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AUTOGREFFE SEP

Les promesses de l’autogreffe de cellules souches contre la sclérose en plaque

25 mai 2017
Face à l’évolution de la sclérose en plaques, l’autogreffe de cellules souches ouvre des perspectives encourageantes pour le traitement de cette maladie auto-immune.

 

Décrite pour la première fois en 1868 par le Pr Charcot, la sclérose en plaque est une maladie auto-immune, chronique et évolutive, qui touche le système nerveux central. Le système immunitaire attaque ses propres cellules protectrices des cellules nerveuses, détruisant la myéline qui protège les fibres et accélère la transmission des influx nerveux.

 

Les symptômes de la SEP

 Ses symptômes sont très variables (engourdissement, troubles de la vision ou du mouvement, décharges électriques…). Dans sa forme rémittente, la plus fréquente, elle évolue par poussées, dont les séquelles deviennent invalidantes avec le temps. Vision, parole, sensibilité, motricité sont altérées par la maladie. La SEP touche environ 80 000 personnes1 en France et est la première cause de handicap sévère non traumatique chez les trentenaires. Les femmes sont davantage concernées, avec un ratio de 1 homme pour 3 femmes.

 À lire aussi : Sclérose en plaques dans la fleur de l’âge

 

Les traitements existants contre la sclérose en plaque

La maladie est aujourd’hui considérée comme incurable : les seuls traitements disponibles agissent sur les symptômes et non la cause. Il est possible de raccourcir les poussées et de soulager l’inflammation grâce aux corticoïdes, qui doivent toutefois être utilisés sur de courtes durées en raison des effets secondaires importants qu’ils entraînent. Dans la durée, la prise d’un traitement de fond semble espacer les poussées et ralentir l’évolution de la maladie et du handicap qu’elle provoque via une réduction de l’activité du système immunitaire.

 

Les promesses de l’autogreffe de cellules souches

Une expérimentation débutée en 2012 sur 24 patients2 a livré ses premières conclusions en février 2017. Les patients ont reçu un traitement immunosuppressif à haute dose suivi d’une autogreffe de cellules souches. Cinq ans plus tard, 16 patients atteints de sclérose en plaques rémittente résistent à la progression de la maladie sans évolution des symptômes.

 

La méthodologie d’autogreffe

Ce traitement prometteur est toutefois lourd à supporter pour les patients. Ils subissent d’abord une chimiothérapie à forte dose dans l’objectif d’épuiser leur système immunitaire, avant de recevoir une autogreffe de leur cellules souches pour le reconstituer, supprimant ainsi les cellules pathogènes. Malgré des effets secondaires importants, les rémissions observées sont très encourageantes pour la poursuite des essais.

 À lire aussi : Ensemble, faisons avancer la recherche médicale

 

À savoir

À savoir

L’AFSEP (Association Française des Sclérosés en plaques) a produit un très beau documentaire à découvrir pour mieux comprendre la SEP. Bruno KO ? No, bingo !, réalisé par Franck Villeurjane aborde la maladie sous un angle positif, montrant le quotidien d’un patient atteint de SEP, mais aussi celui de ses proches. Il permet de sensibiliser le public au handicap visible, mais aussi invisibles, auxquels sont confrontés ceux qui souffrent de cette maladie.

 


1 – Source Inserm
2 – « High-dose immunosuppressive therapy and autologous HCT for relapsing-remitting MS. » Nash R. A. et al. Neurology, 2017 Feb 1.

Clémentine Garnier

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