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Peut-on survivre sans câlin ?

Peut-on survivre sans câlin ?

07 février 2019

La privation de câlin est plus mortelle que la privation de nourriture. En plus d’être vital, le câlin est source de bien-être : anti-stress, anti-déprime, il cimente les couples.

 

C’est l’expérience d’un psychologue américain, Harry Harlow, qui a démontré l’importance de l’affection et de l’accompagnement dans les premiers stades du développement. Il avait pour cela usé de méthodes peu louables (qui avaient été condamnées à l’époque) en isolant de jeunes macaques rhésus. Et la conclusion était sans appel : le petit singe privé uniquement de contacts physiques meurt avant celui privé uniquement de lait. Dans le registre du câlin maternel, nous voilà face à un besoin d’ordre vital. Mais cela fonctionne avec un substitut maternel. C’est donc le câlin lui-même qui est vital. Mais il n’est pas que cela, notre câlin, il est aussi source de bienfaits.

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Des couples qui durent, des couples heureux et amoureux

Nous sommes à l’approche de la Saint Valentin. Il s’agit de célébrer l’amour partagé, et donc les couples. Pour être en couple, il faut s’aimer – c’est mieux –, et pour s’aimer au long cours, la science a tranché : il faut se faire des câlins. Il n’y a pas que le sexe dans la vie et les câlins ne sont pas nécessairement à associer à l’érotisme ou la sensualité. Le câlin apporte ses notes de douceur et de tendresse et participent alors à l’équilibre du couple.

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Pro endorphine et Anti-stress

Nous sommes tous des petites boules de nerfs qui font des pelotes. Il nous faut une dose d’endorphine, ce presque opiacé naturel secrété par notre cerveau qui nous fait tant de bien. On peut partir faire un jogging d’une heure (ce qui permet de libérer un peu de ladite endorphine)… ou faire un câlin (plus simple et moins fatigant). Prenez votre fiancé(e), votre petit(e) ami(e), votre femme, votre mari, votre enfant, votre collègue de bureau, votre chien, votre chat et CÂLINEZ.

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Anti-déprime

Le câlin un antidépresseur ? Hé oui. Et pour des raisons simples : l’endorphine agit sur notre stress, mais le câlin, c’est surtout et avant tout un contact physique chaleureux, du réconfort, du baume au cœur. Comment se sentir abandonné (et donc déprimé) quand on est dans les bras de quelqu’un ? Un article publié dans la très sérieuse revue Psychological Sciences affirme même que le toucher peut atténuer les angoisses existentielles, qui sont, rappelons-le, souvent à l’origine de nos coups de déprime. Cerise sur le gâteau, si vous n’avez personne sous la main, l’article susmentionné nous dit qu’un câlin à une peluche et/ou un animal de compagnie peut faire sensiblement le même effet.

Juliette Legros

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