à respecter les règles et la discipline, respecter son professeur et les autres enfants. Cela ne les empêche pas de se dépenser voire de se défouler, mais ils le font dans un cadre établi et accepté. Se sentir capable de se défendre si on l’embête dans la cour ou dans la rue également un point positif qui rassure certains petits. Sophie, maman de Simon, 7 ans, confirme : « Simon est un enfant angoissé et très agité. Lorsqu’il sort du tatami après son cours de karaté, il a décompressé dans un cadre très respectueux et a pu s’affirmer dans la rigueur, cela lui fait beaucoup de bien. »

 

Quelle discipline choisir ?

Votre enfant a bien sûr son mot à dire, mais vous pouvez l’aiguiller en fonction de son âge et de sa personnalité vers l’un ou l’autre de ces sports.

Karaté et Judo : éveil à partir de 4 ans. Quelle est la différence entre les deux ? Le judo apprend des techniques pour faire tomber son adversaire et le neutraliser, tandis que le karaté repose sur les coups de poing et de pied.

Boxe française et anglaise : la boxe pieds-poings, aussi appelée boxe française ou savate, peut se démarrer dès l’âge de 8 ans sous forme de jeux de touche, d’esquive et de déplacements. La boxe anglaise se démarre plus tard, vers 10 ans. Les compétitions sont interdites avant 13 ans et très encadrées pour ne pas perturber la croissance des enfants.

Taekwondo, aïkido, kung-fu : ces arts martiaux développent la rapidité et la fluidité. Les deux premiers sont accessibles dès 6/7 ans. Le tae-kwon-do permettra aux enfants de réaliser de spectaculaires coups de pieds, alors que l’aïkido, conseillé aux tempéraments plus calmes, apprend à neutraliser l’adversaire sans utiliser la force. Le kung fu se démarre plutôt vers 8/9 ans et développe l’élasticité et la rapidité des loulous.

L’escrime : dès 5 ans, il existe des cours d’éveil pour s’initier à la pratique du fleuret. Les gestes plus techniques s’apprennent à partir de 8 ans. Ce sport très apprécié des enfants leur apporte précision, coordination et vitesse dans l’exécution : que du bon !

Obésité de l’enfant : quand faut-il s’inquiéter ?

Pas si simple de se faire une idée à l’œil nu tant les formes d’un bébé ou d’un enfant sont parfois trompeuses et susceptibles d’évoluer… On est de principe vigilant sur la qualité de l’alimentation surtout si la tendance est à l’obésité et pour maigrir vite.

 

Un surpoids n’apparaît pas par hasard… Il y faut une conjonction de facteurs, prédisposants et favorisants. Au chapitre des facteurs prédisposants, la génétique certes, la famille donc, mais aussi l’épigénétique, où l’expression des gènes est tout doucettement modifiée par l’environnement, un régime de la maman en cours de grossesse, l’abandon de l’allaitement maternel ou l’exposition à certains pesticides.

 

Causes identifiées de l’obésité

Toutefois, les deux gros moteurs de la prise de poids sont une alimentation inadéquate et le défaut d’activité physique qui, à eux deux, font pencher dans le mauvais sens la balance énergétique des entrées et sorties. Ainsi, trop de protéines, aux dépens de l’apport en lipides essentiels pour le cerveau, trop de tout dans les placards, à la maison et dans la rue, des aliments mous, gras et sucrés si plaisants, un sommeil écourté, des temps de télévision ou d’écran pris sur l’activité physique, les ingrédients d’une obésité en graine sont aujourd’hui réunis.

Enfin, au-delà d’une génétique défavorable, qui détermine, en partie seulement, le risque, ou d’une offre alimentaire disproportionnée, le comportement joue certainement un rôle dans la prise de poids : on se copie, et c’est maintenant prouvé, de mère en fille et de père en fils.

Inutile donc d’attendre en espérant qu’ils fondent tout seuls ! Si l’on n’intervient pas, la majorité (64 %) des enfants en surpoids à 3-4 ans le seront encore à 5-6 ans et 74 % à 8-9 ans…

 

Mesures à prendre pour perdre du poids

Ici encore, mieux vaut prévenir que guérir, c’est-à-dire proposer quatre repas équilibrés au jeune enfant sur la journée, au fil de l’apprentissage des goûts, et repérer un éventuel dérapage.

Un nourrisson grossit plus qu’il ne grandit dans un premier temps, puis il pousse en hauteur comme un champignon et vers 6 ans, un enfant « normal »“ doit paraître mince. Une évolution que l’on suit grâce à une courbe tracée sur le carnet de santé, à l’aide de points d’IMC (pour indice de masse corporelle, le poids que divise la taille en mètre au carré), idéalement reportés à chacune des visites chez le médecin (si elles ne sont pas trop rapprochées !). Un point d’IMC isolé ne signifie pas grand-chose, à l’inverse de ce qui se produit chez l’adulte, puisque taille et poids de l’enfant sont éminemment variables.

