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5 situations qui peuvent être améliorées par la consommation de probiotiques

La consommation de probiotique dans l’alimentation peut améliorer un certains nombre de petites affections qui empoisonnent la vie quotidienne. Contrairement aux médicaments, les dosages ne diffèrent pas entre les enfants et les adultes. En effet, la flore intestinale est constituée dès l’âge de 2 ans et elle ne variera que très peu ensuite. Seuls les bébés bénéficient de posologies adaptées. Les probiotiques se glissent dans le biberon ou passent dans le lait maternel si l’enfant est allaité et ; dans ce cas, c’est la maman qui se supplémente.

 

Mise en garde

Mise en garde

Aucun probiotique ne remplace un traitement médical. Une consultation s’impose si vous avez un doute sur votre état de santé. Mais l’inverse est également vrai : aucun médicament ne peut remplacer les probiotiques !

 

La Fatigue

Une flore intestinale perturbée et une barrière intestinale « perméable » (deux problèmes qui vont souvent de pair) induisent une déficience quasi automatique en certaines vitamines et quelques minéraux. Ce qui ne laisse pas présager une énergie débordante, comme on l’imagine facilement. Une alimentation mal équilibrée n’arrange rien. Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous… En rétablissant l’équilibre de la flore et en « bouchant les trous » de la muqueuse intestinale, les probiotiques peuvent venir à bout de fatigues qui traînent. En effet, ils permettent ainsi à nouveau la production de vitamines par la flore (rappelez-vous que cette dernière produit notamment des vitamines B, capitales pour notre énergie et notre bien-être) et l’assimilation des vitamines et minéraux par l’organisme entravée lorsque la flore intestinale est déséquilibrée et la muqueuse intestinale perméable. Certains médecins pensent même que les probiotiques pourraient jouer un rôle, au moins complémentaire, dans les cas de fatigue chronique et de fatigue « compliquée » comme la fibromyalgie par exemple.

 À lire également : 5 questions que l’on se pose sur les probiotiques

 

Probiotiques et prébiotiques

  • Quelles souches probiotiques pour votre problème ? Lactobacillus bulgaricus, lactis, casei, Streptococcus thermophilus.
  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, pour mieux équilibrer votre alimentation. L’hygiène alimentaire est indispensable pour que le corps profite pleinement de l’énergie fournie par les aliments !

8 points importants

  1. Une alimentation déséquilibrée, pauvre en protéines (poissons, volailles, oeufs), vitamines et minéraux, mais riche en sucres rapides (plats cuisinés industriels, céréales du petit déjeuner, sucreries, biscuits, barres chocolatées…) est le facteur no 1 de la fatigue.
  2. La sédentarité est le deuxième.
  3. Le sport empêche la fonte musculaire liée à l’âge, responsable majeure de la fatigue chez les seniors. Il préserve aussi les organes, ce qui garantit forme et tonus.
  4. Dormez-vous suffisamment ? Et surtout votre sommeil est-il de bonne qualité ? Vivez-vous dans un endroit bruyant ? Y compris la nuit ?
  5. Le tabac fatigue. On le sait déjà, mais rien n’empêche de le répéter.
  6. Pensez à une recharge en fer en cas de carence. Mais ne vous supplémentez pas de votre propre chef sans un bilan biologique !
  7. Un rééquilibrage hormonal peut être indispensable si un bilan biologique souligne des déficiences.
  8. En cas de fatigue chronique et autres fatigues « compliquées », le coenzyme Q10 ou la vitamine D sont aussi de bonnes pistes à suivre.

