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Rencontre avec Zazie

07 décembre 2016
Après avoir sorti son 9ème album qui reflète l’amour sous toutes ses formes, Zazie revêt une nouvelle fois la robe de juré pour la 6ème saison de The Voice sur TF1. Rencontre avec une optimiste, par choix et par nature.

 

Votre dernier album s’intitule Encore heureux. Pourquoi « encore » ?

Le monde est morose, c’est la crise. Nous vivons tous des choses difficiles. Mais il y a, encore et toujours, des possibilités d’injecter dans nos vies des petites poésies au quotidien. Par exemple, regarder un coucher de soleil avec quelqu’un, que ce soit son compagnon, un ami ou sa fille. Cela existe en soi, quel que soit l’état dans lequel nous nous trouvons. Le bonheur n’est pas une planète, mais ces moments de grâce existent encore.

La plupart des chansons sont « sentimentales ». En la matière, faut-il tout se dire ?

Je n’ai toujours pas tranché, mais je suis plutôt pour le fait de dire la vérité. Un amour peut durer quand, justement, l’autre est tombé de son piédestal. C’est lorsqu’il ne se réduit plus à une image ou à un fantasme projetés sur lui que cela devient intéressant. Parmi les couples que je connais, ceux qui atteignent et font durer la jovialité de cette sorte de compagnonnage sont constitués de personnes conscientes de leurs imperfections et qui s’en satisfont. Cela permet d’aimer quelqu’un sans le fantasmer et d’être aimé pour ce que l’on est – et non pour ce que l’on n’est pas. Oui, je pense que le mensonge peut être l’ennemi du couple.

Avec « Pise », on sent que, des hauts et des bas de l’amour, vous tendez à ne garder que les premiers…

C’est une force ! Mais, parfois, en gommant ces petits moments qui penchent, nous pouvons être dans une sorte de déni. Le fait d’aimer, c’est déjà une inclinaison par rapport à l’autre. Ce qui penche, c’est peut-être l’humanité. Je trouve que c’est bien d’accepter le fait que l’on ne soit pas droit. Il y a un manque de souplesse dans le côté vertical. Il faut savoir slalomer en douceur, et accepter que nos défauts puissent être une qualité. C’est cela qui fait notre relief, si nous l’assumons en toute honnêteté. 

La chanson « Discold » tourne autour du jeu de la séduction. Est-on obligé de jouer en amour ?

J’aimerais bien que l’on puisse se passer de ce jeu mais je crois que le fameux « suis-moi, je te fuis » existe quand même. Je pense que nous avons besoin d’un petit prologue qui est une sorte de danse de séduction. Nous visons tous la même chose et on va tous finir dans le même endroit !

L’humour est-il une arme efficace pour changer les mentalités ?

L’humour, c’est déjà se moquer de soi-même avant tout. Si on ne prend que les autres pour cible, ce n’est pas fair-play. Avec « Oui-filles », j’ai voulu faire une chanson qui aborde la cause des femmes. C’est complexe : nous avons acquis un tas de libertés ; nous voulons être indépendantes ; et, en même temps, nous désirons élever nos enfants. Nous sommes les premières à nous y perdre. C’est ce qui fait notre complexité et notre charme ! C’est bien de savoir dire non parfois, mais je ne sais pas si ce non est perçu comme très féminin… Avec cette chanson, je voulais dire à la planète hommes : « Oui, vous êtes un peu paumés parfois ; mais nous aussi, nous le sommes. Nous sommes des mères, mais n’oubliez pas la fille qui existe en nous ! »

Après l’écoute de la dernière chanson « Adieu tristesse », il ressort de ce disque une idée de rédemption.

Dans toutes les épreuves de la vie que l’on peut traverser, que ce soit une séparation ou une difficulté particulière, il y a des questions à se poser avec honnêteté. Les reproches que l’on fait à l’autre, on pourrait se les adresser à soi. L’amour est comme un muscle. Au début on prend l’ascenseur, et après on prend l’escalier – et ça nous donne de belles jambes !

Êtes-vous prévoyante en ce qui concerne votre santé ?

J’ai une bonne nature et je tombe rarement malade. Je n’aime pas l’idée de me détruire, je ne suis donc pas dans la transgression. Je suis une mère et, tant que ma fille ne m’aura pas lâché la main, je me dois d’être un parent correct. Je pense que ce qui nous rend malades, ce sont nos névroses. Quantité de gens ont peur de mettre un pied dehors, mais attrapent une maladie avant même de sortir. Le meilleur soin qui soit, c’est le sommeil. J’ai la chance de pouvoir m’endormir n’importe où… Et je suis très équipée pour faire un somme un peu partout, dans le train ou ailleurs.

Et pour rester en forme, que faites-vous ?

J’adapte mes activités en fonction des saisons et de l’environnement. L’été, au bord de la mer, la natation ou la plongée ont ma préférence. L’hiver, c’est le snowboard. J’ai pratiqué longtemps le yoga et j’aime bien être à l’écoute mon corps. C’est capital pour éviter de devoir recourir à une médecine très allopathique, qui ne soigne que le bobo symptôme. Je préfère me tourner vers des médecines douces, comme la chinoise, qui mettent plus l’accent sur la prévention. Le massage devrait être remboursé par l’Assurance maladie ! C’est une manière de renouer avec notre corps, une sorte de soin rempli d’humanité, de chaleur et de tendresse.

Quelles sont vos astuces en matière de beauté ?

J’hydrate énormément ma peau avec des produits naturels que je trouve plutôt en pharmacie. J’aime bien l’odeur des produits Nuxe en particulier. Dans la journée, je me maquille très peu ; je ne mets pas de fond de teint – juste de l’anticernes. La bonne humeur est l’un de mes plus importants secrets de beauté !

Avez-vous peur du temps qui passe ?

J’ai axé ma vie sur autre chose que l’apparence. Le temps qui passe ne m’inquiète pas mais je suis comme toutes les femmes : cela ne me réjouit pas. Avec le temps, on se libère des diktats. Plus il passe et plus je suis en accord avec moi-même, même si je constate parfois des choses qui ne me plaisent pas. Quand on avance en âge, il faut être content de ce qu’on est et de ce qu’on n’est plus !

 

À écouter

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cover-album-zazieENCORE HEUREUX
Le 9e album de Zazie contient 11 chansons dont « Oui-filles », « Pise », « Petroleum », « Discold », « Adieu tristesse »… Chez Mercury.
À voir

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THE VOICE
Retrouvez Zazie en tant que membre du jury de la 6e saison de The Voice sur TF1 en compagnie de Mika, Florent Pagny et M Pokora à partir du 6 janvier 2017.

 

 

Propos recueillis par Didier Galibert

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