Œdème de Quincke : réagir et vite

Œdème de Quincke : réagir et vite

10 juin 2022
Cette réaction allergique généralisée fait peur, à juste titre. Elle nécessite des soins immédiats puis, « à froid », une identification de l’allergène en cause pour être à l’abri d’une nouvelle expérience traumatisante.

 

A l’origine d’un œdème de Quincke, un allergène, qui peut être un aliment (cacahuètes, noix, crustacés, kiwi, etc.), un médicament (pénicilline, aspirine, etc.) ou, le plus souvent chez l’adulte, une piqûre d’insecte (guêpe, abeille ou frelon). Les chocs des enfants sont plus volontiers alimentaires, à l’œuf, au lait de vache ou à l’arachide par exemple.

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Alerte rouge

Des fourmillements, des démangeaisons, des picotements annoncent une réaction allergique généralisée. Et surtout, très vite, la peau et les muqueuses rougissent et gonflent. Des modifications particulièrement perceptibles autour de la bouche, dans la gorge, sur la langue et les muqueuses des joues. C’est ce qui en fait la gravité puisque l’œdème peut obstruer les voies respiratoires. De plus, il prélude le choc anaphylactique, une urgence absolue ; l’œdème doit donc être reconnu pour enrayer l’évolution vers le choc, caractérisé par un malaise intense.

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Adrénaline en urgence

Le choc est imprévisible. On peut toutefois prédire sa gravité (et la nécessité de recourir immédiatement à l’adrénaline, le traitement du choc) sur le caractère « galopant » de l’urticaire (démangeaisons, gonflements, éruption) ou si ces manifestations essentiellement locales se compliquent d’une rhinite, d’un asthme, d’une conjonctivite, etc. Une progression ou une association qui doit inquiéter d’ailleurs autant que des signes plus spectaculaires comme un malaise ou des difficultés à respirer.

Premier geste en conséquence, et en extrême urgence (dans les minutes qui suivent), l’injection d’adrénaline.

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Toujours sur soi

Celle-ci a été prescrite par un médecin au décours d’un épisode précédent ou lorsqu’une réaction générale (pas seulement locale) s’est produite dans le passé et un allergène repéré grâce à une enquête allergologique et des tests. Le médicament (2 stylos pour plus de sûreté) doit être toujours à disposition et sa date de péremption régulièrement vérifiée. Une certitude, même si l’on n’est pas tout à fait sûr de la gravité des manifestations allergiques et de l’évolution de l’œdème, dans le doute, mieux vaut injecter plutôt que de sous-estimer le risque.

Mode d’emploi

Mode d’emploi

Selon la marque du stylo, il peut différer légèrement, mais une fois la seringue « dégoupillée », la manipulation est la même : la piqûre doit se faire dans le quadriceps (le muscle en avant de la cuisse) sur le côté, voire à travers les vêtements. Une seconde injection, 5 à 15 minutes après la première, doit être envisagée lorsque la situation visiblement ne s’améliore pas et a fortiori s’aggrave, et les secours appelés au numéro d’urgence (15 ou, à l’étranger, 112)

 

Dr Brigitte Blond

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