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Luminothérapie : l’anti-blues

Son principe : remettre à l’heure son horloge biologique perturbée (dépression saisonnière, jet lag), via l’exposition contrôlée à la lumière blanche artificielle.

 

Comment marche la luminothérapie ?

En arrivant sur la rétine, la lumière déclenche toute une série de messages destinés à l’hypothalamus, siège cérébral de l’horloge biologique centrale. L’intensité et la quantité de lumière influencent directement la sécrétion de nombreuses hormones et enzymes, parmi lesquels la mélatonine (responsable notamment de la régulation veille-sommeil) et la sérotonine (impliquée dans les mécanismes de la dépression). L’exposition à une lumière blanche permet de compenser le manque de luminosité saisonnier ; ou de recadrer l’horloge interne en cas de décalage horaire ou jet lag (cf encadré). La lumière utilisée ne contient ni ultraviolet ni infrarouge. Elle est dispensable au domicile (achat d’un appareil homologué « CE médical ») ou à l’hôpital.

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Chez qui pratiquer le réveil luminothérapie ?

La dépression saisonnière se traduit par la survenue récurrente, à l’approche de l’hiver, au moins 2 années consécutives, d’épisodes dépressifs régressant avec les beaux jours. L’efficacité de la luminothérapie est reconnue dans cette indication, en curatif comme en préventif. La périodicité de cette dépression permet d’anticiper son retour ; la luminothérapie est donc débutée dès septembre jusqu’au printemps. Les effets indésirables (maux de tête) sont rares et disparaissent rapidement, mais un avis ophtalmologique préalable et une surveillance sont recommandés : chez les plus de 70 ans (risque de DMLA), chez les patients ayant une pathologie oculaire préexistante (certaines sont une contre-indication) ou des facteurs de risque pour la rétine (sujet âgé, diabète, hypertension artérielle, lupus), ainsi que chez ceux sous médicaments potentiellement photosensibilisants. L’avis médical est donc indispensable avant l’achat ou l’utilisation d’une lampe de luminothérapie.

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Conseils aux voyageurs

Les effets du décalage horaire (jet lag) peuvent être atténués en s’aidant d’une exposition spécifique à la lumière, le but étant de se mettre en phase avec les horaires du pays de destination. L’aviation civile préconise les méthodes suivantes :

  • une heure de luminothérapie par jour, avec une lampe ou avec la lumière du jour en été, pendant les 3 premiers jours du voyage ;
  • en s’exposant à la lumière en fin d’après-midi si le voyage s’effectue vers l’ouest ;
  • en s’exposant à la lumière le matin si le déplacement a lieu vers l’est.

Ces conseils sont bien sûr valables à l’aller (pendant les 3 premiers jours du voyage) mais aussi au retour (pendant les 3 premiers jours suivant ce retour).

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Bon à savoir

Bon à savoir

Bien qu’elle soit recommandée dans la dépression saisonnière, la luminothérapie n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, seulement par certaines mutuelles.