Ce qui compte, c’est cette courbe de corpulence qui renseigne sur une étape essentielle que l’on appelle le rebond d’adiposité, c’est-à-dire le moment qui correspond au point le plus bas de la courbe et où l’enfant se remet à grossir plus qu’il ne grandit, une étape normale là encore, mais qui ne doit pas se produire trop tôt… Au risque de développer une obésité si les habitudes alimentaires et le niveau d’activité physique s’y prêtent.

 

Le temps de l’enfance

C’est ici, à ce moment du rebond trop précoce, que l’on peut inverser la tendance. Vers 5-6 ans en effet, les enfants écoutent encore ce qu’on leur dit et sont sensibles à des changements de comportement. Pas question de régime, mais une réorientation alimentaire porte rapidement ses fruits en stabilisant le poids. Il suffit de ne pas laisser des friandises grasses et sucrées et/ou des sodas en libre service à la maison, de proposer trois repas structurés et le goûter, sans grignotage, où l’enfant mange à sa faim, calmement, sans forcer et sans télévision associée, qui empêche de se rendre compte que l’on est rassasié. Pour éviter le surpoids aussi, il doit dormir à bonnes doses et se bouger au moins 60 minutes par jour (natation, vélo, foot, etc.). À ces conditions, comme il continue de grandir, il s’affine progressivement et durablement, sans contrainte aucune.

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Avec ces quelques principes fondateurs, hautement transmissibles de génération à génération, le spectre du surpoids devrait s’éloigner…

  • On ne force jamais un enfant à manger. Il a cette grande chance de pouvoir entendre encore ses signaux de satiété.
  • On reste sur cette structure de 4 repas par jour, y compris la collation du goûter.
  • On prend ses repas autour d’une table, avec des couverts et sans écran
  • Ni produits allégés ni boycott des féculents, il doit manger de tout, mais en quantités raisonnables.
  • Il est invité à bouger, prendre les escaliers certes, mais encore pratiquer une activité sportive qui lui plaît, régulièrement et durablement.
  • Les compléments alimentaires n’ont aucun intérêt : l’alimentation, à condition bien sûr qu’elle soit variée (y compris pizza ou burger de temps en temps) et en quantités raisonnables, pourvoit à tous les besoins de l’organisme, fût-il en croissance !
Réponses d'expert : trop enveloppé ou bien potelé, où est la frontière ?

Réponses d'expert : trop enveloppé ou bien potelé, où est la frontière ?


Dr Laurence Plumey,
médecin nutritionniste, consultation de nutrition et des enfants en surpoids à l’hôpital Necker, Paris.

Autrement dit, à partir de quand faut-il s’inquiéter ? Dès les premiers bourrelets ! Parce qu’ils ne s’effaceront pas avec les années ou l’adolescence, au moment du pic de croissance, comme on le croit trop souvent. Les effets de l’inondation hormonale à cette période sont imprévisibles, elle aggrave ou améliore la situation, c’est selon…

Un bilan du comportement alimentaire avec l’aide d’un médecin (voire nutritionniste) ou d’une diététicienne permet d’identifier et de corriger les erreurs les plus grossières. Il s’agit non pas de faire un régime, mais de revenir à une alimentation normale, équilibrée, et de renouer avec une activité physique régulière : un enfant doit se dépenser au moins une heure par jour.

Difficultés à lire et à écrire : mon enfant est-il dyslexique ?

En maternelle, tout allait plutôt bien, mais depuis que votre enfant est entré au primaire, c’est la galère. Orthographe hasardeux, lecture laborieuse, inattention, agitation : et s’il était dyslexique, comme 5 à 10% des enfants scolarisés 

 

La dyslexie est une maladie qui rend un enfant pourtant normalement intelligent incapable d’acquérir les techniques du langage pour apprendre à lire et à écrire, et parfois même à s’exprimer oralement. Elle est diagnostiquée lorsque d’autres raisons ont été écartées : déficit auditif ou visuel, environnement familial perturbé, bilinguisme…

 

La dyslexie est souvent détectée à l’entrée en primaire, lorsque l’enfant rencontre de premières vraies difficultés dans ses apprentissages, et elle va en général de pair avec la dysorthographie. Ce trouble qui perdure avec l’âge peut provoquer de réelles difficultés dans le parcours scolaire puis la vie professionnelle, aussi est-il essentiel de le prendre en charge le plus tôt possible.

