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Examen : arthroscopie du genou

Hélène, 63 ans : comment se déroule une arthroscopie du genou, est-ce douloureux, récupère-t-on rapidement et quel est son intérêt ?

Cet examen permet d’étudier les structures articulaires (cartilages, ménisques, ligaments), d’effectuer des prélèvements ou de réaliser de petits gestes chirurgicaux intra-articulaires, sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir l’articulation. Il se pratique le plus souvent sur le genou ou l’épaule.

Comment se déroule l’examen ?

Lors de la consultation préalable avec le médecin anesthésiste, tout traitement en cours doit être signalé (anticoagulant, etc.) L’intervention est réalisée par un chirurgien orthopédiste ou un rhumatologue. Celui-ci pratique une incision pour introduire dans l’articulation un petit tube optique rigide (l’arthroscope). L’appareil est relié à une caméra et à une source de lumière pour permettre au chirurgien de visualiser l’intérieur de l’articulation sur un écran de contrôle. D’autres incisions peuvent être pratiquées pour faire pénétrer des mini-instruments.

La récupération physique est-elle rapide ?

L’examen se fait sous anesthésie loco-régionale ou générale. L’intervention est légère et le patient récupère vite. Du repos sera nécessaire pendant quelques jours afin de ne pas trop solliciter l’articulation.

Le genou est-il douloureux ?

L’introduction de l’endoscope ainsi que les prélèvements sont indolores grâce à l’anesthésie. Toutefois, des douleurs pourront être ressenties pendant quelques jours après l’intervention.

Dystonies : de la rééducation aux traitements

Il n’existe aucun traitement spécifique, mais la neurostimulation cérébrale donne de bons résultats et les injections de toxine botulique sous échographie sont moins douloureuses et plus précises.

 

Chiffre

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45 000
Français environ souffrent d’une dystonie.
Source : Colloque Amadys sur les dystonies, Marseille, 2013. 

La dystonie est à la fois un symptôme – des contractions involontaires et prolongées des muscles d’une ou de plusieurs parties du corps, engendrant des attitudes anormales – et le nom d’un groupe de maladies appelées dystonies. Même si ces maladies neurologiques sont rares, il en existe vingt-trois formes, divisées en dystonies focales, les plus répandues, localisées à un seul groupe musculaire, dont l’origine reste inconnue ; dystonies secondaires à une pathologie comme un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme cérébral ; et dystonies génétiques, souvent généralisées, apparaissant dans l’enfance ou l’adolescence. Les personnes porteuses d’un gène ayant subi des mutations ont une probabilité de 50 % de le transmettre à leurs enfants.

 

Symptômes variables de la dystonie

Les symptômes varient donc beaucoup. Voici des exemples de dystonies focales.

  • Blépharospasme
    Les paupières se ferment de manière répétée et incontrôlable quelques secondes à plusieurs minutes.
  • Torticolis spasmodique, ou dystonie cervical
    Les spasmes forcent le cou à se pencher d’un côté, vers l’avant ou l’arrière, et il reste bloqué.
  • Crampe du musicien, de l’écrivain ou du sportif
    Les muscles de la main, du poignet ou des joues se contractent au moment d’écrire ou de jouer.
  • Dystonie oromandibulaire
    Les muscles des mâchoires font des mouvements involontaires (dents serrées ou bouche ouverte).

 

Traiter la dystonie, une nécessité

Une consultation chez un neurologue est indispensable pour établir le diagnostic et trouver un traitement adapté au type de dystonie, au degré de douleur et de handicap.

Traitements adaptés

Plusieurs classes de médicaments peuvent apporter un soulagement : myorelaxants, benzodiazépines, antidouleurs, antiépileptiques, anticholinergiques. Il faut cependant souvent procéder à des essais avant de trouver celui qui convient le mieux. Pour les dystonies localisées, le traitement de référence est, depuis 25 ans, l’injection de toxine botulique, à répéter en général tous les 3 ou 4 mois. C’est la même toxine botulique utilisée pour effacer les rides du visage, mais dans des zones et à des doses différentes. Ces injections permettent d’affaiblir le(s) muscle(s) en cause pour réduire les spasmes sans entraîner de paralysie. Elles sont couramment pratiquées sous EMG (électromyographie) qui consiste à stimuler électriquement le(s) muscle(s) plusieurs fois pour bien le localiser avant d’injecter, mais c’est parfois difficile, car le tissu musculaire est dense dans certaines parties du corps et piqûres et stimulations électriques sont désagréables.

Réponses d'expert : la rééducation vocale présente un intérêt dans certains cas.

Réponses d'expert : la rééducation vocale présente un intérêt dans certains cas.


Dr Daniel Korchia
ORL à Marseille

« En cas de dystonie laryngée, la rééducation vocale, la relaxation et la psychothérapie doivent être tentées en premier, car un terrain anxieux est ici souvent présent. Mais si cela ne suffit pas ou ne marche pas, les injections de toxine botulique sont nécessaires, à renouveler tous les 4 à 6 mois. Moyennant des effets secondaires, paralysie du larynx transitoire, hypophonie, fausses routes aux liquides (il faut boire alors avec une paille), mais avec une injection sur une seule corde vocale, ces inconvénients sont réduits. »

 

Technique nouvelle

D’où l’intérêt d’une méthode astucieuse et innovante sous échographie, mise au point par un neurologue, le Dr Pierre Hinault, et un kinésithérapeute, Pierre Peres, tous deux de Rennes. Le médecin repère le muscle directement et précisément, connaît sa taille et sa profondeur, repère nerfs et vaisseaux alentour et peut ainsi les contourner pour éviter les hématomes. Mais faute de matériel suffisant, la méthode n’est encore pratiquée qu’à Rennes et au CHU de Lyon (Dr Ch. Vial).

Faire avancer la recherche contre l’arthrose

La maladie de l’Arthrose est très répandue et pourtant bien mal comprise et on ne sait toujours pas la soigner. Il faut que ça change !

 

L’arthrose a beau toucher 9 millions de Français, son impact est sous-estimé. Or, c’est la première cause de consultations médicales et la deuxième cause d’invalidité. Par ailleurs, on la considère souvent avec fatalisme comme l’usure inévitable des articulations allant de pair avec le vieillissement.

 

Lutter contre l’arthrose par le mode de vie ?

En fait, les chercheurs pensent aujourd’hui que la détérioration du cartilage survient par à-coups, à l’occasion de traumatismes de l’articulation (excès de sport, mouvements répétés, petits chocs), responsables d’une inflammation secondaire de durée variable. Le mode de vie, notamment le surpoids et la sédentarité, jouerait un rôle. Les rhumatologues différencient ainsi plusieurs tableaux de l’arthrose correspondant à des processus pathologiques différents. L’un d’eux est de mieux en mieux mis en évidence : l’arthrose métabolique, liée à l’obésité. En effet, la surcharge mécanique consécutive à l’excès de poids est doublée par un phénomène de type inflammatoire dû à la sécrétion en excès de cytokines par le tissu graisseux.

 

Enquête en ligne pour détecter les Arthroses : Arthrose lombaire ou encore arthrose genou

Pour faire avancer la recherche, l’Aflar (Association française de lutte antirhumatismale) lance une grande enquête publique via un site dédié*. Les personnes souffrant d’arthrose sont invitées à répondre à une série de questions sur leur vie quotidienne et leurs attentes. Grâce aux informations collectées, les chercheurs espèrent trouver un traitement à l’horizon 2016-2020.

* www.stop-arthrose.org