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Reins, comment veiller sur eux ?

Reins, comment veiller sur eux ?

15 mars 2016
Personne n’est à l’abri d’une maladie du rein… Or, celle-ci évolue souvent silencieusement jusqu’à sa révélation, au stade des complications. Son dépistage est pourtant facile. On veille sur cet organe précieux.

 

Chiffre

Chiffre

3 millions
Ou presque de Français souffrent d’une maladie de reins, beaucoup sans le savoir… Source : www.fnair.asso.fr, site de la Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux.

Le rein filtre le sang pour éliminer les déchets via les urines, mais pas seulement… Il permet aussi de maintenir constante la quantité d’eau présente dans le corps et d’équilibrer la balance des sels minéraux, tels potassium, sodium, etc. La bonne santé et parfois même la survie en dépendent… Il produit enfin des hormones, des enzymes et des vitamines indispensables par exemple à la fabrication des globules rouges par la moelle osseuse, à la fixation du calcium sur les os ou la régulation de la pression artérielle.

 

Maladie rénale insidieuse

Si les maladies qui touchent les reins sont diverses, le résultat est le même, les néphrons, minuscules unités fonctionnelles du rein, chaque rein en abritant environ un million, sont progressivement altérés. Ce n’est qu’avec une certaine inertie, lorsque les deux tiers d’entre eux sont détruits, que des signes de la maladie apparaissent. Faute donc de signes avant-coureurs, la découverte de la maladie est une totale surprise pour près d’un tiers des patients au stade terminal de leur insuffisance rénale. La prévention est alors impossible et le seul traitement envisageable, en l’absence de préparation à la greffe, est la dialyse, décidée dans la précipitation pour les jours ou semaines à venir.
Particulièrement si l’on est à risque de développer une maladie des reins, diabétique et/ou hypertendu, il convient de surveiller régulièrement sa fonction rénale, sous la supervision du médecin de famille, par un test urinaire, une prise de sang et de la pression artérielle.

 

Prévenir l’insuffisance

Il est toutefois possible d’éviter l’insuffisance rénale et la survenue de ses complications.
Surveillance régulière
C’est la première précaution, notamment en cas de maladie rénale familiale, d’une histoire personnelle de troubles urinaires, et surtout si l’on est hypertendu ou diabétique. Ces deux maladies sont en effet les deux causes les plus fréquentes d’insuffisance rénale.
Tenir compte des signes
La fonction rénale peut être mesurée grâce à une formule simple, dite de Cockcroft, et certains signes doivent mettre la puce à l’oreille, comme des œdèmes des jambes, la soif, des envies d’uriner fréquentes, des crampes, etc.

 

Atténuer la maladie

Aider les reins
Pour éviter que cette maladie chronique ne s’aggrave subitement, il convient également de faciliter la tâche de ses reins en ne les assoiffant pas (gare aux diurétiques et aux gastro-entérites), en leur évitant les médicaments toxiques (comme anti-inflammatoires non stéroïdiens), en soignant une éventuelle infection urinaire.
Prendre les bonnes mesures
Pour enrayer sa progression, on adopte un mode de vie plus sain, en mangeant équilibré (moins riche en protéines) et en bougeant plus. Les bénéfices sont multiples, sur tous les organes et le rein en particulier, directement et indirectement, par la baisse de la pression artérielle et la correction d’un diabète. Le tabac, également accélérateur de complications de maladies rénales, doit bien sûr être arrêté.
Prévenir les complications
Au stade de l’insuffisance rénale avérée, il est toujours possible de prévenir et de traiter les complications qui précipitent vers l’insuffisance terminale, où le recours à une solution de remplacement, rein artificiel (4 à 6 heures par jour 3 fois par semaine) ou greffon, s’avère indispensable. La diététique joue ici un rôle central pour assurer des apports suffisants (calcium, vitamine D, fer et calories) ou modérés (sel, acides, potassium) en certains nutriments.
Éviter le cancer
Potentiellement évitable encore, le cancer du rein, septième cause de décès par cancer. Un sur cinq est effectivement dû à un tabagisme. Autres cancérogènes du rein identifiés, professionnels cette fois, le trichloréthylène (formellement) et des substances chimiques comme le cadmium, les solvants, les dérivés pétroliers ou l’amiante. Enfin, le surpoids et l’hypertension sont deux facteurs de risque reconnus, à l’origine de 13 % des décès par cancer du rein pour le premier, qui multiplie par 2,5 le risque pour la seconde. Les traiter est, à l’inverse, un facteur protecteur…

Conseils de pharmacien : comment garder les reins en bon état de fonctionnement.

Conseils de pharmacien : comment garder les reins en bon état de fonctionnement.


Boire au moins 1,5 litre d’eau par jour, faiblement ou modérément minéralisée, réparti sur la journée.
S’alimenter de façon équilibrée et en quantités modérées, pour empêcher un surpoids, facteur de risque de diabète et d’hypertension artérielle, deux facteurs de risque de maladie rénale.
Arrêter de fumer, et tous les moyens sont bons pour arriver à ce résultat !
Scruter les étiquettes, de plats préparés notamment, souvent trop salés, et ne pas ajouter de sel systématiquement dans une assiette maison, l’excès de sel facilitant la survenue d’une hypertension pour certains et/ou atténuant les effets d’un traitement antihypertenseur.
Faire prendre sa tension régulièrement et plus encore avec l’âge, autre facteur de risque d’hypertension artérielle.
Demander conseil avant de prendre seul des médicaments possiblement toxiques pour le rein.
Réponses d'expert

Réponses d'expert


Pr Pascal Rischmann
chirurgien urologue au CHU de Toulouse.

On doit songer à la greffe dès que l’on envisage la possibilité d’une mise sous rein artificiel (dialyse).

C’est-à-dire lorsque le rein fonctionne décidément trop mal. Une incapacité que l’on mesure sur des analyses biologiques certes, mais surtout la façon dont l’organisme tout entier réagit à cette défaillance rénale. Le travail de préparation de la greffe prend entre six mois et un an, le temps de trouver un greffon, de plus en plus à partir d’un donneur vivant (une fois sur quatre) : une personne de l’entourage est-elle disposée à offrir un rein ? Autant de questions psychologiques, même si le prélèvement du greffon est aussi peu invasif que possible, et aussi éthiques et techniques à régler avant l’intervention, aujourd’hui envisageable même en dehors des « groupes de compatibilité » qui limitaient hier les transplantations.
La greffe est certainement le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminale, parce qu’elle permet une plus grande espérance de vie, un meilleur confort de vie, à beaucoup moindre coût.

Brigitte Blond

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