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À chaque âge, son bronzage

À chaque âge, son bronzage

09 mars 2016
Préserver son capital jeunesse ne veut pas forcément dire fuir les caresses du soleil. Une protection ajustée au profil cutané permet à toutes de hâler en paix.

 

C’est un fait et on le sait : les ultraviolets accélèrent le vieillissement naturel de la peau. Une vérité aux allures de sentence dont les irréductibles de tout âge devraient prendre note, pour préserver le plus longtemps possible leur capital soleil. À savoir, leur système de défenses cutanées. Celui-ci correspond à la quantité totale de rayons que chaque individu peut recevoir tout au long de sa vie sans risque de développer des pathologies critiques, type mélanomes, carcinomes basocellulaires ou spinocellulaires ou kératoses actiniques. Déterminées dès la naissance et en quantité immuable dans l’organisme, le capital soleil est constitué de mélanocytes, des cellules qui pigmentent l’épiderme et les cheveux, et détermine la résistance aux ultraviolets. Programmé pour assurer les besoins de la peau tout au long de la vie, ce capital ne peut se reconstituer si on le dilapide avant l’heure à grand renfort de coups de soleils, d’absence de protections cosmétiques et d’abus d’exposition. En revanche, l’économiser pour que son efficacité dure le plus longtemps possible passera par une vigilance de chaque instant estival : protection contre le soleil solaire adaptée au phototype (couleur de peau), mais aussi à l’heure et à l’endroit de l’exposition. Vous l’aurez compris, toutes les précautions sont donc bonnes à prendre pour se prémunir des dommages engendrés par la quête du hâle. Toutes, y compris le facteur âge : plus la peau est mature, plus ses réserves de capital soleil sont réduites…

Témoignage : séances d'UV avant un exposition au soleil

Témoignage : séances d'UV avant un exposition au soleil

Je fais quelques fois des séances d’UV en institut, mais je ne sais pas si ces cabines permettent un bronzage plus sécurisé que le soleil.
Isaure, 22 ans

Non. Les UV artificiels sont plus riches en UVA et plus pauvres en UVB que les rayonnements solaires. La réglementation française (décret n° 97-617 du 30 mai 1997) impose que le taux d’émission des UVB n’excède pas 1,5 % de l’éclairement énergétique total. Ainsi, le rayonnement UV artificiel limite les risques de coups de soleil à court terme, mais pas le risque de cancer à long terme.
* source : communiqué du ministère de la Santé, mai 2012

 

Adapter la protection à l’âge et préserver son capital soleil

La consigne est claire : le choix de sa protection solaire dépend avant tout de la couleur et de son type de peau. Cependant, les caractéristiques de la nature de l’épiderme peuvent également être prises en compte pour adapter au mieux sa protection contre le soleil et cibler encore plus précisément ses besoins. En effet, même si les indices de protection ne diffèrent pas d’un âge à l’autre, les galéniques et les spécificités des produits s’adaptent aux différentes typologies cutanées. Acné, ridules, déshydratation, taches… Au fil du temps, la peau change et sa relation avec le soleil aussi.

20 ans, exit la brillance

L’insouciance de la jeunesse occulte bien souvent les projections dans l’avenir. Difficile en effet pour un adolescent ou un vingtenaire de s’imaginer l’épiderme ridé lorsqu’il est encore lisse et ferme à souhait. La prévention n’étant pas à cet âge le souci majeur, on veut battre des records de bronzage et arborer une peau brunie coûte que coûte. On tient compte seulement de la promesse de sensualité que garantit un teint plus qu’épicé. Seulement voilà : si on adore dorer, on apprécie nettement moins de briller. La caractéristique première des peaux jeunes étant souvent grasse et mixte, voire à tendance acnéique, on se félicite à tort de voir ses boutons disparaître sous l’effet des UV.
• Les bons choix
Les excès de sébum liés à l’âge souffrent davantage sous des textures grasses. Il faut donc opter ici pour des galéniques au toucher sec, huiles ou fluides, SPF 30 pour les peaux mates et SPF 50 pour les peaux claires, enrichies d’actifs antibrillance.

30 et 40 ans, zoom sur l’hydratation

Ce n’est pas parce qu’on connaît les méfaits du soleil que l’on s’en méfie forcément. En effet, entre 30 et 40 ans, la quête de beauté immédiate mène d’abord à une envie de fraîcheur et de confort. Voilà pourquoi le type de galénique solaire peut varier en fonction des préférences de chacun. En revanche, la prévention en bandoulière, les protections doivent impérativement rimer avec prévention et hydratation.
• Les bons choix
Trois options s’offrent ici : mettre sa crème antirides habituelle sous son soin solaire. Choisir un produit enrichi déjà d’acide halyronique et d’actifs hydratants. Ou enfin, celles qui ne supportent pas d’arborer un teint blême les premiers jours de vacances miseront pour le visage sur des compacts solaires SPF 30.

50 et plus, protection renforcée

La fâcheuse tendance des peaux matures ? Se dire qu’on n’est plus à une ride près ! On use alors et on abuse du soleil, en oubliant trop rapidement que son capital solaire arrive déjà à épuisement. Une peau très marquée par le soleil souffre d’héliodermie, terme dermatologique regroupant les signes dus à une trop forte exposition : troubles pigmentaires – vaisseaux apparents et taches pigmentées –, amincissement du derme, rides…
• Les bons choix
Moins bien armée, voire plus du tout, pour se défendre contre les attaques des rayons et se protéger du soleil, l’épiderme réclame ici plus que jamais une protection renforcée, aussi bien avant que pendant et après les vacances.

