Réguler sa transpiration grâce aux plantes

Réguler sa transpiration grâce aux plantes

08 juillet 2022
Si la transpiration est naturelle, elle peut parfois constituer une gêne. Des déodorants végétaux sans sels d’aluminium et quelques mesures de bon sens permettent d’y remédier.

 

Transpirer après un effort physique, quand il fait très chaud ou que l’on a de la fièvre, c’est normal et même indispensable. La sueur permet en effet de maintenir le corps à une température de 37 °C, d’éliminer les toxines et d’hydrater la peau en limitant l’évaporation de l’eau. Elle est sécrétée par deux types de glandes sudoripares. Les glandes eccrines, qui produisent une sueur inodore composée d’eau (à 99 %), de sels minéraux et d’acide lactique ; nous en avons environ 3 millions sur tout le corps, et particulièrement sur les paumes des mains, les plantes des pieds et le front. Contrairement à elles, les glandes apocrines, plus grosses mais moins nombreuses, ne s’activent qu’à partir de la puberté sous l’influence des hormones et sont localisées dans des zones précises : aisselles, organes génitaux, poitrine. Plus riche en corps gras, la sueur qu’elles produisent se transforme au contact des bactéries naturellement présentes à la surface de la peau, et peut devenir malodorante.

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Poils et baskets

La présence de poils peut accentuer l’odeur de transpiration car ils constituent un milieu propice au développement de la flore bactérienne. Le port de chaussures fermées comme les baskets, qui ne laissent pas les pieds respirer, favorise aussi la macération et la prolifération des bactéries qui donnent une odeur de fromage caractéristique… Mais quand la transpiration excessive est généralisée, une maladie peut être en cause (diabète, hyperthyroïdie, infection…) ou bien l’obésité, des problèmes psychologiques (anxiété, angoisses récurrentes), certains médicaments, la ménopause (bouffées de chaleur). Dans ce cas, elle est du ressort du médecin.

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Le plus souvent cependant, le recours à des produits naturels et des mesures simples suffisent : éviter alcool, tabac, café et plats épicés, qui stimulent la production de sueur ; utiliser un savon doux une à deux fois par jour et bien se sécher ; épiler les aisselles ; porter des vêtements amples en fibres naturelles…

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Sauge et citron

Certaines plantes permettent d’atténuer la transpiration quand elle est gênante. La sauge notamment (infusions, sprays, gélules), connue depuis la Haute Antiquité pour ses effets antitranspirants. Mais aussi le citron et le thé vert. Quelques produits en pharmacie garantis sans sels d’aluminium : gélules Sauge bio écoresponsable (Nat & Form), déodorant aux 3 huiles essentielles (Puressentiel), déodorant roll-on Vent de Citrus (Sanoflore), déodorant à la sauge en spray (Weleda), Spirial spray végétal (SVR), déodorants bio en stick solide ou roll-on rechargeable (Respire).

Les grands moyens

Les grands moyens

Si la transpiration excessive est localisée aux mains, aux pieds ou aux aisselles et qu’aucune cause n’a été suspectée, le médecin (généraliste ou dermatologue) peut prescrire des antitranspirants locaux. Ils obstruent les glandes sudoripares mais sont souvent irritants. Ou des séances d’ionophorèse pour réduire la production de sueur. Pieds et mains sont plongés dans un récipient d’eau où passe un courant de faible intensité. Sur les aisselles, sont appliquées des éponges mouillées munies d’électrodes. C’est efficace mais ça picote.

 

Evelyne Gogien

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