« Ronflant très fort, je redoute d’être atteint d’une apnée du sommeil. », Germain, 51 ans

« Ronflant très fort, je redoute d’être atteint d’une apnée du sommeil. », Germain, 51 ans

11 février 2022
De simples ronflements ne sont pas forcément le signe d’une apnée du sommeil contrairement aux arrêts respiratoires incomplets – appelés hypopnées – qui doivent eux alerter.

 

Les troubles respiratoires au cours du sommeil sont très fréquents. Ils touchent les femmes surtout après la ménopause et près de 9 % des hommes. Certains se manifestent par un simple ronflement ou des ronflements très sonores avec des efforts respiratoires. En l’absence d’autres signes altérant la qualité de vie et celle du sommeil, il n’y a pas d’urgence à faire un bilan. Il faut commencer à s’inquiéter lorsque le sommeil se complique d’hypopnées se manifestant par des arrêts respiratoires incomplets – de l’air continue de passer – et répétés durant lesquels le pharynx est rétréci. On parle du syndrome d’apnée du sommeil (SAS) quand le pharynx se ferme complètement et bloque la circulation de l’air. L’arrêt du flux aérien naso-buccal est considéré comme pathologique lorsqu’il dure plus de dix secondes. En général, le dormeur repend sa respiration en quelques secondes lors de micro-éveils dont il n’a pas conscience – les signes nocturnes sont surtout rapportés par l’entourage. Les symptômes associés sont une fatigue au réveil, des céphalées matinales, des troubles de la mémoire, un syndrome dépressif.

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Faciliter le passage du flux aérien

À long terme, les complications du SAS sont une hypertension artérielle, une insuffisance cardiaque, des accidents vasculaires cérébraux et une aggravation du risque d’infarctus du myocarde. On attribue même aux troubles du rythme cardiaque la possibilité de mort subite au cours du sommeil. Les personnes les plus à risque sont les hypertendus, les obèses et les cardiaques. La première démarche est le respect de quelques mesures hygiéno-diététiques : éviter les fatigues excessives, la prise d’alcool et de tranquillisants le soir, et envisager la perte de quelques kilos en cas de surpoids. Dans les cas légers à modérés de SAS, l’une des solutions est d’agrandir les voies aériennes supérieures pour faciliter la circulation de l’air. Des orthèses d’avancée mandibulaire sont alors placées à l’intérieur de la bouche pour propulser la mâchoire inférieure en avant. La respiration nocturne spontanée en pression positive continue (PPC) est surtout recommandée pour les cas plus graves. Elle consiste à porter durant la nuit un masque relié à un compresseur d’oxygène qui souffle de l’air sous pression. La PPC assure le maintien des voies aériennes supérieures ouvertes, mais le traitement est uniquement palliatif.

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