Ronflements ou apnées du sommeil

Ronflements ou apnées du sommeil

22 janvier 2021
« Ma femme s’inquiète de mes ronflements bruyants avec des arrêts respiratoires… », Georges, 51 ans

 

Source de discorde ou sujet de plaisanterie au sein des couples, le ronflement représente aussi un risque pour la santé s’il s’accompagne d’apnées du sommeil. Les ronflements s’expliquent par un relâchement musculaire au niveau de la gorge qui produit un rétrécissement du pharynx. Lorsque les voies aériennes supérieures s’obstruent complètement, un arrêt du flux respiratoire (apnée) survient. Sa fréquence peut aller jusqu’à plus d’une centaine de fois par nuit. Les pauses respiratoires durent généralement de 20 à 40 secondes et jusqu’à une ou deux minutes dans les cas graves. La reprise de la respiration est bruyante et s’accompagne de micro-éveils brefs avec sensation d’étouffement. Ils ne sont pas toujours perçus par le dormeur, ils sont le plus souvent rapportés par l’entourage.

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Des accidents professionnels et cardiaques

Il faut commencer à s’inquiéter quand on ressent une fatigue inexpliquée au réveil ou qu’on souffre de somnolence et d’endormissement pendant la journée, à n’importe quel moment et de façon imprévisible. La diminution de la vigilance et l’altération des fonctions cognitives peuvent affecter la vie quotidienne et professionnelle voire provoquer des accidents, notamment de la circulation. De plus, chaque nouvelle apnée provoque un stress pour le cœur et le cerveau et le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) peut favoriser l’apparition de maladies cardiaques graves. À noter, la prévalence du SAS est plus fréquente chez les diabétiques et les personnes en surcharge pondérale. Les autres facteurs favorisants sont l’âge, la fatigue excessive, la prise d’alcool, de tranquillisants et de somnifères.

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Un appareillage nocturne

Le traitement de première ligne pour les symptômes d’apnées obstructives graves est la respiration nocturne spontanée en pression positive continue (PPC). Appliquée à l’aide d’un masque nasal, elle consiste à envoyer de l’air avec une pression qui maintient ouvertes les voies aériennes supérieures. La PPC ne nécessite ni médicament ni chirurgie mais le port d’un masque relié à un appareil de pression pendant toute la nuit est une contrainte parfois difficile à accepter.

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Le recours aux orthèses mandibulaires

En cas de SAS légers et modérés, on peut avoir recours à des orthèses de propulsion mandibulaire ou d’avancée bimaxillaire : placées à l’intérieur de la bouche, elles agrandissent les voies aériennes supérieures. Cette intervention n’est pas toujours facile à réaliser car elle exige un bon état dentaire. Le recours à la chirurgie intervient quand il faut procéder à une modification anatomique de la sphère ORL. Les dispositifs pulvérisateurs buccaux et nasaux et les dilatateurs nasaux sont surtout efficaces sur le ronflement.

Christine Nicolet

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