 

Les troubles digestifs et l’état général de bébé

95 % des bébés allaités par leur maman développent naturellement, dans les premiers jours de leur vie, une flore dite « bifide ». En revanche, les bébés nourris au lait maternisé ne sont pas exactement colonisés par la même flore : certes des bifides prennent leur place, mais d’autres bactéries nettement moins amicales s’installent également. Il s’agit par exemple des Entérocoques, des Bactéroïdes et de Clostridium (voir détails p. 187). Première constatation : les bébés « bifides » (allaités) souffrent moins fréquemment de gastro-entérites. Par ailleurs, dans les pays occidentaux, les conditions de vie, notamment celles liées à la naissance, ont modifié l’équilibre de la « flore bleue ». Les améliorations hygiéniques relatives à l’accouchement sont évidemment à saluer. C’est grâce à des protocoles drastiques que le taux de mortalité infantile a baissé de façon spectaculaire, personne ne revient dessus. Mais la traque permanente au microbe est parfois excessive. De plus en plus de médecins estiment qu’un environnement trop « propre » favorise l’émergence des allergies et peut éventuellement affaiblir l’immunité.

Ce que les probiotiques peuvent faire pour eux…

En donnant des probiotiques aux tout jeunes bébés de parents allergiques, on diminue de moitié la survenue de l’eczéma. Et on prévient les allergies en général ! Cependant, si l’un ou les deux parents ont déjà un terrain allergique, l’idéal est de ne pas attendre que l’enfant soit né. On peut en effet limiter les risques en anticipant. Soyez particulièrement vigilante à partir du 5e mois de grossesse. Les 4 derniers mois sont ceux de tous les dangers, d’un point de vue allergie.

Cela passe par :

  • limiter ou éviter les aliments les plus allergisants pour les enfants (notamment les cacahuètes, mais aussi grande prudence vis-à-vis de l’oeuf et du poisson) ;
  • imaginer un environnement « antiallergène » pour le futur bébé (fuir les moquettes, tissus, etc.) ;
  • se supplémenter en probiotiques, particulièrement pendant les 3 dernières semaines de grossesse !

 

Probabilité pour un enfant de devenir allergique

Probabilité pour un enfant de devenir allergique

  • Le père ou la mère est allergique : 30 % (un peu + si c’est la mère)
  • Le père et la mère sont allergiques : 80 %
  • Un membre de la famille (oncle, tante) est allergique : 20 %

 

Après sa naissance, continuez à supplémenter le bébé pendant plusieurs mois (7 à 10 selon les études), soit en glissant des probiotiques à des dosages adaptés dans son biberon, soit la maman qui allaite poursuit sa supplémentation en probiotiques, qui passent dans le lait maternel.

Quelles souches probiotiques pour leurs problèmes ?

Bifidobacterium infantis, bifidum, lactis, Lactobacillus rhamnosus, LGG, acidophilus, helveticus, Lactococcus lactis, Streptococcus thermophilus.

2 points importants

  1. Les bébés auxquels on donne des probiotiques ont besoin (ensuite) de moins de traitements antibiotiques que les autres.
  2. Les bébés tolèrent parfaitement bien les probiotiques. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

 

