Rééducation périnéale

Quelles solutions en cas de fuites urinaires ?

11 janvier 2018
« Depuis ma ménopause, j’ai parfois des fuites urinaires. J’en ignore la cause. Que me conseillez-vous ? » Florence, 52 ans.

 

Quel que soit l’âge, le risque de fuites est deux fois plus élevé chez la femme que chez l’homme, pour des raisons anatomiques. La carence œstrogénique à la ménopause est un facteur favorisant. La perte de tonus musculaire a un impact sur les sphincters de la vessie ainsi que sur le périnée. Une impériosité, c’est-à-dire un besoin pressant d’uriner, peut cohabiter avec une incontinence urinaire d’effort. Celle-ci correspond à une perte involontaire survenant lors d’un effort ponctuel (rire, toux…).

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La rééducation périnéale

Grossesse, ménopause, constipation chronique, surpoids… sont autant de facteurs aggravant le problème. Le retentissement sur la qualité de vie au quotidien peut être important. Or, il existe des solutions adaptées à chaque cas. Le traitement diffère selon l’âge de la personne et son état général, le type d’incontinence ainsi que le degré de gêne que celle-ci occasionne. La rééducation périnéale est proposée en première intention.

 

À savoir

À savoir

La rééducation périnéale vise à… rééduquer le périnée qui a perdu en tonicité. Plusieurs techniques sont proposées aujourd’hui, qui peuvent même se compléter.

Les exercices du plancher pelvien :

La patiente apprend ou réapprend à contracter les muscles du périnée, afin de les renforcer, de les tonifier et de retrouver une certaine souplesse. Le principal muscle du périnée est le muscle releveur de l’anus, il est celui qui va devoir être contracté encore et encore. Plusieurs possibilités pour travailler ces exercices : le renforcement manuel – on contracte ces muscles autour du doigt de la sage-femme ou du kinésithérapeute (tous les kinésithérapeutes ne proposent pas de rééducation périnéale) – ou le biofeedback qui utilise une sonde vaginale : cette sonde permet un enregistrement électrique qui génère un programme sonore ou visuel qui lui-même guide le travail.

La rééducation ne s’arrête pas là. Des exercices à pratiquer quotidiennement sont proposés. Ce n’est pas si contraignant : quelques minutes par jour peuvent suffire.

L’électrostimulation :

L’électrostimulation périnéale peut-être pratiquée chez soi mais également ou en cabinet chez une sage-femme ou un kinésithérapeute. Cette fois, c’est la sonde vaginale qui fait le travail en stimulant les nerfs des muscles du périnée. Ce sont de légers courants électriques qui forcent les muscles à se contracter.

 

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Les protections absorbantes comme palliatif

Si les protections ne permettent pas de guérir l’incontinence, elles apportent un certain confort et évitent les situations gênantes. Les produits sont de plus en plus discrets. Les protections anatomiques sont conseillées pour les incontinences légères à modérées. Les culottes absorbantes s’adaptent à tous les degrés d’incontinence. Les changes complets sont réservés pour les fuites très abondantes et chez les sujets à mobilité réduite (gammes Tena, Confiance, Molicare…).

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Christine Nicolet

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