Prévenir les maladies neurodégénératives

Prévenir les maladies neurodégénératives

28 janvier 2022
L’exercice physique régulier est gage de bonne santé physique. Il améliore l’humeur autant qu’il irrigue le cerveau et préserve des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

 

Selon la Fédération pour la recherche sur le cerveau, les Français associent les dommages de la sédentarité et de l’inactivité physique en premier au cœur (87 %), puis aux articulations (76 %) et aux poumons (45 %). Seulement 27 % pensent qu’elles peuvent altérer le cerveau. Or de nombreuses études ont démontré que la pratique régulière d’une activité physique est indispensable à son bon fonctionnement. Si le sport dope le cerveau, il possède aussi un effet protecteur vis-à-vis des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Il a d’ailleurs été prouvé scientifiquement que rester actif permettrait non seulement de diminuer les risques neurodégénératifs, mais aussi retarderait leur apparition et leur développement.

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Un cerveau mieux oxygéné

L’activité physique entraîne une accélération du cœur afin d’augmenter le débit sanguin en fonction de l’effort. Mieux irrigués, le cerveau et les neurones sont mieux oxygénés. L’apport en nutriments et en glucose nécessaire à leur bon fonctionnement est accru, stimulant la neurogénèse. Autrement dit, sous l’effort, les neurones se multiplient plus facilement dans la zone de l’hippocampe, l’aire du cerveau dans laquelle se situent les émotions et la mémoire. Des chercheurs ont récemment découvert que l’irisine – une hormone et protéine sécrétée pendant l’exercice physique – aide à renforcer la mémoire à court terme. Ce qui laisse entrevoir de nouvelles perspectives, notamment dans le traitement des maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer, caractérisée par une perte progressive de la mémoire et d’autres fonctions cognitives (troubles de l’humeur, du langage, de la perception, de l’attention, confusion, désorientation, etc.) et Parkinson défini par un vieillissement prématuré des neurones.

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Booster de matière grise

Contrairement à ce que nous pourrions croire, la plasticité cérébrale ne croît pas seulement de notre naissance jusqu’à l’âge adulte. Il a été démontré que rien n’était figé et que la neuroplasticité peut produire de nouvelles connexions à tout moment. Les séances de sport régulières et modérées contribuent aussi à la production de facteurs neurotrophiques, une famille de protéines responsables de la croissance et de la survie des neurones. Ces neurotransmetteurs ne permettent pas seulement la formation de nouveaux neurones. Ils stimulent également la plasticité synaptique, la capacité du système nerveux à former de nouvelles connexions et de nouveaux vaisseaux sanguins.

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À savoir

À savoir

Une activité physique régulière et soutenue diminuerait de 30 % le risque d’être atteint d’une maladie neurocognitive, selon la Fondation Vaincre Alzheimer. L’activité physique adaptée se veut également bénéfique pour les personnes déjà touchées. Elle aide à freiner sa progression en boostant le cerveau, assurant la motricité ainsi que les fonctions cognitives.

 

Moins de risque de dépendance

Si l’activité physique freine la progression des maladies d’Alzheimer et de Parkinson, elle permet aussi de maintenir les capacités physiques et de prévenir les chutes. Pratiquée de manière régulière, elle renforce et améliore l’endurance, le tonus musculaire, la souplesse, les amplitudes articulaires et l’équilibre. Pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, l’exercice physique se veut un outil thérapeutique, un traitement non médicamenteux primordial pour un mieux-être global et conserver une certaine qualité de vie le plus longtemps possible.

Réponses d'expert : Les quatre piliers de l’autonomie

Réponses d'expert : Les quatre piliers de l’autonomie

John Picard,
conseiller technique national et responsable du développement du public senior à la FFEPGV*

L’endurance, le renforcement musculaire, la souplesse et l’équilibre sont les quatre composants du maintien de l’autonomie, que l’on doit perfectionner à tout âge. Pour le senior et le grand âge, il convient d’y ajouter un cinquième élément : la mémorisation. Dans notre programme Gymmémoire, nous agissons sur les mécanismes de codification, de stockage et de restitution de l’information sans oublier le rappel, élément indispensable pour ancrer un événement dans notre mémoire. Marcher aidera par exemple un parkisonien à maintenir et à entretenir son système cardio-vasculaire mais surtout son équilibre. Le stretching, la relaxation, le tai chi, etc. préviendront quant à eux la rigidité musculaire.

*Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire

 

Clarisse Nénard

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