Déprime, troubles de l’humeur

Jusqu’à récemment, on assignait à l’intestin un simple rôle d’assimilation/digestion. Les scientifiques pensaient que cette brave turbine accueillait des restes d’aliments pour en extraire, le long de son tube, les éléments nutritifs, tout en faisant progresser l’ensemble des « inutilisables » vers « la sortie ». En quelque sorte, un travailleur manuel auquel on ne demandait pas de réfléchir… Mais des chercheurs fanatiques de notre « tuyauterie interne » se sont penchés sur notre intimité digestive, pour découvrir que notre tube digestif était intelligent ! De fait, il héberge autant de neurones que la moelle épinière, soit 100 milliards, et fabrique plus de 20 neuromédiateurs (dopamine, sérotonine, noradrénaline…) dont la fameuse sérotonine, ou « substance du bonheur », modèle étalon de toute une classe d’antidépresseurs modernes. Un vrai cerveau « intestinal » qui communique en permanence avec notre « premier » cerveau, par l’intermédiaire du nerf vague. Sur 10 communications « cerveau-intestin », 9 sont émises par le tube digestif et 1 seule par le cerveau ! Le premier est donc nettement plus bavard. Ne cherchons pas plus loin notre classique « mal au ventre » en cas de stress… À une nuance près : après avoir longtemps considéré le système digestif comme totalement soumis à la souffrance émotionnelle (« J’ai peur d’aller à l’école donc j’ai mal au ventre »), il est de plus en plus admis que de nombreuses douleurs digestives – colopathies, brûlures d’estomac, digestions difficiles… – perturbent gravement nos pensées, notre comportement et bien sûr notre humeur (« Mon ventre va mal, donc je ne me sens pas bien »). C’est pourquoi certains médecins estiment que, dans ce cas précis, mieux vaut parler de troubles somatopsychiques (qui viennent du corps et affectent l’esprit) plutôt que de maladies psychosomatiques (qui viennent du stress et affectent l’organisme). Même si c’est difficilement quantifiable, de l’aveu des praticiens, un déséquilibre de la flore pourrait provoquer des troubles de l’humeur et de l’attention, voire un état d’esprit ou des comportements anormaux : tendance à dormir n’importe quand dans la journée (et mauvais sommeil la nuit), anxiété, trous de mémoire… Une certitude donc : un intestin qui souffre menace de répercussions psychiques plus ou moins invalidantes. Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous… Il n’y a aucune raison pour qu’un déséquilibre de la flore affecte le corps mais pas le cerveau. Ne serait-ce que par le stress qu’il provoque. En général, les personnes victimes de « mal-être non identifié » ne font pas le lien de prime abord avec leur intestin. Mais dès lors que leur flore est rétablie grâce aux probiotiques, elles affirment « se sentir beaucoup mieux, prendre la vie du bon côté et avoir les idées beaucoup plus claires ». Bien entendu, un déséquilibre de la flore ne provoquera pas une dépression en soi mais n’arrangera rien, c’est certain. Et peut dans tous les cas déboucher sur des troubles de l’humeur. En outre, en entravant l’assimilation de certains minéraux et vitamines, cette situation peut mener à de vrais problèmes psychiques.

Quelles souches probiotiques pour votre problème ?

Lactobacillus acidophilus.

  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, car la bonne santé digestive est primordiale au bien-être en général.

7 points importants

  1. Une dépression doit toujours être prise en charge par un médecin mais il ne faut pas se ruer sur les antidépresseurs. Ces médicaments, beaucoup trop fréquemment prescrits (hors du cadre de dépression en plus), sont responsables d’effets secondaires parfois très graves : passage à l’acte, troubles du comportement, addiction…
  2. Dans la panoplie « antidéprime », d’autres éléments sont, en revanche, indispensables, tels que le magnésium et les oméga 3. Complétant une hygiène de vie revue et corrigée (alimentation, balades au grand air et à la lumière), et pris ici en quantité importante, ils viennent à bout du problème dans la grande majorité des cas.
  3. Pensez à une éventuelle carence en fer, très souvent responsable d’une grande fatigue physique et psychique.
  4. La dépression saisonnière (SAD), qui frappe uniquement l’hiver, est traitée par la photothérapie (cure de lumière), en milieu hospitalier ou à la maison avec un appareil adéquat.
  5. Le traitement de la déprime ou de la dépression ne se limite en aucun cas à la prise de médicaments. Ce ne sont ni des gélules ni des cachets qui aideront à accepter une situation difficile (deuil, licenciement, déménagement…). Ne comptez pas sur un traitement, quel qu’il soit, pour régler à votre place ce type de situation : il ne peut que vous aider à passer le plus mauvais cap. Soutien psychologique bienvenu.
  6. Attention aux dépressions chez l’adolescent et la personne âgée, particulièrement susceptibles de mener à des gestes extrêmes. Soyez vigilant.
  7. L’huile essentielle de litsée citronnée ainsi que celle de verveine citronnée sont efficaces contre la déprime. Et en plus, elles sont bifidogènes. Demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin spécialiste en aromathérapie.

 

Eczéma, dermatite atopique

La dermatite atopique (dont l’eczéma) touche 8 % des adultes et 20 % des enfants. Ce chiffre grimpe jusqu’à 80 % pour les enfants nés de parents eux-mêmes atopiques (aux prédispositions allergiques). Ce trouble cutané se manifeste par une peau très sèche, l’apparition de plaques rouges (surtout aux joues, aux plis des coudes et des genoux) ainsi que par des démangeaisons, caractéristiques de l’eczéma. Souvent, un enfant qui souffre d’eczéma est allergique d’une manière plus générale.

