Sucre ou édulcorant

Sucre ou édulcorant

02 novembre 2016
Ils ont leur place dans notre alimentation mais, pour notre santé, l’un comme l’autre doivent être consommés avec discernement et modération.

 

Le sucre est un ingrédient apprécié dans le monde entier. On songe souvent, parce qu’il jouerait un rôle dans le développement de l’obésité et du diabète, à le remplacer par de l’aspartame ou un autre édulcorant. Est-ce vraiment une option intéressante ?

 

Le sucre : un allié de poids à surveiller

Le sucre et les produits sucrés sont régulièrement accusés de jouer un rôle dans l’épidémie d’obésité. Le sucre rendant les produits plus attrayants, ceux-ci sont surconsommés et les calories qui les accompagnent également. Selon l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation), pour atteindre un poids de forme harmonieux, le mieux serait de réduire globalement le goût sucré de l’alimentation, dès le plus jeune âge. Il ne faut cependant pas oublier que le sucre est un carburant énergétique indispensable au bon fonctionnement des cellules, en particulier au niveau des muscles, du cerveau, du cœur et des globules rouges. Tout est donc une question de mesure !
Le développement des édulcorants dans l’industrie alimentaire moderne a permis de réduire la valeur énergétique des aliments tout en conservant leur saveur agréable.

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Quelles différences entre le sucre et les édulcorants ?

Le terme édulcorant est réservé aujourd’hui aux composés qui apportent le goût sucré en limitant, voire en annulant les calories. Il s’agit principalement des édulcorants intenses, dénommés ainsi car leur pouvoir sucrant est très élevé : de 100 à 600 celui du sucre. Ils sont de plus en plus consommés dans notre pays, en particulier dans les boissons « light » ou « zéro calorie ». Car, excepté l’aspartame (4 calories/g), les édulcorants intenses sont acaloriques. Ils ne font pas maigrir mais, utilisés régulièrement, ils contribuent au contrôle des apports énergétiques et peuvent favoriser une perte de poids. Les plus utilisés et autorisés en Europe sont la saccharine (ou saccarine), le cyclamate, l’aspartame, le sucralose, l’acésulfame-potassium, les glycosides de stéviol (stévia). Important : ils n’ont pas d’impact sur la glycémie et la sécrétion d’insuline ; c’est pourquoi ils sont très appréciés par les diabétiques qui doivent surveiller leur consommation de sucre. Autre qualité : non cariogènes, les édulcorants aident à maintenir une bonne hygiène bucco-dentaire.

Certaines idées reçues

Certaines idées reçues

  • Les édulcorants intenses ne stimulent pas l’appétit et ne rendent pas « accro » au sucre.
  • Il n’y a aucun risque de surconsommation et de dépasser la DJA (dose journalière admissible), même chez les enfants et les diabétiques.
  • Leur utilisation est compatible avec la grossesse.
  • Le mélange de plusieurs édulcorants est sûr.

 

À savoir

À savoir

  • L’aspartame reste l’édulcorant le plus utilisé.
  • Bien qu’issu du sucre, le sucralose est un édulcorant synthétique. Il a le plus fort pouvoir sucrant et résiste très bien à la cuisson, y compris à des températures supérieures à 200 °C.
  • Les édulcorants à base de stévia sont réputés être les plus naturels car formulés à partir d’un extrait de plante, le rébaudioside A. Certains leur reprochent un arrière-goût de réglisse.

 

Christelle Piat

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