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Hygiène intime : de la douceur !

Hygiène intime : de la douceur !

14 mars 2016
Une bonne hygiène intime ne consiste pas à multiplier les lavages avec des produits décapants. Le secret : des produits bien adaptés qui agissent sans agresser.

 

Chiffre

Chiffre

50 %
des infections vaginales sont dues à un champignon et provoquées par un déséquilibre de la flore.
Source : Assurance maladie, www.ameli.sante.fr

Si autrefois, parce que c’était considéré comme un péché, les femmes ne touchaient pas leurs organes génitaux et ne les lavaient donc pas, aujourd’hui c’est très différent. Par peur des microbes et/ou des mauvaises odeurs, certaines en font vraiment trop et leur toilette intime tient plus du décapage que de l’hygiène. D’autres ne font pas la différence avec les autres zones de peau et utilisent des produits inadaptés. Conséquences de ces toilettes excessives ou inadéquates : un déséquilibre de la flore vaginale qui favorise les infections. Ceci veut dire que les femmes connaissent encore mal leurs organes génitaux externes et internes, c’est-à-dire la vulve et les éléments qui la composent : les lèvres, grandes et petites, qui protègent le vagin contre les agressions microbiennes et contribuent à maintenir l’humidité, le méat urinaire par où s’écoule l’urine et l’entrée du vagin qui relie la vulve à l’utérus. Les parois du vagin sont souples, élastiques et humides, et ce sont ces propriétés qui lui permettent de s’élargir et de s’allonger lors des rapports sexuels ou de se dilater au moment de l’accouchement. Au fond, un coussinet arrondi fermé : le col de l’utérus. Les tampons qui sont introduits dans le vagin ne risquent donc pas de se perdre à l’intérieur, en revanche ils peuvent être à l’origine d’infections s’ils ne sont pas changés régulièrement.

 

Prendre soin de son intimité à tous les âges de la vie

Comme toutes les cavités naturelles et les muqueuses (bouche, nez, intestin…), le vagin n’est pas un milieu stérile, mais pullule de bactéries, germes et levures. Cela dit, ces micro-organismes sont inoffensifs et constituent même un écosystème protecteur contre les germes agressifs.

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Défenses naturelles

Certaines bactéries appelées lactobacilles fabriquent de l’acide lactique, lequel maintient dans le vagin une acidité normale bloquant la prolifération des germes microbiens les plus fréquents. D’autres bacilles produisent un puissant antiseptique naturel ou encore forment, sur la paroi vaginale, un biofilm lisse qui empêche certains microbes de s’y accrocher et de l’attaquer. Il est donc essentiel de respecter cet équilibre pour préserver les capacités de défenses du vagin.

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Halte aux mycoses !

Ces défenses naturelles peuvent être insuffisantes ou mises à mal à différentes périodes de la vie. Redoublez de précautions et utilisez des produits doux, conçus pour l’hygiène intime. Ils sont à la fois apaisants, hydratants et protecteurs.

  • Dans l’enfance
    L’équilibre de la flore vaginale des petites filles est encore précaire, or elles ne s’essuient pas toujours comme il faut aux toilettes… Ou bien elles se retiennent d’y aller à l’école (parce que c’est sale), au risque de rester toute la journée avec une culotte mouillée, c’est la porte ouverte aux microbes.
  • À l’adolescence
    Les organes génitaux externes de la jeune fille se modifient et la vulve sécrète des pertes blanches. C’est gênant, mais pas inquiétant, sauf si elles sont très abondantes auquel cas il faut voir un médecin.
  • Pendant la grossesse
    Sous l’influence du changement hormonal, les sécrétions vaginales sont plus abondantes. Elles sont sans conséquence si elles sont blanchâtres et indolores. Mais associées à des démangeaisons et à des brûlures, il faut consulter car il peut s’agir d’une infection du col de l’utérus ou du vagin.
  • À la ménopause
    Avec l’arrêt des sécrétions hormonales, la muqueuse vaginale est plus fine, sèche, fragile, et l’acidité locale déséquilibrée, d’où un risque accru d’infection.
  • Prise de certains médicaments
    Les antibiotiques surtout éliminent de nombreux micro-organismes, y compris ceux de la flore vaginale, et les corticoïdes diminuent temporairement les défenses immunitaires. Certaines malades aussi comme les cancers. D’où le passage de champignons normalement inoffensifs vers une forme pathogène.
  • Vêtements trop serrés et synthétiques
    Ils provoquent frottements et macération, propices aux microbes.
  • Hygiène intime insuffisante ou excessive
    Et de plus pratiquée avec des savons et autres produits agressifs
Conseils de pharmacien : comment bien choisir ses produits de soin intime ?

Conseils de pharmacien : comment bien choisir ses produits de soin intime ?

Le pH, qui mesure l’acidité d’un produit de soin ou son alcalinité, est souvent mentionné sur les produits lavants destinés à l’hygiène intime féminine. Demandez conseil à votre pharmacien si vous ne savez pas quel chiffre est adapté à votre cas.
Si vous n’avez ni irritation ni infection, privilégiez des produits doux dont le pH est de 4 à 6 (acide), ce qui correspond à la nature chimique de la vulve et maintient une acidité normale.
Si vous souffrez de mycose, choisissez ceux qui ont un pH neutre (pH 7), voire légèrement alcalin (pH 8-9) pour s’opposer au développement des levures.
Pas de douche vaginale avec canule ou poire, même après un rapport sexuel, c’est une hérésie. Au lieu de nettoyer, vous faites remonter les microbes à l’entrée du vagin et déséquilibrez la flore.
Limitez-vous à la vulve et à la zone interfessière. Avec la main, surtout pas de gants de toilette, vrais nids à microbes.
Après une épilation de cette zone, la peau et les muqueuses sont moins bien protégées, appliquez une crème apaisante pour limiter les irritations.
En voyage ou en vacances, glissez dans votre sac un soin lavant et hydratant pour toilette intime en flacon petit format, pratique, et des sachets pocket de lingettes intimes, qui se jettent en toute discrétion dans les toilettes grâce aux fibres 100 % biodégradables.

 

 À lire aussi : La flore vaginale, un équilibre précieux à respecter
À savoir

À savoir

POUR LES PETITES FILLES AUSSI.
Brûlures au niveau du vagin, surtout quand elles font pipi, impression d’avoir sans arrêt envie d’uriner, rougeurs et parfois écoulement verdâtre… les symptômes évoquent une infection urinaire (cystite) ou vaginale, mais ils sont très souvent dus à une irritation du vagin, asséché par des savons ou des bains moussants de mauvaise qualité. La solution comme pour les adultes : appliquer une pommade apaisante et n’utiliser que des produits lavants doux et hydratants.
Evelyne Gogien

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