CYSTALIA
ENDOMETRIOSE

Qu’est-ce que l’endométriose ?

25 janvier 2018
Quelles sont les causes de cette maladie de l’endomètre ? Quels symptômes provoque l’endométriose ? Quels traitements existent pour soulager les femmes qui en sont atteintes ? Rend-elle forcément infertile ? Explications en 5 points.

 

L’endométriose fait de plus en plus parler d’elle, et toucherait aujourd’hui 1 femme sur 10 en âge de procréer. C’est du moins le chiffre établi à partir du nombre de femmes chez qui elle est diagnostiquée, ce qui fait dire aux spécialistes du sujet que davantage de femmes sont concernées. Cette maladie chronique est provoquée par une migration de cellules endométriales en dehors de l’utérus, ce qui a de nombreuses conséquences.

 

Définition de l’endométriose

Lors d’un cycle menstruel normal, l’endomètre, le tissu qui recouvre les parois de l’utérus, s’épaissit avant l’ovulation, sous l’effet des hormones, afin de favoriser une éventuelle nidation d’un ovule fécondé. Sans début de grossesse, il est ensuite éliminé lors des règles. Ça, c’est quand tout va bien.

Chez les femmes atteintes d’endométriose, des cellules d’endomètre remontent dans les trompes et migrent dans les organes voisins de l’utérus, provoquant des adhérences, lésions et kystes. Comme la muqueuse utérine, ces cellules réagissent aux variations des hormones ovariennes, et grossissent au fil des cycles. Ces lésions apparaissent le plus souvent sur les ovaires, les ligaments soutenant l’utérus, le vagin, le rectum et la vessie, sachant que leur répartition et forme varie d’une femme à l’autre.

À partir de la ménopause, la maladie reflue d’elle-même, mais une surveillance doit toutefois être maintenue si la femme prend des traitements hormonaux de substitution.

 

Symptômes et diagnostic de l’endométriose

Si la forme de la maladie varie d’une patiente à l’autre, la très grande majorité ressent de fortes douleurs pelviennes récurrentes, notamment lors des règles, qui sont à l’origine de la consultation permettant de poser ensuite un diagnostic. Ces douleurs intenses sont provoquées par les lésions sur les organes qui se congestionnent lors des règles, provoquant de mini hémorragies localisées qui se confondent avec le sang des règles. Elles peuvent aussi gêner la vie sexuelle de la patiente en provoquant une dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels). Dans certains cas, la maladie est asymptomatique et mise en évidence lorsque la patiente consulte pour des problèmes de fertilité.

En raison de ces symptômes imputables à de nombreuses autres causes, le diagnostic tarde souvent à être posé, laissant à la maladie le loisir de gagner du terrain. Selon la localisation des kystes, certains peuvent être détectés lors d’un examen vaginal, mais pour la plupart, un examen échographique ou IRM sera nécessaire pour confirmer le diagnostic et évaluer l’étendue des lésions.

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Causes de l’endométriose

Le flou règne encore sur l’origine de cette maladie. Parmi les hypothèses jugées les plus crédibles, on recense la possibilité d’une transplantation de cellules endométriales suite à un acte gynécologique ou chirurgical, comme une épisiotomie, une césarienne ou une laparotomie (incision de l’abdomen pour intervenir sur d’autres organes pelviens ou abdominaux). D’autres évoquent des facteurs hormonaux pour expliquer la transformation du tissu normal en tissu endométrial.

Les menstruations rétrogrades pourraient aussi être en cause. Qu’est-ce donc ? On parle de menstruations rétrogrades lorsque le sang des règles ne peut s’écouler correctement par le vagin, en raison d’un col rétréci ou cicatriciel, obligeant les menstruations à refluer dans les trompes jusqu’à « déborder » dans le petit bassin. Les fragments d’endomètre évacués dans le sang menstruel pourraient alors adhérer sur les organes voisins et grossir peu à peu.

Toutefois, de nombreuses femmes étant concernées de manière occasionnelle ou régulière par les menstruations rétrogrades sans pour autant développer de l’endométriose, la question de facteurs annexes reste entière.

Derniers responsables sur lesquels la recherche se penche : les perturbateurs endocriniens et autres facteurs environnementaux, susceptibles de provoquer des anomalies dans l’activité des gènes. Un point qui met tout le monde d’accord : les antécédents familiaux augmentent le risque de développer la maladie.

 

Fertilité et endométriose, le mauvais duo

Lorsque les lésions causées par l’endométriose touchent les ovaires et/ou les trompes, cela perturbe, voire bloque la libération de l’œuf puis sa descente jusque dans l’utérus s’il a été fécondé. Les spécialistes s’accordent pour estimer que 20 à 50% des patientes consultant pour un problème de fertilité souffrent d’endométriose, et que 30 à 40% des patientes souffrant d’endométriose ont un problème d’infertilité1.

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Traitement de l’endométriose

En fonction de l’intensité des douleurs provoquées par la maladie et de son avancée, plusieurs traitements de l’endométriose peuvent être envisagés, sachant qu’aucun n’est définitif mais qu’ils permettent d’enrayer la progression de la maladie pendant un temps donné. Comme l’endométriose se nourrit d’œstrogènes, le premier traitement proposé est de bloquer les règles avec une pilule en continu ou un stérilet hormonal, ce qui améliore considérablement le quotidien des patientes.

En deuxième recours, on peut envisager de provoquer une ménopause artificielle via l’injection d’hormones pendant une période de cure. Enfin, si ces options thérapeutiques n’ont pas fonctionné, l’intervention chirurgicale sous coelioscopie peut être proposée afin d’éliminer les lésions et tissus malades, diminuer la douleur et favoriser la fertilité.

Chaque cas d’endométriose étant unique, chaque patiente recevra un conseil différent en fonction de son âge, la forme de la maladie, ses symptômes et son éventuel désir de grossesse.

 À lire aussi : Les 10 ans du Centre de l’Endométriose, à Paris

 

1 – Source Endofrance.org, Endométriose et infertilité, Dr Michel Canis

Clémentine Garnier

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