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Une DMLA peut-elle être la conséquence d’une cataracte ?

Martine, 61 ans : « La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est-elle une conséquence de la cataracte ? Comment la détecter ? Existe-t-il des traitements efficaces ? »

 

La cataracte et la DMLA sont deux affections différentes liées au vieillissement oculaire. La cataracte est due à l’opacification partielle ou totale du cristallin, d’où baisse progressive de la vision, réduction de la sensibilité aux contrastes et autres symptômes comme la sensation de voile oculaire. La DMLA se définit comme un ensemble de lésions dégénératives de la partie centrale de la rétine, la macula, responsable de la vision précise et de la transmission de 90 % des informations visuelles au cerveau via le nerf optique. Les causes de la DMLA sont nombreuses et non encore complètement connues. La première d’entre elles est l’âge (à partir de 50 ans et surtout chez les femmes). Ou encore le tabac (risque x6) et une prédisposition génétique (risque x4). Sans doute aussi l’obésité.

Dépistage précoce : repérer les symptômes

À savoir

À savoir

La Société française d’ophtalmolgie (SFO) joue un rôle d’acteur de santé publique à travers ses campagnes d’information et de dépistage : www.sfo.asso.fr 
Les premiers symptômes qui doivent alerter sont une baisse d’acuité visuelle, une vision déformée (lignes droites ondulées, lettres irrégulières), et l’apparition d’une tache (scotome) au centre du champ visuel. Seule la vision centrale est affectée, la vision périphérique reste intacte. En cas de signes évocateurs de DMLA, consultez votre ophtalmologiste qui réalisera des examens complémentaires afin d’établir le diagnostic : angiographies spécifiques ou Tomographie Cohérente Optique (OCT).

Traitements de la DMLA

Il existe plusieurs traitements curatifs dans la DMLA exsudative (forme humide) : photocoagulation au laser, photothérapie dynamique (PDT), et traitements anti-angiogéniques plus récents. Les progrès de la microchirurgie maculaire permettent de traiter un très grand nombre de cas. À ce jour, on ne dispose d’aucun traitement dans la forme sèche à évolution lente. Il est maintenant démontré qu’une thérapeutique préventive peut réduire l’évolution des DMLA notamment chez les sujets à risque.

Au-delà de l’arrêt du tabac, on attribue un rôle préventif à une alimentation riche en oméga 3, en antioxydants (vitamines C et E, sélénium, zinc, cuivre, béta carotène et polyphénols) et en pigments caroténoïdes (lutéine et zéaxanthine). De nombreux compléments alimentaires sont disponibles pour aider à respecter cet équilibre.

Prendre en charge rapidement la DMLA

30 millions de victimes dans le monde, un million et demi en France… La dégénérescence maculaire liée à l’âge est la première cause de cécité des plus de 50 ans.

 

La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est due à l’atteinte d’une petite zone au centre de la rétine, la macula. Résultat : une tache floue, une déformation ou un trou noir apparaissent en plein milieu du champ visuel, avec une vision périphérique ou latérale intacte.

 

Quelle DMLA ?

Il y a deux formes de DMLA :

  • Forme atrophique ou sèche : Plus fréquente, elle résulte d’un amincissement ou d’une pigmentation anormale de la macula.
  • Forme exsudative ou néovasculaire dite humide : Elle est due au développement de vaisseaux anormaux et fragiles (néovaisseaux) qui laissent diffuser du sérum, avec risque de décollement de la rétine, ou du sang (hémorragies) ; responsable de 90 % des cécités, c’est aussi la seule qu’on sait traiter.

 

Facteurs de risque de la DMLA

  • L’âge en premier. C’est le plus important facteur de risque. La DMLA touche 33 % des plus de 65 ans, 10 % des 60-70 ans et 50 % des plus de 80 ans !
  • Le tabagisme. C’est le second facteur important, il double le risque de DMLA et favorise les formes compliquées en maladie des yeux
  • Et encore… Ces éléments sont suivis de près par l’hérédité, le risque étant quadruplé si des personnes de la famille sont déjà atteintes ; des facteurs génétiques ont été identifiés.

Enfin, la surcharge pondérale, l’hypertension artérielle, des taux élevés de cholestérol et de triglycérides et de mauvaises habitudes alimentaires la favorisent aussi.

 

Repérer les premiers signes de la DMLA

Une gêne à la lecture et la baisse progressive de l’acuité visuelle sont souvent les premiers signes. La vision centrale s’altère et se brouille peu à peu, et une tache floue ou noire se projette sur les objets regardés. Les images se déforment, les lignes droites ondulent ou se courbent. La grille d’Amsler permet de se tester facilement. Au moindre doute, consultez en urgence un ophtalmologiste pour un examen complet (fond d’œil, tomographie par cohérence optique ou OCT, angiographie…). La rapidité du diagnostic est capitale : plus il est précoce, plus l’efficacité des traitements et les chances de conserver une vision correcte seront élevées.

Testez-vous

Testez-vous

Testez chacun des deux yeux : fixez le point bleu central placé dans la grille rouge (grille d’Amsler) avec un œil, puis avec l’autre. Si la vision est normale, la grille n’est pas déformée (fig.1). Dans le cas contraire (fig.2 et 3) ou s’il y a une tache sombre, courez chez l’ophtalmologiste !

Figure 1* : pas de DMLA

DMLAfigure1-grille normale

Figure 2 *: DMLA débutante

DMLAfigure2-dmladébutante

Figure 3 *: DMLA évoluée

DMLAfigure3-dmlaévoluée

*Grille d’Amsler. Source : http://www.snof.org/encyclopedie/dmla-degenerescence-maculaire-liee-a-lage#testezvous