Hiérarchiser les priorités

Ceci mérite une explication un petit peu technique, mais facile à comprendre. Le système immunitaire est chargé de défendre le corps contre tout : les antigènes (microbes, virus), donc les maladies, et les allergènes (éléments allergisants), donc les allergies, eczéma compris. Dans les deux cas, les réactions du corps empruntent des « canaux » différents. Si des antigènes se présentent (maladie), le corps fabrique des lymphocytes Th1. Si ce sont des allergènes (allergie), le corps fabrique des lymphocytes Th2. Et voici nos fameux vases communicants : plus le corps doit produire de Th1, moins il fabrique de Th2. Et qui dit moins de Th2, dit moins d’allergie. En résumé, si l’organisme est occupé à lutter contre les microbes, il n’a pas le temps de paniquer face aux pollens et autres poussières allergisantes. On pourrait dire qu’il hiérarchise mieux les priorités.

Si votre enfant est atopique (eczéma…), considérez la question des vaccins avec prudence. Prenez les précautions d’usage, repoussez au maximum l’âge de la vaccination et évitez les injections non nécessaires.

 

Attention aux excès d’antibiotiques !

Attention aux excès d’antibiotiques !

L’excès d’antibiotiques peut, lui aussi, encourager les allergies pour les raisons que nous venons d’évoquer. À force de bourrer les enfants d’antibiotiques pour un oui ou pour un non, non seulement on empêche le corps de se défendre seul (donc il n’apprend pas), mais de plus, on tue à la fois les « méchantes » bactéries et les « bonnes », celles qui patrouillent dans les intestins et constituent un genre de corps d’élite immunitaire. Avec les antibiotiques, ce champ fertile est dévasté et c’est la porte ouverte à des intolérances, voire à des allergies alimentaires. Après un tel traitement, la muqueuse intestinale, privée de ses « soldats » – les bactéries protectrices – ne bénéficie plus de leur filtre précieux. Résultat, nous l’avons vu, des petits fragments de protéines pénètrent dans la circulation sanguine avant d’être totalement digérés. On appelle cela  « l’hyperperméabilité intestinale ». Un peu comme si, brusquement, il n’y avait plus ni gardien, ni digicode, ni clé, et que n’importe qui pouvait entrer chez vous. Lorsqu’on sait que certains enfants sont « mis sous antibiotiques » plusieurs fois dans l’année, pas toujours avec raison, il y a de quoi s’inquiéter sérieusement et surtout repenser les choses.

Mieux vaut renforcer le terrain de ces enfants afin de leur éviter les infections en général, et donc les antibiotiques ! Et si infection il y a, opter pour l’aromathérapie (huiles essentielles) de préférence, qui sera aussi efficace et non dévastatrice.

 

Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous…

L’atopie regroupe un ensemble de plusieurs maladies : eczéma, asthme atopique, rhume des foins, conjonctivite, dermatite atopique. Tous ces troubles sont susceptibles d’être atténués grâce aux probiotiques. « Pour les allergiques, les probiotiques, c’est automatique ! » : voici ce que devrait être le nouveau slogan de l’Assurance-maladie ! De fait, la flore intestinale des enfants allergiques diffère de celle des autres enfants : elle comporte moins de bifidobactéries et delactobacilles. Concernant plus spécifiquement l’eczéma, jusqu’à présent on appliquait des crèmes sur les plaques, sans résultat extraordinaire puisque le problème d’origine n’était pas traité. Autrement dit, on apaisait les manifestations de l’eczéma sans en soigner la cause. Avec, forcément, un très fort risque de récidive. Maintenant, il n’est plus question d’ignorer les probiotiques dans le traitement de l’eczéma. D’autant qu’un enfant « transforme » souvent son « eczéma » en asthme lorsqu’il grandit. Il présente hélas 3 fois plus de risques de devenir asthmatique et même 5 fois plus s’il souffre aussi d’une rhinite allergique… Tous les symptômes de l’allergie sont liés, il est donc indispensable d’essayer d’enrayer le problème dès la toute petite enfance.

