Les sinusites, au-delà du nez

Les sinusites, au-delà du nez

21 janvier 2022
Une sinusite est bien plus qu’un rhume. Elle doit donc être reconnue pour être traitée et surveillée comme il convient. Visite de cryptes.

 

Creusées dans le massif osseux de la face, ces cavités – les sinus – sont tapissées d’une muqueuse qui sécrète elle aussi du mucus en cas de contamination virale ou bactérienne. Ce dernier s’écoule par les fosses nasales via un petit orifice. Il existe des sinus en différents endroits, toujours par paires et aux alentours du nez, au-dessus des sourcils (frontaux), d’autres tout proches du nez (ethmoïdaux et sphénoïdaux) et enfin au-dessus du maxillaire supérieur (maxillaires). Ce sont ces derniers qui sont le plus souvent le siège d’une inflammation, habituellement à la suite d’une rhinopharyngite. La muqueuse alors congestionnée rend plus étroits les orifices d’écoulement du mucus, plus abondant.

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Au commencement

En plus des éternuements, de l’écoulement, de la congestion, voire d’une petite fièvre, typiques de la rhinopharyngite, la sinusite se traduit par des douleurs de la face, au minimum une sensation de pesanteur, sous les deux yeux, après deux ou trois jours d’un rhume qui s’éternise. Cette congestion des orifices d’origine virale se résout en règle générale spontanément. Toutefois, une surinfection, par une bactérie cette fois, peut se produire dans cette cavité presque close où la circulation du mucus se fait mal. Si donc, après 48 heures de traitement des symptômes du rhume, les douleurs persistent, s’aggravent, deviennent pulsatiles, d’un seul côté, et si l’écoulement est purulent, un avis médical est indispensable.

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Virus ou bactérie ?

Pour ces sinusites maxillaires, l’examen clinique suffit pour évaluer l’intérêt d’un traitement antibiotique en plus du paracétamol pris pour atténuer la douleur (pas d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui sont contre-indiqués dans un contexte infectieux) et des lavages de nez réguliers. Si les douleurs sinusiennes persistent ou augmentent, lorsque ces douleurs, unilatérales, sont accentuées la tête penchée en avant et en fin de journée, et que les écoulements sont en permanence purulents, un « simple » antibiotique (l’amoxicilline) est proposé pour sept jours. On passe à la vitesse supérieure d’emblée, avec une association de médicaments, quand une infection dentaire (de l’arc dentaire supérieur) est manifestement à l’origine de la sinusite ou pour des infections des autres cavités sinusiennes.

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Une polypose naso-sinusienne ?

Une polypose naso-sinusienne ?

La polypose naso-sinusienne (PNS), principale cause de rhinosinusite chronique (qui sévit au-delà de trois mois), toucherait à des degrés divers 1 million de personnes en France. Sur un terrain inflammatoire (d’ailleurs voisin de celui d’un asthme), des polypes bilatéraux en forme de grains de raisin se développent dans les fosses nasales. À la clé, une obstruction nasale, une rhinorrhée, une pesanteur de la face et une perte de l’odorat. La PNS se soigne en première intention par des lavages de nez associés à des corticoïdes locaux.

 

Dr Brigitte Blond

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