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Rayons UVA, UVB, infrarouges : à quel indice se vouer ?

Rayons UVA, UVB, infrarouges : à quel indice se vouer ?

29 juin 2017
Quels sont les dangers des différents types de rayons solaires ? Quelles crèmes solaires et quel indice de protection choisir pour s’en protéger ? On fait le tour du sujet.

 

Si le soleil est bon pour le moral, il ne l’est pas du tout pour la peau. Il paraît bien loin le temps où seuls les UVB inquiétaient les dermatologues. Avec les progrès de la connaissance, les rayons UVA longs et les infrarouges sont aujourd’hui identifiés comme très nocifs pour la peau, et ils nécessitent une protection adaptée pour se prémunir de leurs effets délétères.

 

UVA, UVB et infrarouges, les différents rayonnements UV

 Le rayonnement solaire qui parvient jusqu’à nous se décompose en trois types de rayons UV, qui vont de pas sympa du tout à franchement méchants.

Les UVB, responsables du bronzage, s’arrêtent aux couches superficielles de la peau (épiderme et derme). Ils représentent seulement 5% du rayonnement solaire, mais sont très puissants. Ils provoquent des brûlures, accélèrent le vieillissement des cellules et favorisent l’apparition de cancers cutanés. Pas sympa donc.

Les UVA, plus nombreux que les UVB puisqu’ils représentent 95% du rayonnement solaire, pénètrent en profondeur. Ils agissent sur tous les fronts : photovieillissement de la peau, allergies cutanées, mutations de l’ADN entraînant des cancers cutanés… Ils sont d’autant plus sournois que, lorsqu’on est protégé des UVB et du risque de coup de soleil, on a tendance à s’exposer plus longtemps aux UVA.

Dans la famille des UVA, mentionnons l’existence des UVA longs (75% environ des UVA), de vrais gangsters capables de traverser les vitres et de pénétrer encore plus profondément dans la peau où ils endommagent allègrement le collagène et l’élastine, produisent des radicaux libres en pagaille et touchent l’ADN, ce qui entraîne l’apparition de cancers de la peau. Cerise sur le gâteau : hiver comme été, l’intensité de ces UVA longs reste constante.

Restent les infrarouges, dont la longueur d’onde bien supérieure à celle des UV leur permet d’atteindre les couches les plus profondes la peau. Ils y produisent des radicaux libres en quantité, susceptibles d’endommager l’ADN, d’altérer le fonctionnement des cellules et de provoquer un vieillissement accéléré. Des vrais méchants également, même si on apprécie (à doses modérées) la sensation de chaleur qu’ils suscitent lors de l’exposition au soleil.

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Comment se protéger des UVB ?

Contre ces rayons, c’est l’indice FPS (facteur de protection solaire) ou SPF (sun protection factor) qui sert de référence. 10, 15, 20, 30 ou 50, le choix se fait selon votre phototype de peau. Que signifient ces chiffres ? Un indice 20 retardera de 200 minutes le temps nécessaire pour attraper un coup de soleil que l’on aurait sinon contracté en 10 minutes. D’où la nécessité de renouveler fréquemment l’application. Autre nuance d’importance : ce temps de protection est calculé de manière théorique, en considérant que l’on applique 2 milligrammes de produit par cm² de peau, ce qui représente un tartinage consciencieux et méthodique que nous sommes rares à effectuer.

Autre mise en garde importante : même une forte protection solaire n’induit pas un blocage total des rayons. Ainsi, même un indice 50 laissera encore passer 5% des rayons UVB, quand une protection 50+ les limitera à 2%. Les peaux déjà habituées au soleil ou naturellement mates (phototype supérieur à 4) fondront pour le Spray Lacté Visage et Corps SPF 20 de Nuxe Sun, qui protège contre les UVA et les UVB. Bioderma propose une Eau de Soin SPF 30 Hydrabio. Vaporisée en fine brume, elle procure une sensation de fraîcheur délicieuse tout en protégeant la peau des UV.

 

Peut-on arrêter les UVA ?

Si les crèmes solaires d’antan ne tenaient compte que des UVB, les produits solaires offrent désormais un large spectre et sont formulés pour offrir aussi un bouclier protecteur contre les UVA et leurs dangers. La règlementation impose aujourd’hui un FPS UVA dans les crèmes de protection solaire, avec un ratio de 1 à 3 entre l’indice UVB et l’indice UVA. Ainsi, si vous achetez une crème solaire FPS 30 UVB, vous disposerez d’un indice de protection 10 contre les UVA. Cela est rendu possible par une combinaison de filtres capables de bloquer à la fois les UVB et les UVA, et les empêcher de pénétrer l’épiderme et le derme. Ce ratio de 1 pour 3 est un minimum, et certains produits proposent aujourd’hui des filtres anti UVA aussi forts que le FPS. Les peaux claires sensibles apprécieront la formule fluide de l’Emulsion solaire visage FPS 50 de Solaire Biafine, intégrant des filtres anti UVA et UVB à large spectre et des antioxydants contre les radicaux libres. Eucerin propose aussi une gamme Sun Allergy développée pour les peaux sujettes aux allergies solaires, qui contient, en plus des filtres anti UVA et UVB, de l’alpha-glucosy-rutine, un composé végétal antioxydant qui renforce la protection de la peau contre les radicaux libres, principaux responsables des allergies solaires.

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Comment se défendre des infrarouges ?

Ici, le bât blesse, car il n’existe pas de molécules capables d’absorber le rayonnement infrarouge. Certains laboratoires ont développé des produits de protection solaire intégrant des réflecteurs qui atténuent leur rayonnement, associés à des antioxydants pour neutraliser l’action des radicaux libres. Les laboratoires Lancaster innovent sur ce créneau avec la gamme Sun Beauty, qui offre une protection complète contre les UVA, UVB, les infrarouges grâce à sa technologie Full Light. Lait Velours SPF 50, gelée teintée SPF 30, ou Lait Soyeux Bronzage Sublime SPF 15, chacun trouvera écran à sa peau. Citons aussi les Laboratoires de Biarritz, dont la gamme Algamaris contient un actif exclusif, l’Alga-Gorria, qui possède un pouvoir antioxydant jusqu’à 5 fois supérieur à celui des vitamines C et E.

 

Des nuances à prendre en compte

Avec l’obligation d’intégrer des filtres UVA et UVB, certains s’interrogent sur les risques d’allergies ou d’intolérance induits par la multiplicité des filtres chimiques utilisés dans les crèmes. Quant aux infrarouges, le Dr Damien Downing, auteur du Bon Usage du soleil, explique qu’en plus de nous faire ressentir la chaleur du rayonnement solaire et de nous alerter sur la durée d’exposition, ils permettent de mieux tolérer les rayons UV. Des chercheurs ont exposé des cellules de peau à un rayonnement infrarouge, puis à un rayonnement UV : ces tests ont montré que l’exposition préalable aux infrarouges protégeaient les cellules des dommages causés par les UV. Le Pr Louis Dubertret, dermatologue à l’hôpital St Louis à Paris, défend l’hypothèse que les organismes vivants seraient préparés à supporter le rayonnement UV par l’exposition préalable aux rayons infrarouges. Les filtres anti-UV pourraient donc perturber notre capacité à les supporter… Ces questionnements scientifiques sont une invitation à profiter des bienfaits du soleil, essentiel à la production de la non moins essentielle vitamine D, sans en abuser.

Sur ces bonnes paroles, bonnes vacances à vous.

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Clémentine Garnier

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