En prévention Lorsqu’on donne des probiotiques à une maman enceinte et atopique (allergique) et après la naissance à son bébé, on diminue de moitié le risque que son enfant devienne à son tour allergique. C’est très important et même révolutionnaire ! Jusqu’à présent, il n’y avait aucun moyen de prévenir l’allergie chez l’enfant.

Quelles souches probiotiques pour votre problème ?

Lactobacillus acidophilus, rhamnosus, reuteri, plantarum, salivarius, Bifidobacterium lactis, longum, Lactococcus lactis, Streptococcus thermophilus.

Précisions : il faut compter 12 milliards CFU (Unités formant colonies) par jour pendant 1 mois. À renouveler 3 fois par an. Les sachets de poudre ne présentent aucun goût et sont très bien acceptés. Ils sont à diluer dans un liquide tiède (eau si possible) et à avaler ½ heure avant le repas. Si le biberon doit être chauffé, il est indispensable de le faire avant, et d’introduire les probiotiques après, une fois le liquide un peu refroidi, sinon les lactobacilles seront détruits.

  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, ainsi que celle de votre enfant atopique si vous l’allaitez ! Les probiotiques réduisent les symptômes de l’eczéma, ainsi que leur étendue. Si l’on administre des probiotiques à des nourrissons atopiques, on divise par 15 le Scorad, score clinique utilisé par les médecins pour évaluer la gravité des symptômes, leur intensité, leur étendue, l’insomnie qu’ils génèrent, etc. Il permet d’apprécier de manière objective l’état du patient.

6 points importants

  1. L’allaitement maternel est fortement recommandé. En quelques jours, le bébé allaité a déjà 80 % de sa flore en bifidobactéries, contre seulement 10 % pour le bébé « au lait de vache ».
  2. Attention aux produits laitiers, qui peuvent aggraver les symptômes.
  3. En cas de traitement antibiotique, donnez systématiquement et conjointement des probiotiques. N’administrez pas plusieurs fois par an des antibiotiques à un enfant sans vous poser de questions. Il y a un problème de fond qu’il faut traiter.
  4. Ne vaccinez jamais un enfant ou un adulte en pleine poussée d’eczéma ou d’asthme.
  5. Évitez de prendre ou de donner certains médicaments plus susceptibles que d’autres de provoquer des réactions, surtout allergiques. C’est notamment le cas de tous les produits à base d’ibuprofène.
  6. N’aseptisez pas la maison. Il ne s’agit pas de vivre dans la crasse mais de trouver un juste équilibre entre « pas assez propre » et « désinfecté en permanence ».

 

Infections ORL récidivantes (otites, sinusites, rhinites, bronchites…)

Une immunité faible est toujours couplée à un déséquilibre intestinal. Ce lien est particulièrement évident en cas d’infections ORL à répétitions, elles-mêmes fréquemment induites par la prise systématique d’antibiotiques. Ceci concerne autant les enfants que les adultes. Pour résumer, le schéma est le suivant : j’attrape un rhume que je ne jugule pas assez rapidement et qui descend donc sur les bronches. Plutôt que de soigner ma bronchite avec des huiles essentielles (extrêmement efficaces), je prends des antibiotiques. Qui vont traiter ma bronchite, mais aussi détruire ma flore intestinale. Cette dernière ne va plus me protéger correctement contre les innombrables virus qui prolifèrent (surtout en hiver, mais pas seulement !) et je vais « attraper » le prochain qui passe. Qui, en raison de ma vulnérabilité, va faire le lit d’une nouvelle affection bactérienne, contre laquelle je prendrai un nouvel antibiotique, etc.

Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous…

Nous disposons d’un système immunitaire extrêmement sophistiqué et performant. S’il ne « fonctionne » pas correctement, on a tendance à « attraper » tout ce qui passe. Plutôt que de soigner à chaque fois la nouvelle infection qui se présente, mieux vaut prévenir en renforçant l’immunité. Ici, les probiotiques jouent leur meilleur rôle, c’est-à-dire soutenir la flore protectrice, donc nos défenses, afin de ne pas tomber dans ce cercle infernal… ou d’en sortir enfin. Résultats garantis !

Quelles souches probiotiques pour votre problème ?

Lactobacillus rhamnosus, LGG, casei, Bifidobacterium bifidum.

  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, pour favoriser le développement des probiotiques « spécial immunité » !

5 points importants

  1. Ne fumez pas. C’est la base !
  2. Les antibiotiques sont trop couramment prescrits contre ces maladies généralement bénignes et virales.
  3. Évitez temporairement les produits laitiers qui peuvent accroître les sécrétions, surtout chez les enfants (nez qui coule, mucus bronchique, etc.).
  4. Consultez systématiquement s’il s’agit d’un bébé, d’une personne âgée ou fragile.
  5. Chez l’adulte, en cas d’infection sévère, l’huile essentielle de clou de girofle est efficace contre les infections, notamment respiratoires. Et en plus, elle est bifidogène (voir p. 113). Demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin spécialiste en aromathérapie.

 

Extrait de...

Extrait de...

Le grand livre des probiotiques et des prébiotiquesLE GRAND LIVRE DES PROBIOTIQUES ET DES PRÉBIOTIQUES, Danièle Festy , éditions Leduc, 343 pages, 18 euros ; 2014.

 

Lire la chronique du livre ici

 

Aliments probiotiques : mangeons des bactéries !

Pour entretenir notre équilibre intestinal et lutter ainsi contre certaines maladies, les probiotiques semblent de plus en plus prometteurs.

 

La fin du XIXe et le début du XXe siècles ont été marqués par des progrès majeurs en microbiologie. L’identification de bactéries responsables de maladies a permis la mise au point de traitements et de vaccins. Ayant observé que notre tube digestif héberge de nombreuses bactéries dont il ne peut se passer, les chercheurs ont d’emblée suggéré que certaines pouvaient être bénéfiques.

L’histoire de notre flore intestinale

Chiffre

Chiffre

100 000 milliards de bactéries contenues dans le tractus digestif, soit 10 fois plus que la quantité de cellules qui composent le corps humain. Et ce microbiote peut peser jusqu’à 2 kg !
Anciennement appelé « flore intestinale », le « microbiote intestinal » est un véritable organe. Il regroupe l’ensemble des micro-organismes hébergés par le tractus digestif. Les bactéries qui le composent sont indispensables : elles produisent certaines vitamines, facilitent la digestion des nutriments et sont impliquées dans notre système immunitaire. Composé de près de 500 espèces différentes chez un adulte, réparties en 4 familles principales (Firmicutes, Bacteroidetes, Actinobacteria et Proteobacteria), le microbiote est spécifique de chaque individu.

On ne connaît pas encore tous les secrets et les modes de fonctionnement du microbiote. Mais la modification de l’équilibre qui existe entre nos bactéries par des facteurs internes (maladies, stress…) ou externes (aliments, antibiotiques…) peut baisser ou améliorer notre état de santé.

La barrière intestinale

Ce terme désigne la zone du tube digestif où se déroulent des échanges entre les substances qu’on ingère et l’intérieur de notre corps (sang, organes…). Par exemple, les nutriments qu’on mange passent par notre estomac, puis arrivent dans notre intestin, où ils peuvent être absorbés. Cette barrière est composée d’épithélium, de mucus, de cellules immunitaires etc., et elle héberge les bactéries du microbiote intestinal. Elle assure donc deux fonctions principales : l’absorption de nutriments et d’électrolytes, et la protection contre l’entrée de substances toxiques dans notre système sanguin.

 À lire aussi : Résoudre ses problèmes de digestion avec les plantes

Les probiotiques : les « bonnes » bactéries

Lors d’un colloque international regroupant des experts et des agences sanitaires en 2001, les probiotiques ont été définis comme des « micro-organismes vivants qui confèrent des effets bénéfiques pour la santé quand ils sont consommés en quantité suffisante ».

