« À quelles plantes avoir recours pour faire face au stress ? » Thierry, 36 ans

« À quelles plantes avoir recours pour faire face au stress ? » Thierry, 36 ans
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Tout stimulus physiologique, physique, mental ou émotionnel est un stress plus ou moins sévère auquel l’organisme réagit en monopolisant ses ressources énergétiques, soit pour dominer la situation soit pour la fuir. Réagir au stress est normal et utile, mais lorsqu’il se répète et perdure, ou que la réaction est inappropriée, il peut provoquer des symptômes divers et variés. Il convient idéalement de se faire aider dès la phase d’alerte, avant l’épuisement ou la dépression. Dans ce cadre, une bonne hygiène de vie et la phytothérapie aident à mieux gérer la situation stressante. Les plantes adaptogènes agissent de façon non spécifique en mobilisant de l’énergie pour renfor­cer la résistance de l’organisme aux stress de toutes natures : physique (suractivité), biologique (infections), intellectuel (surmenage), sans toutefois dépasser ses capacités maximales. Ces plantes sont représentées par le trio éleuthé­rocoque, ginseng et rhodiole.

Des effets plus ou moins rapides

L’éleuthérocoque est conseillé en cas de stress physique, en cure de trois semaines renouvelable. Il facilite la récupération en luttant contre la fatigue et procure progressivement une sensation de bien-être. Le ginseng contribue aussi à diminuer la fatigue, le surmenage, l’affaiblissement lié à l’âge et les difficultés de concentration. Il améliore l’état psychologique et les fonctions cognitives. Ses effets se font ressentir après plusieurs jours de prise et se poursuivent sur le long terme si l’on opte pour une cure de trois mois. La rhodiole agit en environ une semaine sur la sensation de lassitude et la concentration. En cas de stress, elle augmente les capacités au travail et les fonctions cognitives. C’est aussi un psycho­stimulant utile en cas de dépression. Elle est généralement bien supportée et, du fait de son action rapide, conseillée en cas de stress ponctuel aigu (examens, préopératoire, etc.). Les prises de ces plantes sont à répartir sur la journée, sauf le soir pour ne pas perturber le sommeil. Elles peuvent avoir des effets indésirables et nécessitent donc l’avis d’un professionnel de santé dans certains cas (grossesse, état nerveux et hyper­tension mal contrôlés, troubles gastro-intestinaux).

Des plantes sédatives et calmantes sont souvent nécessaires en complément pour les manifestations somatiques liées au stress. Leurs indications sont plus ciblées : l’aubépine, la passiflore et le houblon sont à privilégier si les troubles du sommeil, les spasmes et les palpitations prédominent ; la valériane est préconisée en cas de troubles nerveux (agitation, irritabilité, agressivité) ; la mélisse protège contre les stimuli émotionnels et les spasmes intestinaux.