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Les objets connectés sont-ils bons pour notre santé ?

Les objets connectés sont-ils bons pour notre santé ?

27 octobre 2016
Montre connectée, podomètre, trackers d’activité… : tous ces objets connectés veulent améliorer notre santé grâce à l’analyse de nos paramètres. Faut-il les adopter sans réserve ou se méfier de cette obsession de la mesure ?

 

Les objets connectés ont envahi notre quotidien depuis plusieurs années, révolutionnant de nombreux aspects de notre vie. La santé n’est pas en reste avec la multiplication d’objets utilisant les nouvelles technologies : munis de capteurs, ils mesurent notre poids, notre fréquence cardiaque, ou notre pression artérielle et transmettent les résultats à un système informatique qui va le traduire de manière compréhensible pour leur propriétaire.

Les usages sont multiples : casque audio équipé d’un capteur de rythme cardiaque, montre qui calcule vos cycles de sommeil, brosse à dents connectée… de nouveaux objets font leur apparition toutes les semaines, toujours plus précis et performants. Leur usage de plus en plus répandu pose de nouvelles questions aux utilisateurs et au monde médical.

 

Les objets connectés plébiscités par les utilisateurs

Plus d’un Français sur deux considère que ces outils technologiques peuvent les aider à mieux gérer leur santé. Voilà un chiffre sans appel, qui réunit les hommes et les femmes, les jeunes et les seniors, satisfaits de cette opportunité de devenir acteurs de leur santé.

L’âge n’est pas un frein à l’adoption de ces objets connectés : la grande majorité des Français âgés de 50 à 59 ans (61%) déclarent qu’un podomètre intelligent leur permet de mieux gérer leur santé au quotidien, tandis que les 18-24 ans vantent les mérites de la balance intelligente (70%)1.

 À lire aussi : C’est l’été, déconnectez !

 

Les perspectives ouvertes par les objets connectés

Chiffre

Chiffre

81% des médecins estiment que « la santé connectée est une opportunité pour la qualité de soins », 91% jugent qu’elle est « une opportunité pour améliorer la prévention des maladies chez les patients », et 93% pensent qu’elle contribue à la prévention des risques de santé comme l’obésité, le diabète ou l’hypertension2. Jusqu’ici on a envie de dire : que du bonus ! 
Grâce aux données collectées et à la personnalisation de l’analyse des paramètres biométriques, les objets connectés favorisent la prévention, comme pour le podomètre ou la balance qui incitent leurs utilisateurs à adopter des comportements reconnus bons pour la santé. Plutôt intéressant alors que les autorités de santé travaillent à améliorer la prévention des pathologies.

Les données précises recueillies ouvrent également la voie à la téléconsultation et au télédiagnostic, et au maintien à domicile des personnes dépendantes, dont les paramètres vitaux peuvent ainsi être suivis à distance par les professionnels de santé.

 

Données personnelles en danger ?

Oui, mais. Car il y a un mais. Au-delà des interrogations sur le risque d’augmentation du nombre de cancers liés à l’utilisation intensive des smartphones auxquels sont liés les objets connectés, la collecte massive de données par leur biais inquiète. Un podomètre, une montre, un bracelet, une balance, etc… traquent vos moindres gestes et transmettent des informations personnelles à des serveurs informatiques. L’usage qui en est fait ensuite manque de transparence et la moitié des médecins2 s’inquiètent du risque de violation du secret médical qui en résulte.

 

Les risques de l’auto diagnostic

Il existe aussi un risque de mauvaise interprétation des mesures, ce qui constitue un risque de réaction inadaptée ou d’auto-diagnostic erroné. Chaque mesure doit en effet être interprétée non selon une moyenne, mais selon les antécédents de l’individu : seul le corps médical peut réaliser cet ajustement.

 

L’obsession de la mesure et la médecine prédictive

Cette collecte massive d’informations oriente la recherche médicale vers l’analyse prédictive des risques, favorisée également par le décryptage de plus en plus avancé de l’ADN. Si les statistiques annoncent qu’un individu a 12% de risques de développer une maladie incurable ou un cancer à partir d’un certain âge, faut-il pour autant l’en informer alors qu’il est aujourd’hui en parfaite santé ?

Cette surinformation est-elle vraiment dans son intérêt lorsqu’il s’agit de pathologies pour lesquelles il n’existe pas de traitement ? Ne risque-t-on pas de tomber dans une médecine de normes, régies par des chiffres moyens, bien loin de la réalité de chaque cas ?

Tout le paradoxe de la santé connectée est ici : formidable outil de prévention, notamment dans le cadre de maladies chroniques où les patients connaissent bien leurs symptômes, elle est à double tranchant lorsqu’il s’agit d’en faire une analyse plus détaillée. Le corps médical a encore du pain sur la planche pour délimiter les contours éthiques de cette nouvelle forme de médecine qui leur échappe partiellement.

 

1 – Sondage Opinion Way, novembre 2012, échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
2 – Source « Baromètre Santé 360 », réalisé par Odoxa pour Orange et la mutuelle MNH, janvier 2015.

Clémentine Garnier

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