 À lire aussi : Rayons UVA, UVB, infrarouges : à quel indice se vouer ?

 

Témoignage : les compléments alimentaires

Témoignage : les compléments alimentaires

Je prends des compléments alimentaires solaires, mais je ne comprends pas pourquoi j’attrape quand même des coups de soleil.
Cynthia, 44 ans.

C’est normal : les compléments alimentaires proposés dans le cadre de la préparation au bronzage visent à uniquement à lutter contre les dommages provoqués par les UV sur les cellules de la peau et à améliorer l’hydratation de la peau. Ils ne protègent en aucun cas.

 

Bronzer en toute sérénité : quelle protection contre le soleil ?

Vous l’aurez compris : soleil et jeunesse cutanée ne font pas bon ménage… Le combat à mener en échange de ses couleurs dorées sera donc de préserver, renforcer et aider ses cellules à ne pas capituler.

Les règles d’or

Quels que soient l’âge ou le phototype, l’heure et le lieu d’exposition doivent également être pris en compte. Votre première devise ? Éviter à tous prix les brûlures. Elles causent des dommages irréversibles et dangereux à long terme. Brune, blonde ou rousse, l’idéal est de s’exposer progressivement. Utilisez les premiers jours des indices de protections élevés, alternez toutes les heures les expositions plein soleil et les plages d’ombre, évitez les heures chaudes, 11 heures-15 heures.

 À lire aussi : Bronzer sans soleil, ni UV, bientôt possible ?

Protection, mode d’emploi

Il faut s’enduire suffisamment, mais pas abondamment. La bonne dose sur le corps est l’équivalent d’une balle de golf pour la crème ou le lait et huit pulvérisations pour le spray. Pendant l’exposition, renouvelez l’application au moins toutes les deux heures, après chaque baignade (même avec un produit waterproof) ou une séance de sport. Les textures ne résistent pas à la transpiration. Les peaux déjà hâlées ne sont pas dispensées.

Le bon produit au bon endroit

En ville, à la terrasse d’un café, ou en balade shopping
Les ultraviolets sont présents, mais mordent avec moins de rage que leurs camarades tropicaux. Si votre peau est claire ou sensible, un indice de protection 20 sur le visage et les bras suffit à se protéger du soleil pendant une heure. Si vous avez la peau mate, protégez les zones exposées avec un SPF 15. Sachez enfin que les parasols protègent peu, surtout sur une terrasse blanche à forte réverbération.
À la mer, sur la plage, sur le pont d’un bateau ou dans l’eau
La réverbération est particulièrement puissante et peut provoquer de sérieux coups de soleil si l’on n’est pas correctement protégé. Au fil des jours et du bronzage, seules les peaux mates pourront se permettre de baisser progressivement l’indice de protection si elles ne s’exposent pas aux heures les plus dangereuses.
À la campagne. L’herbe, comme la terre, réverbère moins de 10 % du rayonnement UV (alors que cette proportion peut atteindre 80 % pour la neige fraîche !). Un SPF 20 pour les peaux mates et un SPF 30 pour les peaux claires suffisent ici à se protéger du soleil.

Je mange, je bronze

La prévention passe aussi par la consommation de vitamines antioxydantes. Le cocktail gagnant ? Vitamine A, foie, jaune d’œuf, poisson gras, fromages ; vitamine C et bêtacarotène, légumes et fruits frais de l’été. ; vitamine E, huiles végétales ; et sélénium, crustacés, fruits de mer et poissons.

Conseils de pharmacien : la prévention est aussi importante que la protection.

Conseils de pharmacien : la prévention est aussi importante que la protection.

Plus les cellules sont gorgées d’eau, moins elles pâtissent du soleil. Deux semaines avant de partir, enduisez-vous matin et soir de laits très nourrissants. Vous pouvez aussi prendre des compléments alimentaires spécifiques destinés à stimuler la production de mélanine. Ils apportent les actifs nécessaires pour maintenir le taux d’hydratation de la peau. Les antioxydants qu’ils contiennent (sélénium, vitamines A et E) freinent la formation des radicaux libres provoquée par les UVA et UVB : une lutte efficace contre le vieillissement. Particulièrement recommandés pour les personnes qui font des allergies au soleil (lucite estivale), ces produits sont valables pour tout le monde, sauf les enfants.
Dans ma trousse d'été

Dans ma trousse d'été

Daylong Ultra Face 25. Issu de la technologie liposomale qui consiste à encapsuler des principes actifs dans des liposomes et à les libérer là où leur action est attendue, cette crème de jour 2 en 1 allie protection solaire SPF 25 et action antiâge.

Émulsion Anti Brillance, Capital Soleil SPF 50, Vichy. Sa formule exclusive est très concentrée en poudres de silice et amidon de maïs. Des actifs qui confèrent à ce soin un effet buvard et un aspect doux et poudré car il absorbe l’excès de sébum et sèche dès l’application.

UV3.DERM®, Laboratoire 3C Pharma. Ces compléments alimentaires préparent, protègent et renforcent la peau face aux réactions solaires. Ils préviennent et soulagent les photodermatoses grâce à leur teneur en Curcumine, Pipérine et Quercétine, de puissants actifs anti-inflammatoires.

Véronique Aïache

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