Obésité : des causes multiples

Obésité : des causes multiples

17 février 2021
Dans les pays riches, l’obésité est devenue le premier souci de santé des chiens. En France, plus de 30 % d’entre eux présentent un excès de poids ou une obésité.

 

L’obésité canine est une maladie multifactorielle. Si certains facteurs de risque sont bien connus (stérilisation, suralimentation, sédentarité), d’autres sont liés au comportement du propriétaire lui-même.

 

Race, sexe et stérilisation

Certaines races canines sont particulièrement sujettes à l’obésité. Le labrador, le golden retriever, l’épagneul breton, le cocker, le beagle, le carlin ou encore le cavalier king charles prennent ainsi facilement du poids. Les femelles ont davantage tendance à l’embonpoint que les mâles, sauf si ces derniers sont stérilisés. La stérilisation est en effet un facteur de risque majeur car elle modifie le métabolisme et le comportement du chien. Son alimentation et son hygiène de vie doivent donc être surveillées de près.

À savoir

À savoir

Aux États-Unis, plus de la moitié des chiens de compagnie sont en surpoids ou obèses. L’obésité canine est une tendance lourde qui continue de s’affirmer et l’Europe n’y échappe pas. Même les jeunes chiens sont concernés : une étude récemment réalisée dans des expositions canines en Grande-Bretagne a révélé que 37 % des chiens de moins de 2 ans sont en surpoids. Il est donc nécessaire d’agir dès le plus jeune âge.

 

Des repas trop généreux

Presque la moitié des maîtres ne sait pas estimer de manière exacte (à 20 % près) la quantité de croquettes que leur chien doit recevoir chaque jour. Un chien n’étant pas capable de s’autoréguler, il est déconseillé d’opter pour une alimentation à volonté. Même si la ration est trop généreuse, l’animal est tenté de la finir. L’habitude de lui donner les restes de table est aussi incriminée dans la prise de poids car rares sont les propriétaires qui tiennent compte de cet apport calorique en le déduisant de la ration quotidienne. La solution : lui fournir une alimentation saine et rationnée (exit les friandises riches en sucres et en graisses) et lui faire faire de l’exercice en commençant par des séances courtes, puis en augmentant la durée et l’intensité très progressivement.

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Un surpoids pris à la légère

Les vétérinaires sont rarement d’accord avec les propriétaires quand il s’agit d’évaluer la silhouette de leur chien : nombre d’entre eux se trompent en estimant le poids et la condition corporelle de l’animal. Ils ont tendance à le voir plus proche de son poids de forme (en d’autres termes, son poids idéal) qu’il ne l’est en réalité. Il est ainsi recommandé de peser son chien au moins une fois par mois. S’il est de petite taille, il suffit de le placer sur une balance de cuisine ou un pèse-bébé. Pour un chien de poids moyen, on peut monter sur la balance « à vide » puis en portant l’animal dans ses bras, avant de faire la différence entre les deux poids. Peser un grand chien nécessite de se rendre dans un cabinet vétérinaire, qui dispose généralement d’une balance à l’entrée. Outre le poids, les os de l’animal doivent être palpables sans appuyer fort et aucune couche de graisse ne doit pendre.

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Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

Surveillez la corpulence de votre chien en prenant en compte l’écart (exprimé en pourcentage) entre son poids de forme et son poids actuel. Si cette différence est comprise entre 10 et 15 %, l’animal est en surpoids ; à partir de 15-20 %, il est en état d’obésité ; au-delà de 30-40 %, l’obésité est dite « morbide » car elle met en danger sa santé à court terme.

 

Tel maître, tel chien ?

Le mode de vie d’un chien est en général calqué sur celui de son propriétaire. Si ce dernier fait peu d’activité physique, l’animal n’en fera pas assez non plus. Or plus les promenades sont courtes et rares, plus le chien prendra du poids facilement. Les personnes âgées et/ou en excès de poids sont celles qui bougent le moins ; elles sont aussi les plus enclines à vouloir faire plaisir à leur chien en leur distribuant des petits « à-côtés ».

L’alimentation émotionnelle désigne l’action de manger sans faim, en réaction à des émotions fortes ou négatives. Ce trouble, bien connu chez l’homme, existe aussi chez le chien, surtout si ce dernier est très dépendant de son maître. Il peut par exemple refuser de manger s’il n’est pas à côté de lui. Les vétérinaires ont souvent du mal à aborder ce sujet en consultation de peur que les propriétaires se sentent stigmatisés.

 

Des conséquences graves

L’excès de poids favorise l’apparition de nombreuses maladies, en particulier de l’appareil locomoteur. L’arthrose vient en tête mais les affections tendineuses sont également fréquentes, ainsi que les hernies discales chez les chiens prédisposés, comme le teckel. L’obésité raccourcit également la longévité du chien. Pour éviter que la santé et le bien-être du chien soient affectés, il est important de surveiller l’évolution de son poids et de sa silhouette tout au long de sa vie. Pour ce faire, on peut tenir un carnet de bord. Il est par ailleurs toujours plus facile de réagir quand l’excès de poids est encore modéré. Une fois l’obésité installée, la perte de poids prend plus de temps.

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