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Comment prévenir et traiter les allergies au soleil ?

Comment prévenir et traiter les allergies au soleil ?

31 mai 2018
10 % de la population souffre de lucite estivale, une allergie solaire bénigne mais dont on se passerait bien. Quelles sont ses causes, comment l’apaiser et surtout la prévenir ? Et quelles sont les autres allergies solaires à surveiller ?

 

Après une exposition au soleil, vous constatez l’apparition de petits boutons rouges, qui ressemblent à des cloques et démangent fortement ? Ne cherchez pas, vous faites votre première lucite, qui sera (hélas) la première d’une longue série. Cette allergie solaire provoque une éruption cutanée, déclenchée par les rayons UVA du soleil, et peut prendre différentes formes plus ou moins bénignes. Pour couronner le tout, une fois qu’elle est apparue, elle récidive à chaque exposition si on ne prend pas les mesures adéquates.

 

Identifier la lucite estivale bénigne

C’est la forme la plus fréquente d’allergie solaire. Les plaques d’urticaires apparaissent dans les heures qui suivent l’exposition solaire, et sont en général localisées sur le décolleté, le dessus des mains et les avant-bras sous forme de petits boutons rouges ressemblant à des cloques. Certains peuvent apparaître sur le dessus des pieds et les jambes, les épaules, bref, les parties exposées au soleil. Les moins chanceux voient aussi des boutons apparaître sur le visage… Elle se déclenche le plus souvent entre 15 et 35 ans, et fait preuve de sexisme en touchant davantage les femmes que les hommes. La lucite estivale provoque des démangeaisons pénibles, et disparaît d’elle-même après quelques jours passés à l’ombre. Consolez-vous en vous disant que cette allergie vous oblige à préserver votre capital solaire vous abritant des rayons du soleil qui, rappelons-le, accélèrent le vieillissement cutané.

Attention, si vous avez été touché une fois par la lucite estivale, sachez que chaque exposition risque de la redéclencher si vous n’appliquez pas un fort écran de protection et que vous restez trop longtemps à lézarder au soleil. Mais vous vous en tirez malgré tout plutôt bien par rapport à ceux qui souffrent d’allergies solaires plus sévères.

 À lire aussi : Soleil, bienfaits et dangers

 

La lucite polymorphe, ou l’obligation de marcher à l’ombre

Plus rare, cette allergie ne fait pas de jaloux puisqu’elle concerne autant les femmes que les hommes. Plus sévère que sa cousine bénigne, elle apparaît même par temps nuageux. Sérieux ? Oui. 30 minutes d’exposition suffisent à la déclencher, sachant que son effet n’est pas immédiat, les plaques d’urticaire apparaissant en moyenne 12 heures après l’exposition, et s’étendent sur le torse, les bras, le visage, le cou, et les mains. Comment la faire disparaître ? En évitant soigneusement de s’exposer au soleil, même pour des durées très courtes, et en se tartinant d’écran total avant d’aller se baigner. De même que sa version bénigne, cette lucite est récidivante et s’aggrave à chaque nouvelle exposition prolongée et non protégée.

 

L’urticaire solaire, l’autre allergie au soleil

Cousin plus éloigné de la lucite, l’urticaire solaire apparaît dans les 30 minutes après le début de l’exposition solaire… et disparaît tout aussi vite une fois que l’on s’est réfugié à l’ombre. Plus vicieuses, ses plaques surviennent aussi bien sur les zones exposées que sur les zones couvertes, et provoquent de vives démangeaisons. Leur aspect est différent de celui de la lucite estivale, elles ressemblent à des piqûres d’orties. La cause de cet urticaire n’est pas connue, mais on sait en revanche qu’il touche en priorité les femmes de 30 à 50 ans. Il est suivi d’une période réfractaire de 24 à 48 heures pendant laquelle on peut s’exposer au soleil sans redéclencher l’allergie… mais cela ne dure pas !

À savoir : Comment diagnostiquer une allergie au soleil ?

À savoir : Comment diagnostiquer une allergie au soleil ?

C’est le dermatologue qui pourra diagnostiquer l’allergie en examinant la peau et en pratiquant, le cas échéant, un phototest. Cela correspond à l’émission d’une faible quantité de rayons UV sur une petite partie du corps afin d’observer la réaction de la peau.

 

Quel traitement pour la lucite estivale et les allergies au soleil ?

Le premier traitement est la prévention et l’exposition progressive au soleil, en augmentant chaque jour la durée. En évitant de s’exposer aux heures les plus chaudes de la journée, et en appliquant partout sur le corps une crème à fort indice de protection solaire. Pensez à vérifier votre étiquette car les indices de protection solaire indiqués sur les crèmes concernent les UVB, mais ne filtrent que partiellement les UVA.

 À lire aussi : Quels sont les différents types de protections solaires ?

 

Si l’allergie est déjà apparue, on couvre les zones atteintes par des vêtements, et on reste à l’ombre jusqu’à disparition des plaques. Dans les cas d’urticaire solaire les plus sévères, des antihistaminiques peuvent être prescrits par le médecin pour soulager les démangeaisons.

 

Nourrir sa peau de l’intérieur

Nourrir sa peau de l’intérieur

La prise de compléments alimentaires, comme le beta-carotène, pendant six à huit semaines avant de s’exposer peut limiter le risque d’allergie en renforçant les défenses de la peau. Les personnes les plus atteintes peuvent recourir à la puvathérapie, une photothérapie par rayons UV pratiquée en cabine, pendant laquelle on projette des rayons UVA à faible dose sur le patient pour habituer progressivement la peau. Les séances sont partiellement remboursées par la Sécurité Sociale.

 

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Clémentine Garnier

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