AIL NOIR
La spondylarthrite : un mal de dos chronique de plus en plus fréquent chez les jeunes

La spondylarthrite : un mal de dos chronique de plus en plus fréquent chez les jeunes

16 juin 2016
80 % des Français souffrent un jour ou l’autre du dos. « Lombalgies », « lumbago », « tour de rein » sont des maux courants. D’autres, comme la spondylarthrite (polyarthrite rhumatoïde), le sont moins. Cette maladie touche pourtant 300 000 personnes en France et les jeunes sont de plus en plus concernés.

 

Prendre au sérieux les maux de dos des jeunes!

Chiffre

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1 jeune sur 2
souffre d’un mal de dos sur les 18-39 ans.
Il est grand temps de prêter une attention toute particulière aux jeunes dont le mal de dos est souvent mal interprété (mauvaise tenue, sac trop lourd…) ou minimisé. Seule une bonne prise en charge peut permettre de réduire les impacts négatifs de la maladie. La campagne « Ne Lui Tournez Pas Le dos » lancée récemment par le laboratoire Abbvie et deux associations (l’Association France Spondylarthrites, l’Association Française de Lutte Anti rhumatisme) va dans ce sens : l’objectif est d’encourager à consulter un médecin si nécessaire pour bénéficier d’une prise en charge adaptée.

 

La spondylarthrite frappe les jeunes

Cette maladie chronique inflammatoire touche plus de 300 000 personnes en France et principalement les jeunes (15-39 ans), hommes et femmes. La spondylarthrite est une maladie rhumatismale qui atteint surtout la colonne vertébrale et le bas du dos. Les symptômes commencent « jeune » (16-35 ans) et consistent en des douleurs de la colonne vertébrale et des raideurs matinales. Elle se traduit surtout par des atteintes du rachis et du bassin, mais peut s’étendre aux articulations périphériques telles que les genoux ou les hanches.

Une évolution possible de la spondylarthrite est une soudure des disques de la colonne, on parle alors de spondylarthrite ankylosante ou encore de  la « colonne bambou », une aggravation qu’il faut éviter autant que possible.

Les personnes atteintes voient leur quotidien bouleversé : ce ne sont pas de bénignes raideurs matinales mais un véritable « verrouillage » du dos qui s’opère. Cela a d’importantes conséquences : 30 minutes en moyenne sont nécessaires pour débloquer le dos et pouvoir débuter sa journée. Cela se poursuit jusqu’au coucher : de l’impossibilité à porter des charges lourdes au brossage de dents qui devient insupportable et aux positions à ne pas tenir trop longtemps pour éviter des douleurs trop vives. La spontanéité de la douleur pour paralyser à toute heure et faire ses courses ou rejoindre des amis pour un dîner devient difficile car il faut anticiper que les maux soient trop forts pour poursuivre ces activités. Ces souffrances influencent également le sommeil du patient qui peut être réveillé par la douleur et a aussi un impact sur son humeur.

 

Diagnostic : identifier de quel mal de dos il s’agit

Il est important que le diagnostic soit fait au plus tôt. Une consultation peut mener vers un examen sanguin car il existe un terrain génétique : 80 à 90 % des personnes souffrant de spondylarthrite sont porteuses d’un gène appelé HLAB27.

Le diagnostic se fait également par une radio lorsque la maladie est déjà bien développée et par IRM lorsque le stade est peu avancé – un examen qui permet de déceler l’inflammation.

Vous avez mal au dos ?

Vous avez mal au dos ?

Un questionnaire simple et rapide élaboré par des experts européens des douleurs dorsales et validé par la Société Française de Rhumatologie. Ce questionnaire permet d’obtenir un avis sur d’éventuelles douleurs dans un premier temps et doit être complété par un avis médical dans un second temps. Il est aussi disponible dans certaines pharmacies participant à l’opération.
Cliquez ici pour accéder au questionnaire.

 

Les traitements de la spondylarthrite : médicaments et activités physiques

Le traitement médicamenteux

Celui dit de première intention est un anti inflammatoire non stéroïdien (sauf contre-indications). Si cela est insuffisant, on utilise des anti TNF alpha qui fonctionnent particulièrement bien pour apaiser les douleurs. Ces traitements sont efficaces mais ils s’accompagnent de risques d’infections.

