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Mon enfant est-il asthmatique ?

Respiration sifflante, toux irritante : les symptômes de l’asthme sont encore trop souvent mal identifiés, et le quotidien des petits malades s’en ressent. Une prise en charge précoce est essentielle pour leur permettre de bien vivre avec leur maladie.

 

L’asthme est la première maladie chronique de l’enfant, et touche 9% d’entre eux. La Journée Mondiale de l’Asthme, le 3 mai, vise à informer pour améliorer le dépistage précoce et la prise en charge de cette maladie, trop souvent non ou sous-diagnostiquée. De nombreux traitements efficaces existent, mais nos enfants ne bénéficient toujours pas d’une prise en charge adéquate.

 

Les symptômes de l’asthme

Chez l’enfant, l’asthme se manifeste le plus souvent par des épisodes de gêne respiratoire accompagnés de sifflements. Allergie, pollution, effort, rhume… peuvent être les déclencheurs d’une crise d’asthme. L’enfant a alors du mal à inspirer et surtout à expirer : une contraction des muscles et une inflammation à la surface des bronches provoquent un rétrécissement des voies respiratoires. La respiration s’accompagne de sifflements et le jeune malade décrit un sentiment d’oppression, l’air est bloqué à l’intérieur du thorax. Les bronches sont enflammées et leur muqueuse fabrique davantage de glaires. Une toux irritante accompagne parfois la crise. Les asthmes dits intermittents sont déclenchés par des conditions bien précises et restent occasionnels ; l’asthme peut aussi être persistant tout au long de l’année, avec des causes souvent multiples.

 

L’évolution de la maladie chez l’enfant

Si l’enfant est traité régulièrement dès l’apparition des premières crises, elles disparaissent quasi totalement au bout de quelques années : il profite pleinement de sa vie scolaire, sportive et familiale sans avoir besoin de prendre des traitements au quotidien. Un asthme bien soigné dans l’enfance réduit le risque de réapparition à l’âge adulte et la sévérité des crises. En revanche, le risque de crise ne disparaît jamais totalement, le terrain asthmatique demeure même si l’asthme semble en phase de sommeil. Un changement d’environnement pourra provoquer de nouvelles crises, mais un asthme bien contrôlé dans l’enfance le sera aussi à l’âge adulte.

 

Quels traitements pour l’asthme de l’enfant ?

Grâce aux progrès thérapeutiques des 20 dernières années, la quasi-totalité des enfants asthmatiques traités mènent une vie normale, avec des activités sportives aussi variées que leurs petits camarades. La condition ? Prendre régulièrement un traitement de fond anti-inflammatoire prescrit par le médecin. Il agit sur la durée, et doit être pris tous les jours même si l’enfant n’a pas de crise. Ce traitement repose le plus souvent sur la prise de corticoïdes pour traiter l’inflammation chronique des bronches, et sont en général administrés grâce à un inhalateur. En plus de réduire l’inflammation et d’améliorer le passage de l’air, les corticoïdes diminuent également la sensibilité des bronches aux agents irritants susceptibles de provoquer de nouvelles crises. L’amélioration est progressive, et ressentie au bout de plusieurs semaines : il faut persister ! L’évolution de l’asthme se contrôle grâce à des épreuves fonctionnelles respiratoires pour mesurer le souffle : c’est le médecin qui prescrit ces examens. Lors d’une crise importante, des bronchodilatateurs bêta-2 mimétiques peuvent être inhalés : ils agissent en quelques minutes pour relâcher les muscles qui entourent les bronches afin de soulager la respiration.

BPCO prendre les bonnes mesures !

Plus la maladie est diagnostiquée tôt et plus le malade s’implique dans la réhabilitation respiratoire, plus il sera possible d’en réduire les répercussions pulmonaires et la pneumopathie.

 

La bronchopneumopathie chronique obstructive ou BPCO est une maladie inflammatoire des voies respiratoires, principalement causée par le tabac.

 

Chiffre

Chiffre

3 millions
de Français sont atteints de bronchopneumopathie obstructive. Source : Congrès de pneumologie de langue française. 

L’insuffisance respiratoire

Pour se défendre contre la fumée et les substances irritantes contenues dans les cigarettes, le fumeur tousse, d’une toux sèche au début à laquelle il s’habitue. Les cellules bronchiques produisent du mucus, un liquide visqueux qui les englue. Normalement, les cils qui parsèment des cellules battent de façon coordonnée pour chasser ce mucus de l’appareil respiratoire. Mais la fumée de la cigarette paralyse les mouvements des cils. Le mucus s’accumule, notamment la nuit, et le seul moyen de l’évacuer le matin est alors la toux, une toux grasse, puis les crachats. Les épisodes de bronchite s’éternisent, le fumeur est de plus en plus essoufflé à l’effort, puis même au repos. Au dernier stade, le malade a besoin d’inspirer (avec un masque) de l’oxygène en bouteille, plusieurs heures par jour.