Les bactéries lactiques, les bifidobactéries et les levures sont les micro-organismes les plus étudiés pour leur potentiel probiotique. Parce que nous savons cultiver ces organismes ; et parce que nous les utilisons dans les procédés de fermentation de certains aliments depuis des siècles. Ces micro-organismes participent aux propriétés sensorielles et à la bonne conservation des aliments fermentés. Ils pourraient en plus leur apporter un effet santé.

 

Les « prébiotiques » ?

Les « prébiotiques » ?

Ce concept élaboré en 1995 désigne certains constituants de l’alimentation (surtout des sucres et des fibres) qui ne sont pas digérés dans la partie haute de notre intestin. Ils peuvent alors être fermentés par nos bactéries et améliorer les fonctions gérées par la barrière intestinale. Les prébiotiques nourrissent donc nos bonnes bactéries internes.

 

La flore intestinale, notre atout santé ?

Les probiotiques peuvent booster notre microbiote. D’abord considéré comme un spectateur de l’intestin, celui-ci est vu maintenant comme un acteur, pouvant prévenir ou améliorer certains dérèglements.

Depuis dix ans, les probiotiques sont de plus en plus étudiés pour leurs effets bénéfiques potentiels sur la santé. Des études économiques montrent même un effet potentiellement positif sur la santé publique, notamment en ce qui concerne la prévention de la diarrhée et des infections pulmonaires. Certaines souches de bactéries sont soutenues par de nombreuses publications, pour leurs effets bénéfiques sur les fonctions immunologiques, métaboliques ou même psychologiques.

Une importante recherche également en cours concerne le cancer colorectal, qui est au 3e rang des cancers en France et la 2e cause de mortalité par cancer. Sachant que le microbiote participe à la protection du côlon et que sa composition est modifiée en cas de cancer colorectal, des pistes thérapeutiques vont pouvoir être explorées.

 À lire également : Comment apaiser les problèmes de digestion ?

 

Le microbiote et les maladies inflammatoires et auto-immunes

Des modifications du microbiote intestinal ont été décrites au cours de certains dysfonctionnements de l’appareil digestif, telles que les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) ou le syndrome du côlon irritable. Son implication plus générale est également de plus en plus questionnée dans les immune-mediated inflammatory diseases. Ces pathologies regroupent les maladies dysimmunitaires, à la fois auto-inflammatoires et auto-immunes, qui impliquent toutes une réponse immunitaire inappropriée et une inflammation. Par exemple : le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux ou la sclérose en plaques.

Le microbiote et l’obésité et les troubles associés

Plusieurs études ont montré que le microbiote des sujets obèses différait de celui des non-obèses. Et d’autres études ont souligné que la perte de poids pouvait varier selon le profil de la flore. Il semble donc que le microbiote soit un acteur incontournable du gain ou de la perte de poids.

Des études d’intervention ont été initiées avec certains probiotiques. Parmi les quatre études en double aveugle contre placebo qui ont été menées avec des laits fermentés (probiotiques), trois ont montré une diminution de poids. On ne peut affirmer aujourd’hui que « les probiotiques font maigrir ». Mais il est possible que quelques souches puissent, dans certaines conditions, avoir un effet favorable sur le surpoids.

Aliments probiotiques et allergies

Les maladies atopiques responsables de dermatite (eczéma), d’asthme, de rhinoconjonctivites et d’allergies alimentaires résultent d’un déséquilibre immunitaire. Les différences observées dans le microbiote intestinal entre des enfants allergiques et non allergiques ont orienté des recherches vers les probiotiques. Pour l’instant, le bénéfice attendu semble se limiter à la dermatite atopique. Une supplémentation en certains probiotiques est donc recommandée durant la grossesse, l’allaitement et chez l’enfant, car elle peut réduire le développement de la dermatite atopique chez les enfants à haut risque familial.

À lire aussi : Les ingrédients et nutriments pour une belle peau

 

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Où se cachent les probiotiques ?

