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Pouce ou tétine : ni l’un ni l’autre !

Pouce ou tétine : ni l’un ni l’autre !

06 mars 2016
Depuis plus de 30 ans, le débat entre fait rage partisans du pouce, de la tétine, et ceux qui prônent le rien du tout, semant la confusion dans les rangs des parents. Pour vous aider à y voir plus clair, nous faisons le point sur les causes, conséquences et solutions à ce sujet épineux.   

 

Tous tétouilleurs

Au commencement, il y a le besoin inné de tous les nourrissons de téter. Souvent, les futurs parents versent une larme émue en voyant à l’échographie leur bébé sucer son pouce in-utero, car dès 16 semaines de vie, le fœtus assouvit déjà ce besoin naturel.
D’après le Dr Benjamin McLane Spock célèbre pédiatre américain qui a révolutionné la perception des relations parents-bébé, ce besoin physiologique demeure dans les 6 premiers mois de la vie du bébé, puis se transforme en geste de réconfort.
Mais depuis plus de dix ans, la tétine connaît un regain de popularité : aujourd’hui, 80%* des parents achètent une tétine pour leur bébé, et seulement 13% des enfants. Il n’est pas rare de croiser des enfants en fin de maternelle tétouillant encore avec conviction leur tétine ou leur pouce : à 4 ans, plus de 46% continuent à utiliser une tétine.
Les parents sont nombreux à se plaindre de cet asservissement, mais admettent qu’ils auraient du mal à se passer de cette solution facile et calme pour calmer les pleurs des tout-petits, gérer les situations de crise et les endormissements difficile… Et pourtant !

 

Bonjour les dents

Sur les suceurs de pouce et de tétine, 35 % auront une déformation dentaire en grandissant, alerte une étude de l’Université d’odontologie de Sophia-Nice-Antipolis.
En effet, le pouce comme la tétine accidentent la bouche, les dents et le palais de l’enfant, de manière d’autant plus prononcé que l’usage aura été long.
Les deux conduisent les enfants à respirer par la bouche, provoquant ainsi de possibles dysfonctionnements des maxillaires, des troubles ORL et des problèmes de sommeil.
Le pouce exerce de surcroît une traction sur les incisives supérieures, créant le phénomène des dents en avant, et imposant plus tard le port d’un appareil dentaire pour rectifier cette implantation.
La tétine, elle, comprime les deux maxillaires et crée un espace entre les deux incisives, tout en imposant pour la maintenir en place un mouvement de succion très fort qui n’est pas naturel pour le palais.
En résumé, toute succion qui ne sert pas à l’enfant à se nourrir a des effets néfastes à long terme sur sa dentition et sa déglutition, sans oublier un possible ralentissement dans l’apprentissage du langage à cause de l’objet qui obstrue sa bouche. Alors, une fois que le pli est pris, comment aider les enfants à s’en passer ?

 

Sevrage, mode d’emploi

On ne rappellera jamais assez aux parents qu’il est essentiel de ne pas utiliser la tétine comme une solution systématique pour calmer les pleurs de leur bébé. Cela crée une dépendance enracinée chez les enfants, qui ont ensuite besoin de se désintoxiquer de la sensation de confort provoquée par la succion.
Si certains réussissent à y renoncer d’eux-mêmes, par exemple à l’occasion de l’entrée en maternelle, d’autres vivent la séparation avec leur tétine comme un véritable drame.
Les parents peuvent amener l’idée du sevrage progressivement, en remplaçant peu à peu la sensation de réconfort procurée par la tétine par autre chose : un câlin, un massage, une chanson…
Il est aussi possible de proposer à l’enfant de s’endormir avec sa tétine, en le prévenant que vous la lui enlèverez pendant la nuit.
De nombreux ouvrages de littérature enfantine permettent d’en discuter : le dialogue est essentiel pour aider les petits à passer ce cap important, sans les culpabiliser car ce ne sont pas eux qui sont allés acheter leur première tétine…

* Congrès de la Fédération Française des orthodontistes, 7 novembre 2011, Palais des Congrès, Paris.

Clémentine Garnier

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