Les thérapies non médicamenteuses

La première des thérapies est l’activité physique encadrée. Les étirements et le travail de l’endurance sont importants : il faut muscler les autres parties du corps pour soulager le dos. « Une activité physique encadrée doit être constamment incitée », martèle le Dr Pecourneau (à la fois rhumatologue et médecin du sport au CHU de Toulouse).

Un suivi psychologique peut également jouer un rôle important pour le malade. La spondylarthrite peut paralyser une personne par des douleurs trop vives : ceci peut engendre un distance avec la société et donc être source de solitude. Il est essentiel que les malades trouvent des moyens d’être compris et des solutions pour adapter leur quotidien.

Le but de ces différents traitements est bien sûr la rémission de la maladie pour atteindre l’activité nulle de la douleur. La guérison totale n’est actuellement pas possible, aucun traitement curatif n’existe : des efforts sont donc à fournir tout au long de la vie du malade. Il faut prévoir et anticiper : ce sont les mots d’ordre pour mieux vivre le quotidien. Tout doit être mis en œuvre pour que les douleurs ne finissent pas par prendre le dessus dans la vie personnelle, professionnelle ou étudiante sur le plan physique et psychologique.

Affection Longue Durée

Affection Longue Durée

La déclaration d’une maladie comme une « Affection de Longue Durée » permet de prendre en charge les patients et la thérapie associée à une maladie chronique. Des aménagements spécifiques sont envisageables. Notamment la déclaration de cette maladie comme une ALD (Affection Longue Durée) par le médecin du travail pour aménager son travail (temps et espace). Un ergothérapeute peut aider à aménager l’espace qu’il s’agisse du lieu de travail ou de la maison du malade.
Plus d’informations sur le site de l’Assurance maladie.
Paroles de patients

Paroles de patients

Jean-Christophe Gaurrit a une quarantaine d’années et est atteint de spondylarthrite. Il participe activement à l’initiative Ne Lui Tournez Pas le Dos depuis 3 ans. Il fait parti de l’Association France Spondylarthrite. Il souhaite délivrer un message positif, lui –même atteint de spondylarthrite :

«  Il faut accepter les maladies dorsales »

Sherylan Durousseau a 19 ans et est atteinte de spondylarthrite. Elle participe à la campagne Ne Lui Tournez Pas le DOS Le diagnostic de sa maladie a pris 4 ans et la prise en charge n’a pas été facile, car les spécialistes tels que les rhumatologues sont peu nombreux. Elle déclare que « La procédure de diagnostic est longue et couteuse » cependant, elle encourage à aller consulter car pour elle il est primordial que les gens mettent un mot sur leur douleur, qu’ils connaissent la maladie dont ils sont éventuellement atteints. C’est effectivement ce qu’elle a ressenti malgré ce diagnostic fastidieux :

« Bizarrement, c’est un soulagement de connaître le diagnostic : on sait enfin pourquoi on a mal et on peut débuter le traitement »

« Ne Lui Tournez Pas le Dos »

« Ne Lui Tournez Pas le Dos »

Il s’agit du nom d’une initiative européenne lancée en 2014. Cette campagne cible les jeunes (18-35 ans) qui souffrent d’un mal de dos chronique.

Ce projet est une initiative du laboratoire AbbVie (http://www.abbvie.com/), expert en immunologie et en maladies chroniques, réalisé avec deux associations partenaires : l’Association France Spondylarthrites (http://www.spondylarthrite.org/) et l’Association Française de Lutte Anti rhumatisme (http://www.aflar.org/)

L’objectif est d’encourager à consulter un médecin si nécessaire pour bénéficier de prise en charge adaptée, réduire les impacts négatifs de la maladie et surtout mettre les personnes souffrantes en contact pour qu’elles se sentent comprises et puissent partager leur expérience.*

Retrouvez les éléments de cette campagne sur Facebook

Sur le site Internet , un rendez-vous mensuel en vidéo intitulé « BACKstage » est proposé. Des vidéos mettent en scène des patients sur des activités du quotidien pour expliquer ce qu’ils vivent tout en y ajoutant une touche d’humour décalé BACKstage / Episode 1 / Emilie & Pierre

Maeva Rautmann

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