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grossesse

Préparer sa grossesse, un travail de fond !

15 juillet 2017
Sans doute parce qu’on s’y met plus tardivement aujourd’hui, la conception et la grossesse peuvent être plus laborieuses… Parcours guidé.

 

Non, ce n’est pas une maladie, mais… la grossesse doit être préparée, et ce, d’autant plus soigneusement que le premier bébé est plus souvent programmé, et à un âge plus « avancé » (30 ans en moyenne pour les femmes, 31 pour les hommes). On est alors moins fertile (homme et femme !) et l’âge, en soi, un facteur de risque de maladies chroniques. La grossesse peut être aussi émaillée de péripéties, une hypertension (gravidique), un diabète (gestationnel) par exemple. Avec les conséquences que l’on sait, en termes d’accouchement prématuré, de bébés trop petits, ou à l’inverse trop gros s’ils naissent à terme, de diabète maternel dans les suites, etc.

Pour une grossesse plus céleste, et mettre toutes les chances de son côté, on prend soin de soi en amont… et en aval ! Un environnement dénué de stress et polluants de toutes sortes (perturbateurs endocriniens, polluants de l’air extérieur et intérieur, tabac, alcool), où l’on mange diversifié, de qualité, est le plus sûr moyen de vivre cette période harmonieusement. Et l’on profite du sas de la grossesse pour adopter durablement un mode de vie plus sain. Le bébé en profitera, bien à l’abri dans le ventre de sa maman, et tout au long de sa vie… On sait maintenant que les premiers mille jours à dater de la conception sont déterminants, pour la génération qui s’annonce et les suivantes. Plus précisément, l’embryon, ébauche de l’enfant à venir, se forme dans les 21 jours qui suivent la conception, à un moment où l’on ne se sait pas enceinte.

  • Avant de tomber enceinte

Quand la grossesse est effectivement programmée, on peut anticiper certaines difficultés. Ainsi, les médicaments* déconseillés (des antihypertenseurs, des antiépileptiques, etc.) forment une longue liste. Si diabète il y a, il doit être parfaitement équilibré. C’est aussi un très bon motif pour diminuer ou, idéalement, arrêter la cigarette, substituts nicotiniques et thérapies cognitivo-comportementales à la rescousse. L’alcool, dès le premier verre, peut être dangereux pour le bon déroulement de la conception, puis du développement de l’embryon. De l’acide folique (la vitamine B9) doit être pris, dès deux mois avant la conception et pendant les trois premiers mois : il est nécessaire à la fermeture du tube neural (la moelle épinière et ce qui l’entoure) de l’embryon qui se produit entre le 21e et 28e jour de grossesse. Perdre de 3 à 5 kg (en cas de surpoids !) réduit le risque de diabète gestationnel. Enfin, il est indispensable de savoir si l’on est immunisée ou non contre la rubéole ou la toxoplasmose, par une prise de sang, pour prévoir une éventuelle vaccination (contre le virus de la rubéole) en prélude à la grossesse ou des précautions alimentaires vis-à-vis du parasite de la toxoplasmose : viande bien cuite et légumes soigneusement lavés, chat à distance.

* Un site précieux, celui du Crat, Centre de référence sur les agents tératogènes, www.lecrat.org

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  • Pendant la grossesse

Ni alcool ni tabac bien sûr, mais encore ni médicament sans un avis autorisé. Ainsi, une étude vient de tomber sur les effets de l’ibuprofène, dont on savait déjà qu’il était formellement déconseillé à partir du début du 6e mois de grossesse. Il est susceptible de provoquer aux 1er et 2e trimestres de la grossesse des perturbations de la sécrétion de testostérone en particulier…

Lors de la première prise de sang, entre la 11e et la 14e semaine de grossesse, avec le calcul de risque pour la trisomie, une glycémie à jeun est indiquée pour les femmes « à risque » de diabète gestationnel (de plus de 35 ans, aux parents du premier degré diabétiques, en surpoids, aux antécédents personnels de diabète gestationnel ou déjà mères de nourrissons nés à plus de 4 kg).
À abandonner (provisoirement !), les camemberts au lait cru ou les tartares, possiblement riches en Listeria, une bactérie redoutable pour le fœtus.

Pour le fer (qui prévient la prématurité ou un petit poids de naissance), la supplémentation est fonction de la prise de sang au 1er trimestre, l’idéal étant de s’assurer du statut en fer avant même la conception.

Tout au long de la grossesse, le port de bas de compression est vivement conseillé, le risque de phlébite étant augmenté dès son début ; il l’est d’autant plus en cas de grossesses multiples, de procréation médicalement assistée et/ou de tabagisme…

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Réponses d'expert : Préparer sa grossesse à 2

Réponses d'expert : Préparer sa grossesse à 2

Christine Van EgrooDr Christine Van Egroo
Nutritionniste au Centre hospitalier des Quatre-Villes (Saint-Cloud)

Il s’agit donc de préparer en amont la grossesse. Consulter son médecin traitant avant la conception est indispensable pour mettre en accord le style de vie des deux parents avec leur désir d’enfant… Le père, qui transmet avec son spermatozoïde les marqueurs de l’environnement, a en effet les mêmes « devoirs » que la maman vis-à-vis de l’enfant à venir. D’autant qu’aux premiers jours de l’embryon, où l’on ne se sait pas enceinte, il existe une fenêtre de sensibilité particulière. Et c’est à cette période, très courte, que se construit l’embryon…

On peut alors jouer sur plusieurs leviers, les toxiques (tabac et alcool) certes, mais aussi le stress, le sommeil et bien sûr l’alimentation. Ce n’est pas parce que l’on a un poids normal que l’on se nourrit bien, en vitamines et en oligoéléments (fer, iode, calcium, etc.). La prise de poids est aussi déterminante, indépendamment du poids initial, pour l’accouchement et la santé de l’enfant devenu adulte. La maman doit manger pour deux qualitativement seulement ! Par ailleurs, 23 % des femmes encore consomment de l’alcool pendant la grossesse, à l’origine de graves désordres, et cause du premier handicap non génétique de l’enfant. Enfin, le strict nécessaire de médicaments doit être pris, en accord avec le médecin toujours.

 

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Témoignage : un mode de vie recadré durant la grossesse

Témoignage : un mode de vie recadré durant la grossesse

Je suis un peu rondelette, je fume quelques cigarettes, je bois très volontiers une coupette… et nous voulions un bébé depuis quelques mois déjà. Sans succès. Il nous a fallu revoir très vite notre mode de vie, sans compter que je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose… Pas de ceci, pas de cela, etc., j’ai beaucoup appris en quelques jours ! Au 3e mois, quand nous avons pu annoncer la prochaine naissance à la famille et aux amis, on m’a trouvé une petite pointe de tension. Que l’on traite. Et un mois plus tard, un diabète gestationnel que l’on a soigné d’abord avec un régime alimentaire très strict – adieu les dîners à plusieurs – et de l’exercice physique. Si les chiffres (de glycémie, au doigt) ne sont pas parfaits, je devrai passer à l’insuline : encore un énorme apprentissage en peu de temps. Mais c’est pour la bonne cause ! Avantage collatéral, je serai toute mince à l’accouchement, bien plus mince qu’à la conception…

Alexandra, 30 ans

 

À lire à deux !

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