RESILIENCE

La résilience, ou comment guérir de ses blessures

13 avril 2017
Le terme de résilience est très souvent utilisé quand on parle de traumatismes, de stress post-traumatique… Mais que signifie exactement ce mot ? La résilience s’apprend-elle ou est-elle innée ? Sommes-nous tous égaux face à la résilience ? Eléments de réponses…

 

À l’origine, le terme de résilience est purement d’ordre physique. Il désigne la capacité d’un corps à résister à un choc. Il a ensuite été utilisé dans le domaine de la psychologie pour qualifier l’aptitude à se remettre d’un traumatisme (qu’il s’agisse d’un deuil, d’une agression, d’un abandon…), à le surmonter pour continuer à vivre son existence de manière positive, en dépit du stress engendré.

 

La résilience, une vision fondamentalement optimiste

Le terme de résilience a été popularisé grâce aux travaux du psychiatre et psychanalyste français Boris Cyrulnik. Dans l’un de ses premiers livres, Un merveilleux malheur, il écrit : « On s’est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d’épreuves immenses et se faire une vie d’homme, malgré tout. Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d’organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis. C’est celui de résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l’adversité. En comprenant cela, nous changerons notre regard sur le malheur et, malgré la souffrance, nous chercherons la merveille. »

La résilience, Boris Cyrulnik y est d’ailleurs personnellement confronté : ses parents ont été déportés lors de la Seconde Guerre mondiale et il a lui aussi été victime d’une rafle, dont il a réussi à s’enfuir. Jusqu’à la Libération, il vit ainsi au gré des familles d’accueil – une quarantaine. Devenu adulte, il n’aura de cesse de défendre dans ses nombreux ouvrages que le malheur n’est pas une destinée, mais que l’on peut toujours s’en sortir. Voilà une belle leçon d’optimisme.

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La résilience : un scénario bien rodé pour sortir du traumatisme

La résilience est une trajectoire, un processus en plusieurs étapes. Les spécialistes de la question les ont listées de manière assez précise. Dans un premier temps, juste après le traumatisme, la personne résiliente passe par une phase de révolte et de refus de se laisser contrôler par cet événement négatif. Elle cherche alors en elle des ressources pour s’en sortir, en faisant appel au rêve, au défi. Le déni fait lui aussi partie du processus, la personne se construisant une espèce de carapace vis-à-vis du monde extérieur. Enfin, divers outils peuvent être utilisés pour aller de l’avant : appel à l’autorisation, mise en œuvre d’un processus créatif (par exemple, écrire son histoire).

 

La résilience est-elle innée ou acquise ?

Une chose est sûre : nous ne sommes pas tous égaux devant la résilience. Certains réussiront ainsi mieux que d’autres à surmonter les épreuves de la vie. À quoi cela est-il lié ? Les spécialistes affirment qu’il y a certes quelques composantes génétiques (certains cerveaux produisent davantage de substances euphorisantes que les autres) mais que l’histoire personnelle de chacun est un facteur déterminant. Celle-ci s’ancre dès les tout premiers instants de vie, et plus précisément dans les touts premiers contacts du bébé avec sa mère. Ceux-ci seront le socle de développement sur lequel le bébé, l’enfant puis l’adulte s’appuieront. Si cet environnement est suffisamment sécurisant, l’attachement suffisamment prégnant, la personne pourra se construire avec une confiance en elle et en les autres qui lui permettra d’être résilient. Mais rassurez-vous : il est également possible d’apprendre la résilience. Cela demande un véritable travail personnel notamment sur sa façon d’appréhender les événements et de les interpréter, mais cela est possible.

 

 

Alix Lefief

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