Une détection possible dès la maternelle

Chez un enfant dyslexique, la mécanique d’apprentissage du cerveau qui permet de reconnaître graphiquement les lettres pour ensuite associer un son à chacune dysfonctionne. A l’arrivée : erreurs d’identification, inversions et confusions auditives en pagaille. En maternelle, une acquisition tardive du langage, une mémoire immédiate insuffisante, des difficultés à se repérer dans l’espace, à construire des phrases, à reconnaître les lettres, à écrire son prénom… doivent vous mettre la puce à l’oreille. Plus la dyslexie est prise tôt, et moins elle risque d’être pénalisante.

Les signes à surveiller en primaire

Une fois entré dans la cours des grands, si votre enfant rencontre des difficultés pour apprendre à lire, des soucis de compréhension, mélange des mots proches, a du mal à répondre à plusieurs demandes en même temps, bute sur la prononciation des longs mots, n’arrive pas à mémoriser l’alphabet ou les jours de la semaine… ne vous laissez pas abuser par son comportement désinvolte voire agressif sur ses difficultés scolaires : beaucoup d’enfants dyslexiques masquent leur désarroi face à la maladie sous un apparent désintérêt. Certains rencontrent aussi des troubles de la motricité et de la coordination qui sont liés à la dyslexie.

Comment aider un enfant dyslexique ?

À savoir

À savoir

Rendez-vous sur le site de la Fédération Française des Dys et celui de la Fédération Nationale des Orthophonistes.

L’orthophonie est le seul traitement officiellement reconnu de la dyslexie, pris en charge par l’Assurance Maladie. Pour débuter, l’orthophoniste établit un bilan du langage de l’enfant, afin d’établir les déficits mais aussi et surtout les points forts sur lesquels appuyer la rééducation. Le traitement aide l’enfant à progresser sur les phonèmes, les sons de la langue, et lui enseigne la lecture avec d’autres méthodes que celles utilisées en classe. L’enfant bénéficie de séances individualisées qui suivent sa progression. Si l’orthophonie obtient de bons résultats contre la dyslexie, la dysorthographie qui en résulte est en revanche plus compliquée à améliorer, et nécessite un accompagnement très attentif des parents et enseignants jusqu’à la fin de la scolarité.

Mon enfant est fatigué : que faire?

Parce que l’épuisement physique ou moral n’est pas l’apanage des adultes, mieux vaut savoir remédier au manque de tonus de notre progéniture et d’asthénie.

Réveils pénibles, difficultés d’endormissement et de concentration, mauvaise humeur, bulletin scolaire en chute libre… Inutile d’allonger la liste pour constater que notre petit accuse une nette baisse de régime. Particulièrement fréquente après l’hiver, la fatigue chez l’enfant ne résulte pourtant pas forcément d’un facteur unique. À savoir le manque de sommeil. Certes, qu’il soit chérubin ou jeune adolescent, l’insuffisance de repos nocturne prend des allures d’évidence lorsqu’on parle de fatigue, mais elle n’est pas la seule responsable. Au banc des accusés potentiels : abus d’écrans (télévision, ordinateur, tablette informatique…), mauvaise hygiène alimentaire, contrariétés familiales, emploi du temps surchargé d’activités extrascolaires… Agissant conjointement sur l’équilibre de l’enfant, ces facteurs entraînent un épuisement physique ou psychique. Un état dont il faut se préoccuper avant qu’il ne rejaillisse sur sa croissance et son développement psychomoteur.

 

Respectez ses cycles de sommeil

Les enfants ne sont pas tous égaux face aux lois du sommeil. Selon leurs caractéristiques physiologiques, certains ont l’esprit plus en éveil le matin, d’autres sont plus actifs le soir. Les uns ont besoin de peu de sommeil pour se sentir d’attaque. Les autres ne récupèrent qu’avec une longue nuit. Partant du principe que les biorythmes individuels font loi, ce qui est valable pour un enfant, et ce, quel que soit son âge, ne le sera pas forcément pour un autre. Voilà pourquoi il est important d’identifier les besoins de récupération de votre enfant et de l’habituer à les respecter. Sieste le matin ou l’après-midi pour les plus petits (jusqu’à 3 ans), horaires de coucher fixes y compris pour les plus grands (jusqu’à 12 ans).

 

Apprenez à votre enfant à lâcher prise

Si un manque de sommeil occasionnel ne provoque pas directement de pathologies physiologiques, cela a un impact indéniable sur la qualité de l’humeur, de la vigilance et de l’activité cérébrale diurnes. Maître mot de la journée, le bien-être est aussi celui du coucher. Tout ce qui contribue à apaiser l’esprit de l’enfant préparera son corps à profiter d’un sommeil réparateur. Dès deux heures avant le coucher, prohibez toute activité qui mettrait ses neurones en ébullition (télévision, jeux vidéo…) et encouragez votre enfant à lire un livre ou à écouter de la musique douce.