 

Arrêt du tabac pour éviter la bronchite chronique

Pour ne pas en arriver là, consultez votre médecin dès l’apparition d’une toux grasse matinale. Un seul mot d’ordre pour enrayer la dégradation des capacités respiratoires : arrêter de fumer. Plus on s’arrête tôt, plus c’est payant. En parallèle, les médicaments bronchodilatateurs de longue durée d’action sont utiles. Surtout pas de sirop contre la toux qui empêcherait l’évacuation des sécrétions bronchiques et augmenterait la gêne respiratoire !

Bouger malgré tout

Important aussi, bouger. En général, plus on est essoufflé, moins on est actif physiquement. Or, une étude comparative américaine récente prouve que les personnes atteintes peuvent marcher plus qu’elles ne croient et que, même légère, l’activité physique leur est bénéfique.

Au féminin

Au féminin

  • 40 % des Français souffrant de BPCO sont des femmes, parce qu’elles fument davantage depuis les années 1970.
  • À tabagisme égal, elles sont plus gravement atteintes que les hommes. La mortalité due à la BPCO est d’ailleurs supérieure chez les femmes.
  • La raison de cette plus grande sensibilité féminine n’est pas encore élucidée, mais l’hypothèse hormonale est plausible, car la dégradation du souffle est plus importante à la périménopause.
  • La BPCO est aussi diagnostiquée plus tardivement chez les femmes que chez les hommes. Peut-être parce qu’elles ne crachent pas, ou du moins ne l’avouent pas, et qu’elles signalent moins leur essoufflement à leur médecin par coquetterie.

Asthme sévère : apprendre à le contrôler

L’asthme est une maladie chronique qui varie dans le temps, il faut donc se faire suivre régulièrement et surtout apprendre à vivre avec, et savoir comment le contrôler.

 

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique et obstructive des bronches : on peut la contrôler, mais on ne peut pas la guérir. Quatre signes doivent y faire penser : la toux, sèche et quinteuse le plus souvent, survenant au milieu de la nuit ou déclenchée par un effort physique ; l’essoufflement ; les sifflements dans la poitrine, notamment à l’expiration ; la sensation d’oppression thoracique. On retrouve souvent un terrain familial et des facteurs environnementaux. Dans la majorité des cas, la cause est allergique. « La rhinite allergique est souvent associée à l’asthme », souligne le Pr Frédéric de Blay, Strasbourg. En fonction de la gravité, on distingue quatre stades : asthme intermittent, asthme léger, asthme modéré et asthme persistant sévère.

 

Dispositifs d’inhalation contre l’asthme

Un asthmatique sur trois a un asthme mal contrôlé, c’est-à-dire que ses symptômes persistent malgré un traitement. Souvent, le traitement est mal pris.
explique le Pr de Blay.

Les différents dispositifs d’inhalation ne s’utilisent pas tous de la même façon : pour leur mode d’emploi, consulter le site www.ameli.fr.

Les nébulisateurs conviennent particulièrement aux jeunes enfants. Certains aérosols-doseurs nécessitent une bonne coordination entre la main et la bouche alors que d’autres sont prêts à l’emploi, comme les dispositifs de poudre sèche.

 

Respecter le traitement de l’asthme sévère

Un asthme équilibré doit permettre de mener une vie normale. Les thérapeutiques actuelles permettent d’y arriver.

Le traitement consiste tout d’abord à trouver et, si possible supprimer les causes (éviction des allergènes).

Une conseillère médicale en environnement intérieur peut se rendre au domicile de la personne asthmatique, sur demande du médecin traitant, afin d’examiner sa maison et de détecter les allergènes potentiels, moisissures, polluants chimiques, acariens… Le traitement permet également de combattre la gêne respiratoire et de prévenir les crises.

Ainsi, il faut bien faire la différence entre le traitement de la crise asthmatique qui apporte un soulagement rapide en ouvrant les bronches (bronchodilatateurs inhalés d’action brève) et le traitement de fond qui doit être pris en continu tous les jours, même en l’absence de symptômes. Il comprend des corticoïdes inhalés et des bronchodilatateurs de longue durée d’action. En cas d’asthme allergique persistant sévère, résistant à ces traitements, on peut utiliser une biothérapie (omalizumab) en injection.

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

L’observance et la bonne administration du traitement sont essentielles pour traiter l’asthme.

Votre pharmacien peut vous accompagner dans le suivi de votre traitement avec notamment, une démonstration du dispositif d’inhalation et un contrôle de son utilisation. Il vous donnera également des conseils d’hygiène de vie afin d’éviter ou de supprimer les facteurs aggravants ou favorisants, acariens, pollens, poils…

Pour en savoir plus : www.asthme-allergies.org et www.asthmatiic.org