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3 très bonnes raisons pour passer en mode rangement

Qui a un jour fait un « ménage de printemps » a connu un bonheur intersidéral, une joie folle (celle d’avoir un an tranquille devant soi ?). Hé ben, mesdames, messieurs, c’est rien à côté du « rangement de printemps ».

 

Vous n’avez pas forcément envie d’entendre parler de tri, de rangement, d’ordre. Car on est en mai, on ne fait pas tout ce qu’il nous plaît et on commence à tourner en rond à force de chercher du soleil et des degrés. Ce que tout le monde veut lire, c’est « demain, c’est grand beau, crème solaire et apéro » parce que ça signifierait « bonheur et joie ». Mais on ne l’écrira pas. Car on est honnête (et réaliste, en tout cas pour une large partie de la France). Et comme on ne peut vous promettre le joli rond jaune épinglé dans le ciel pour le week-end, on vous indique un moyen d’accéder au bonheur quelle que soit la météo. On est comme ça chez Bien-être & santé. Retroussez vos manches et vous accéderez à la plénitude. Le rangement : voilà votre allié du week-end. On trie, on jette, on range et enfin on respire. Le bonheur et ses 3 causes.

 

1 / Ranger, c’est dépolluer et (re)donner leur place à nos objets préférés.

Trier nous oblige à réfléchir, mais plus encore à ressentir. Car les objets ont un poids émotionnel. Parfois proche de zéro, parfois porteur d’un joli souvenir ou d’une personne qui nous est/était chère ou au contraire teintés de dégoût. Une fois que vous aurez identifié l’effet que vous fait un objet, vous saurez quoi en faire. Car quel intérêt de conserver un objet (un habit, un livre, une babiole) s’il nous est indifférent ? Que faire de ce chemisier que vous n’aimez pas (ou plus), de ce livre que vous avez lâché à la page 2, de cette bassine qui occupe un quart de la salle de bain et qui ne vous a jamais servie ? POUBELLE. (Enfin, vous pouvez donner aux bonnes œuvres aussi.) Il est urgent de se débarrasser de ces objets car ils polluent. Non seulement ils occupent de la place inutilement, mais en plus ils empêchent de mettre en lumière ceux que vous aimez. Ça vaut pour le dressing, la bibli et le reste de la maison.

 

2 / Ranger sa maison, c’est dire non au chaos

Imaginez un instant que vous cessiez tout à fait de ranger. On voit vite ce qui arrive : le chaos total. Si vous rangez peu, ou mal, c’est « dérangé », « confus » (un petit chaos, en somme, puisque le chaos, nous dit Larousse, est une « confusion générale des éléments de la matière, avant la formation du monde »). Et qui veut vivre dans le chaos ? Pas vous (ni moi). On préfère de loin s’approcher de deux antonymes du chaos : la clarté et l’harmonie. Ça sonne un peu new age, mais on apprécie plus la lumineuse clarté que le sombre chaos. Et c’est ce qu’apporte le rangement.
On n’est pas obligé de virer maniaque pour autant. « Maniaque » a pas mal de correspondances avec « paranoïaque »… Un léger désordre peut même accompagner la créativité. Le fouillis laisse plus de place au hasard, à l’innovation, à la créativité. C’est ce qu’a démontré une psychologue américaine, Kathleen Vohs (voir sa publication dans Psychological Science). Mais il s’agit là d’un désordre de bureau, pas un désordre total…

 

3 / Ranger, c’est retrouver une virginité

Façon de parler, hein. Ranger nécessite un tri majeur, on l’a vu, mais invite également au nettoyage. Quand on s’épuiser à trier (si vous êtes un bon trieur ou une bonne trieuse, il y aura moult sacs poubelles…), le nettoyage vient comme une finition, la touche finale qu’on prend – presque – plaisir à faire. Donc, qu’on le veuille ou non, on n’est pas très loin d’un rituel de purification : seul l’essentiel demeure. Un nouveau départ semble s’offrir à nous. C’est le reborn. Une nouvelle vie.

 

Quand les chaussettes doivent se « reposer<strong> »</strong>

Quand les chaussettes doivent se « reposer »

Mais comment procéder pour un bon rangement bien définitif ? On laisse Marie Kondo et sa magie du rangement vous livrer ses secrets.  Attention toutefois, certains passages du livre peuvent heurter la sensibilité des plus conservateurs (et pas que). La preuve par 2 (extraits du livre de Marie Kondo).
  • Le premier concerne la façon dont il convient d’entreposer les chaussettes.
    « J’ai pointé du doigt les chaussettes en boules. ‟Regardez-les attentivement. Quand elles sont dans le tiroir, c’est le moment où elles doivent se reposer. Pensez-vous vraiment qu’elles peuvent le faire dans cette position ?” ». Qu’ajouter ?
  • Le second concerne les livres. Amateurs de livres s’abstenir.
    Le contexte : Marie Kondo veut « traiter » les livres lui procurant une joie modérée – « qui contiennent des mots et des expressions qui vous touchent et que vous pourriez avoir envie de relire ». Première idée de notre serial rangeuse : la « méthode de réduction de volume » : copier les phrases qui l’inspirent dans un carnet. Mais c’était trop de travail. Plan B : utiliser un photocopieur puis découper les passages retenus pour les coller dans un carnet. Trop, trop, trop de travail. Donc, Simplification du processus et solution made in Marie Kondo : « J’ai finalement décidé d’arracher la page du livre. Coller des pages dans un carnet étant également pénible, j’ai simplifié le processus en les glissant dans un dossier. Cela ne me prenait que 5 minutes par livre et j’ai réussi à me débarrasser de 40 livres… ». Voilà, voilà.
À lire

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magie du rangementLA MAGIE DU RANGEMENT
Consultante japonaise en rangement, Marie Kondo est l’auteur de la méthode KonMari, une approche révolutionnaire du rangement qui transforme littéralement la vie de ses lecteurs.
Marie Kondo, éditions First ; 272 pages, 17,95 € (février 2015).