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Soigner sans résistance les cystites

Soigner sans résistance les cystites

22 juin 2017
Très fréquentes, les inflammations de la vessie sont une des grandes raisons de prise d’antibiotiques… et ainsi d’antibiorésistance. Plaidoyer pour un usage raisonné.

 

Chiffre

Chiffre

 Plus de 3 millions de cystites chaque année en France ! (Haute Autorité de santé)
Reconnaître une cystite « simple » ne présente aucune difficulté. Les signes sont urinaires bien sûr : des brûlures lors des mictions – peu abondantes (quelques gouttes) mais fréquentes –, éventuellement (une fois sur quatre) des traces de sang. Des petits vaisseaux (les capillaires) des voies urinaires peuvent « éclater » parce que fragilisés par l’inflammation. La fièvre, si elle est présente, est discrète, et culmine à 38,5°C.

 

Genre féminin

Une cystite est, dans la plupart des cas (90 %), d’origine infectieuse. Et la source, une bactérie, est toute proche, en particulier chez la femme, ce qui explique que la cystite soit du genre féminin le plus souvent ! Les orifices naturels que sont le méat de l’urètre et l’anus sont voisins, l’intestin abritant, et c’est naturel, des milliards de colibacilles. Sauf dans des cas très particuliers, de malformations de l’arbre urinaire notamment, une cystite ne se transforme pas en pyélonéphrite (une infection en amont de la vessie) si l’on tarde à la traiter.

 À lire aussi : Prévenir les cystites en douceur

 

Témoins indirects

 Dans cette situation d’infection urinaire simple (par opposition à celles qui sont à risque de complications, comme les cystites survenant pendant la grossesse), une bandelette spécifique que l’on trempe dans des urines fraîches chez le médecin renseigne sur la présence des témoins indirects (leucocytes et nitrites) d’une infection. Et la prescription d’un antibiotique est alors « probabiliste », sachant que le germe en cause est un colibacille presque toujours, a priori parfaitement sensible à des antibiotiques bien connus pour leur efficacité « urinaire ».

 

Les antibiotiques ? oui, mais à bon escient

Le « parc » antibiotique est limité, et mieux vaut réserver ces médicaments très efficaces (quand ils le sont encore !) à des infections qui le méritent…

Faire circuler

Les cystites simples se résolvent spontanément dans 25 à 45 % des cas… En attendant une consultation médicale, et donc la confirmation par la bandelette, on lave à grandes eaux les voies urinaires, du rein à la vessie, pour se donner toutes les chances de se débarrasser du microbe.

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Se mettre à la tisane

Un remède deux en un !, qui lave et qui soigne. Dans cette indication, des cystites, on peut tabler sur deux plantes en particulier, complémentaires. La busserole, la plante de référence des infections urinaires, renferme une molécule aux propriétés antiseptiques urinaires. La bruyère, qui l’est à un moindre degré, est surtout anti-inflammatoire, et donc apaise les douleurs, à fortes doses d’extrait sec (en gélules), à prendre de préférence avec une eau bicarbonatée. Ou sous forme de tisane : une poignée de sommités plongées dans un litre d’eau, portées à ébullition, que l’on couvre et laisse infuser 15 minutes, avant de boire tout au long de la journée.

Conseils de Pharmacien : mangez des fibres !

Conseils de Pharmacien : mangez des fibres !

  • La base : boire abondamment, au moins 1,5 litre par jour, et davantage en cas de température.
  • Filer aux toilettes dès que l’envie se fait sentir.
  • S’essuyer d’avant en arrière, pour limiter le risque de contamination fécale.
  • Faciliter le transit intestinal en mangeant des fibres pour éviter que ne stagnent les selles à proximité de l’urètre. Et particulièrement lors d’une grossesse, pour faciliter la libre circulation des urines à une période où le poids du bébé, les dernières semaines surtout, fait pression sur les voies urinaires, empêchant un flux normal.
  • Si les signes persistent après trois jours de traitement ou qu’une récidive survient précocement (dans les deux semaines), une autre consultation est nécessaire, pour un ECBU.
  • Faire pipi après un rapport sexuel dans ces situations particulières de cystites récidivantes.

 

Prendre un antibiotique

Dès le résultat de la bandelette, sur des signes de cystite simple, le traitement proposé est probabiliste, basé sur le fait qu’il s’agit essentiellement d’un colibacille, dont on connaît la sensibilité à certains antibiotiques : la combinaison fosfomycine-trométamol en dose unique ou le pivmécillinam pendant cinq jours. En cas de facteurs de risque de complication, une grossesse, une anomalie des voies urinaires, un « terrain » fragile (le grand âge, une immunodépression, etc.), il est recommandé d’attendre le résultat de l’examen cyto-bactériologique des urines (l’ECBU) pour prendre le médicament qui convient.

Éviter la récidive

Au-delà de quatre épisodes de cystite simple par an (que l’on traite au coup par coup), des cures de cranberry, à la bonne dose (36 mg par jour de proanthocyanidines ou PAC de type A), qui empêche l’adhésion des colibacilles sur la muqueuse de la vessie. La plante peut être utilement associée à la propolis dont on connaît les propriétés antimicrobiennes et stimulantes de l’immunité.

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Réponses d'expert : l’infection urinaire au masculin

Réponses d'expert : l’infection urinaire au masculin

Christian CastagnolaDr Christian Castagnola
Urologue, vice-président délégué à la communication de l’Association française d’urologie

Et les hommes ? Ils font aussi des infections urinaires, qui ne se limitent pas à la vessie, mais englobent la prostate voisine. Cette infection prend différentes formes selon le degré d’atteinte de la vessie et de la prostate, une fièvre élevée témoignant d’une participation forte de la prostate dans ce tableau d’infection urinaire. Sur des envies fréquentes, une tension dans le bas-ventre, etc., une ECBU est indispensable toujours, que l’infection soit ou non à risque de complication, en raison d’un calcul par exemple. Si l’infection est peu « bruyante », avec peu de signes, on peut attendre le résultat de l’ECBU pour ne pas traiter à l’aveugle. Sinon, c’est d’emblée avec des antibiotiques « forts » (les mêmes que pour une pyélonéphrite féminine) que l’on traite cette infection urinaire, avant d’ajuster le tir si cela est nécessaire à la lecture des résultats de l’examen (après 48 heures).

 

Dr Brigitte Blond

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