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Tout savoir sur les anti-inflammatoires

Tout savoir sur les anti-inflammatoires

28 juin 2018
En cas de douleurs et fièvre, un anti-inflammatoire peut s’avérer efficace. Mais connaissez-vous leurs différentes propriétés ? Distinguer les AIS et les AINS, leurs modes d’administration, les alternatives naturelles… on vous dit tout !

 

Commençons par le point de départ. Une inflammation correspond à la réaction de l’organisme contre une agression extérieure, qu’il s’agisse d’une infection ou d’un traumatisme (suite à un choc ou une blessure). Le corps produit alors des molécules appelées les prostaglandines, provoquant les symptômes suivants : rougeur, chaleur, fièvre, gonflement et douleur.

 

À quoi servent les anti-inflammatoires ?

Les anti-inflammatoires ont pour but de contrer ces réactions chimiques de l’organisme. Ils ont aussi des propriétés analgésiques pour atténuer la douleur, et antipyrétiques pour faire baisser la fièvre. Parmi leurs effets secondaires, les anti-inflammatoires sont susceptibles de provoquer des douleurs gastriques comme des ulcères, c’est la raison pour laquelle la prise est conseillée au cours d’un repas. On distingue deux grandes catégories : les anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

 

Quand prendre des AIS, anti-inflammatoires stéroïdiens

Ce sont les glucocorticoïdes ou corticostéroïdes. C’est-à-dire que leurs molécules sont dérivées de la cortisone et sont proches des corticoïdes sécrétés naturellement par le corps, tout en étant plus puissantes. Ces anti-inflammatoires puissants sont délivrés uniquement sur ordonnance, et ne doivent pas être utilisés en automédication.

 

Quand prendre des AINS, anti-inflammatoires non stéroïdiens

L’ibuprofène appartient à cette catégorie. LES AINS sont indiqués pour soulager les céphalées, et les douleurs chroniques comme l’arthrose ou les rhumatismes. L’ibuprofène peut agir sur les douleurs menstruelles. Les AINS peuvent être utilisés en automédication, en respectant bien la posologie.

Si les douleurs persistent au-delà de quatre ou cinq jours, il faut consulter un médecin. Ils sont déconseillés au-delà des douze premières semaines de grossesse.

 

Orale, cutanée, rectale, intramusculaire : quelle forme d’anti-inflammatoire pour quel effet ?

Il existe différents traitements anti-inflammatoires, voici les voies d’administration possibles.

Les anti-inflammatoires par voie orale

La forme standard, c’est le comprimé ou la gélule, à prendre avec un verre d’eau. Les comprimés peuvent toutefois présenter des spécificités différentes. Par exemple, le comprimé dit « retard » ou LP pour « libération prolongée » : son action est décalée et ses effets plus durables. Il est notamment utilisé dans les douleurs chroniques.

Un comprimé peut aussi être effervescent, c’est-à-dire qu’il se dissout dans l’eau. Cette forme est privilégiée par les personnes qui ont du mal à avaler un comprimé. Le comprimé oro-dispersible est à laisser fondre sur la langue. Pas besoin de verre d’eau, il permet une prise sans délai, dans toutes les situations.

Tous ces comprimés, une fois avalés, transitent par le foie qui les transforme avant action. Quant au comprimé sublingual, que l’on laisse fondre cette fois sous la langue, il passe directement dans le sang, par les réseaux veineux, et agit donc plus rapidement pour soulager la douleur.

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Les anti-inflammatoires par voie cutanée

Ces anti-inflammatoires se présentent sous forme de pommade, crème, gel et s’appliquent directement sur la peau, en localisant l’inflammation. Cette forme est notamment utilisée chez les sportifs, pour soulager les douleurs liées à une entorse bénigne, une contusion, une tendinite ; ou encore pour soulager une arthrose.

Les anti-inflammatoire par voie rectale

Il s’agit du suppositoire, plutôt conseillé le soir avant de dormir. Il a l’avantage de présenter une action de libération très rapide parce qu’il n’est pas métabolisé par le foie, mais directement assimilé dans le sang par le réseau veineux.

Les anti-inflammatoire par voie intramusculaire

Une injection permet de doser le médicament afin d’obtenir l’action la plus puissante. Dans ce cas, les anti-inflammatoire sont uniquement administrés en cas d’urgence, par le personnel soignant, et bien évidemment de façon exceptionnelle.

 

Les risques associés aux anti-inflammatoires

Forts utiles lorsqu’ils sont utilisées de manière modérée et sur de courtes durées, les anti-inflammatoires présentent à la longue des risques pour la santé. Ils comportent en effet des risques d’addiction, et peuvent provoquer la mort par surdosage… Si vous êtes amenés à prendre régulièrement des anti-inflammatoires en raison de douleurs chroniques, le test de Pomi (pour Prescription Opioid misuse index) permet de vous tester sur une éventuelle addiction. Voici les six questions à vous poser :

  • Vous arrive-t-il de prendre plus de médicaments que ceux qui vous sont prescrits ?
  • Vous arrive-t-il de prendre plus souvent vos médicaments ?
  • Vous arrive-t-il de faire renouveler votre traitement contre la douleur plus tôt que prévu ?
  • Vous arrive-t-il de vous sentir bien ou euphorique après avoir pris votre antalgique ?
  • Vous arrive-t-il de prendre votre médicament antalgique parce que vous êtes tracassé, pour faire face à d’autres problèmes que la douleur ou les surmonter ?
  • Vous arrive-t-il de consulter plusieurs médecins et les urgences pour obtenir vos antalgiques ?

Si vous avez répondu « oui » à deux questions ou plus, il est conseillé de consulter votre médecin afin d’en discuter avec lui.

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Les anti-inflammatoires naturels comme alternatives

Il existe aussi des moyens non médicamenteux d’atténuer une inflammation. En voici quelques exemples.

En cas de choc, on connaît bien la technique de la glace : le froid exerce une action anti inflammatoire qui soulager la douleur.

Les feuilles de cassis stimuleraient la production naturelle de cortisone. Les omégas 3, que l’on retrouve dans le saumon, l’huile de colza ou encore les graines de lin, recèlent aussi des propriétés anti-inflammatoires, tout comme le curcuma associé au poivre, ou encore l’ail frais et le gingembre. La propolis, sous forme de gomme à mâcher, est précieuse en cas d’inflammation de la sphère ORL. Et le basilic en infusion, contre les inflammations du tube digestif et des voies urinaires.

L’eucalyptus citronné apaiserait les inflammations de sportifs telles que les tendinites, les élongations et les déchirures musculaires. Notons également l’huile essentielle de lavande et ses vertus anti-inflammatoires pour la peau, ainsi que le système digestif et les voies respiratoires. L’huile essentielle de laurier n’est pas en reste. La reine-des-prés est également remarquable parmi les anti-inflammatoires naturels.

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Sylviane Gougeon

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