Des aliments courants ou des compléments alimentaires recèlent des probiotiques. La réglementation étant complexe, voici comment les identifier.

 

Seuls les probiotiques du yaourt bénéficient actuellement d’une mention santé accordée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Celle-ci estime qu’il existe encore tellement d’études à réaliser pour explorer les différents bénéfices qu’il est trop tôt pour accorder des mentions à tous les probiotiques. De nombreux chercheurs réclament une première classification des probiotiques aux mécanismes déjà prouvés, ainsi qu’un cadre juridique comme en Suisse, au Japon ou au Canada.

Le terme « probiotique » ne peut donc pas être mentionné pour l’instant sur les emballages car il sous-entend « des effets bénéfiques ». Vous trouverez donc les bonnes bactéries cachées sous les termes « ferments », « souches », ou via leurs doux noms scientifiques : Bifidobacterium, Lactobacillus…

Dans nos menus quotidiens

Les bactéries bénéficiant d’une allégation santé sont donc les bactéries lactiques du yaourt, dont la consommation aide à mieux digérer le lactose. Il s’agit de Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus.

Les produits laitiers fermentés avec un autre probiotique peuvent également présenter des bienfaits. Mais vous les trouverez sous l’appellation « laits fermentés » car « yaourt » s’applique en France à ceux qui contiennent seulement les bactéries citées ci-dessus.

Enfin, les fromages fermentés contiennent des bactéries vivantes bénéfiques au niveau de leur croûte (camembert, munster…) ou à l’intérieur (roquefort, bleu…).

Un nouveau concept d’aliments

En 1930, un scientifique japonais, le Dr Shirota, a réussi à trouver une bactérie lactique capable d’arriver vivante dans les intestins. Il décide alors de créer un produit simple pour rendre ce probiotique « consommable » par tous. La boisson Yakult a été ainsi lancée en 1935. Si cette initiative est importante c’est parce qu’elle a inspiré la création de nombreux aliments fonctionnels, notamment ceux enrichis avec des probiotiques.

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Les compléments à base de ferments lactiques

Les probiotiques peuvent être consommés sous forme de compléments alimentaires, disponibles en pharmacie avec ou sans ordonnance. Ces produits doivent indiquer les souches des bactéries, souvent associées en fonction de l’effet recherché. Médecin ou pharmacien peuvent conseiller, en cas de traitement antibiotique par exemple, de prendre un complément afin d’éviter un déséquilibre de la flore et des troubles digestifs.

Le laboratoire Arkopharma propose ainsi Supraflor, qui associe 6 souches de ferments lactiques sélectionnées. Disponible en boîtes de 14 ou 30 gélules pour les adultes et les enfants à partir de 6 ans, cette gamme se décline également en poudre à diluer pour les enfants à partir de 3 ans. Le laboratoire Pileje propose aussi des associations de souches dans les compléments alimentaires Lactibiane.

 

Témoignage : Retrouver un confort digestif

Témoignage : Retrouver un confort digestif

Stéphane, 35 ans

En tant que pharmacien, je conseille souvent la prise de probiotiques, car les patients sont nombreux à se plaindre de troubles digestifs liés à leur rythme de vie. Moi-même, pour équilibrer ma flore intestinale qui est facilement perturbée, je prends des probiotiques plusieurs mois par an, car leur consommation doit être régulière pour être bénéfique.

 

La levure

La levure


Il n’existe actuellement qu’un seul médicament qui soit « probiotique » : l’Ultra-levureâ. Il s’avère très efficace dans certains cas de diarrhée, car sa souche active de levure aide à stabiliser les intestins pour un retour plus rapide à la normale. Mais ce médicament n’est utile qu’en cas de problème ciblé et ponctuel. Il ne peut pas être pris quotidiennement. Médecin ou pharmacien peuvent le recommander en cas de prise d’antibiotiques pour préserver la flore.

 

Notes : Cet article est rédigé grâce aux enseignements du 8e International Yakult Symposium (2015) et des 17es Entretiens de Nutrition de l’Institut Pasteur de Lille (2015).