Stérilisation chirurgicale : gare aux idées reçues

Stérilisation chirurgicale : gare aux idées reçues

08 janvier 2021

Intervention dite de convenance, la stérilisation chirurgicale prévient certains maux chez l’animal… et simplifie la vie de son propriétaire. Des effets secondaires existent mais peuvent être prévenus.

 

La stérilisation chirurgicale est une intervention qui consiste à rendre inapte définitivement un animal à la reproduction. (Dans le cas de la stérilisation médicale, cette inaptitude est temporaire.)

Les techniques les plus fréquemment utilisées sont l’ablation des glandes sexuelles : testicules chez le mâle et ovaires chez la femelle (ovariectomie), voire ovaire et utérus (ovariohystérectomie).

La stérilisation a pour objectif principal de supprimer le comportement reproducteur chez l’animal qui peut engendrer des désagréments pour le propriétaire (chaleurs associées à des pertes de sang, vocalises chez la chatte ; excitation des mâles face à des femelles en chaleur, marquage urinaire…).

C’est aussi une mesure de traitement face à certaines affections.

 

Baisse d’activité

Cette opération véhicule un certain nombre d’idées reçues. Elle est accusée d’être systématiquement associée à une prise de poids. Il est vrai qu’elle la favorise en modifiant le métabolisme de l’animal et en conduisant à une baisse d’activité mais la prise de poids peut se contrôler en adaptant la ration alimentaire en conséquence. On estime que les besoins énergétiques d’un animal stérilisé sont réduits de 20 à 30 %. Opter pour un aliment light, spécialement adapté au statut physiologique de l’animal stérilisé, est une bonne parade.

Autre désagrément fréquemment associé à la stérilisation, l’incontinence urinaire survient en moyenne chez 10 % des chiennes stérilisées. Toutefois, des traitements médicaux performants permettent désormais de l’enrayer rapidement.

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Avancées scientifiques

A contrario, les bénéfices de la stérilisation sur certaines affections sont avérés (tumeurs mammaires chez la femelle, tumeurs testiculaires chez le mâle…) et sur les risques associés au comportement reproducteur (fugue, bagarre entre mâles, risque de transmission de maladies infectieuses à cette occasion…). Ces dernières années, ces avantages sont néanmoins sujets à controverses puisqu’on a démontré que la stérilisation pouvait aussi favoriser l’apparition d’autres maladies (certains cancers et affections ostéo-articulaires notamment) dans un contexte donné (les études se sont focalisées jusqu’à présent sur certaines races). Il est donc probable que, en fonction des avancées scientifiques, le discours sur la stérilisation évolue et qu’elle ne soit plus proposée systématiquement mais de façon raisonnée, en fonction du contexte épidémiologique.

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

  • En l’état actuel des connaissances, on recommande de stériliser la femelle avant ses premières chaleurs et le mâle entre 6 et 12 mois pour le chien, selon sa race et sa taille (la maturité est plus tardive chez les grands chiens), et vers 6-7 mois pour le chat.
  • Des alternatives chirurgicales au retrait des glandes sexuelles se développent, comme la vasectomie chez le mâle ou la ligature des trompes chez la femelle. Elles ont l’avantage d’être dénuées des effets secondaires classiques de la stérilisation.
  • La stérilisation précoce chez le chiot et le chaton avant 4 mois est une option apparue récemment mais qui est associée à davantage de risques d’effets secondaires.
Maud Lafon

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