 

Allégez l’emploi du temps de votre enfant

Les rythmes scolaires éreintants ont souvent raison de l’énergie de nos enfants. Si vous constatez que le vôtre peine à tenir la cadence, rechigne à la discipline et se plaint sans cesse d’être fatigué, évitez de surcharger ses journées libres par des activités extrascolaires.

 

Mettez du punch dans son assiette

La mine pâlichonne de votre bambin est un signe qui ne trompe pas sur son état de fatigue. Des carences en nutriments peuvent en effet être une des causes de son épuisement. Qu’à cela ne tienne ! Choisissez les aliments capables de reconstituer ses réserves et de pallier l’anémie. Les manques de fer étant fréquentes (de 20 à 30 % des enfants de moins de 3 ans selon le Programme National Nutrition Santé), servez-lui chaque jour de la viande rouge ou du poisson. Côté légumes et féculents, misez sur les lentilles, les pois chiches, les haricots blancs et les épinards. Pensez aussi aux agrumes et aux brocolis pour la vitamine C, qui favorise l’assimilation du fer par l’organisme.

 

Quand consulter en cas de fatigue qui dure ?

Si, malgré toute votre vigilance, votre enfant ne remonte pas la pente, consultez un médecin. Seul un examen clinique approfondi permettra de diagnostiquer une asthénie (c’est-à-dire un affaiblissement de l’état général) et d’orienter sur une thérapie adéquate.

Hémangiome infantile : un nouveau traitement

Un médicament tout récent permet enfin de guérir les formes graves d’une lésion vasculaire inesthétique et éprouvante pour les parents, plus communément appelée « fraise », l’hémangiome du nourrisson.

On estime que de 3 à 10 % des nourrissons de moins d’un an souffrent d’un hémangiome, une tumeur bénigne composée de petits vaisseaux sanguins, rouge et inesthétique quand elle se développe sur la peau, le plus souvent sur le visage et au cou. Ces amas plus ou moins étendus peuvent aussi se former sous la peau et en profondeur. Ils touchent davantage les filles que les garçons et les prématurés de petit poids (30 % d’entre eux) sans que l’on connaisse exactement leur cause.

 

Hémangiome infantile, inesthétique et parfois grave

Les hémangiomes infantiles sont donc relativement fréquents, mais bénins dans plus de 85 % des cas. Après une première phase où ils grossissent rapidement, en majorité avant l’âge de 3 mois, ils se stabilisent avant de régresser peu à peu et de disparaître en général en quelques années, en laissant souvent des séquelles plus ou moins importantes. Près de 12 % de ces lésions vasculaires sont cependant ulcérées, douloureuses et/ou situées dans des zones critiques (yeux, nez, oreilles, appareil digestif, foie…) au point de défigurer et parfois de menacer la vie de l’enfant. Elles laissent également des vilaines cicatrices permanentes.

 

Un fardeau pour les familles

Dans tous ces cas difficiles qui plongent les familles dans le désarroi, la culpabilité et la crainte du regard d’autrui, les traitements (corticothérapie, interféron alpha, vincristine, chirurgie) auxquels recouraient jusqu’ici les médecins étaient peu efficaces et pouvaient entraîner des effets secondaires parfois graves. L’arrivée d’un nouveau traitement en solution buvable, efficace et très bien supporté dans la grande majorité des cas, codéveloppé par le CHU de Bordeaux et un laboratoire pharmaceutique français, vient fort heureusement bouleverser la prise en charge de ces hémangiomes à risque. Au point qu’il vient aussi d’être autorisé en même temps aux États-Unis. Cocorico.

 

Le propranolol, une découverte hospitalière

Le propranolol était utilisé en cardiologie depuis plus de quarante ans quand le Dr Christine Labreze, dermatologue au CHU de Bordeaux, remarque fortuitement, en 2007, que ce bêtabloquant améliore l’hémangiome infantile et finit en quelques semaines par le faire disparaître. Elle l’avait prescrit à un bébé de 3 mois souffrant de cardiopathie après le début d’un traitement par corticoïdes pour un hémangiome important qui bloquait ses voies respiratoires au niveau du nez. Après confirmation de cet effet chez un autre enfant résistant aux traitements habituels, l’université de Bordeaux décide alors de breveter cette découverte et de faire appel au laboratoire Pierre Fabre pour mettre au point une présentation du médicament adaptée au nourrisson.