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Mycoses vaginales : les bonnes habitudes pour les éloigner

18 janvier 2018
Démangeaisons, brûlures, œdèmes, irritation de la vulve : on dirait bien que le champignon candida albicans a encore frappé. Nos conseils pour éviter les récidives et sortir du cercle vicieux des mycoses.

 

Brûlures, rougeurs, démangeaisons, irritations, pertes blanchâtres, œdème vulvaire, douleurs lors des rapports sexuels : ces symptômes sont familiers à toutes les femmes qui ont déjà connu au moins un épisode de mycose vulvaire. Cette infection vaginale, très courante, n’est reste pas moins fort désagréable en raison de ses symptômes gênants et de sa localisation intime.

 

Les causes de la mycose vaginale

Cette infection bénigne est provoquée par un déséquilibre de la flore vaginale. Dans notre vagin s’épanouit une abondante flore bactérienne, appelée flore de Döderlein. Elle est à son aise dans un milieu dont l’acidité se situe entre un pH 4 et 5, et elle se charge alors de combattre les agressions d’autres bactéries ou germes, sources de potentielles infections. Certains facteurs peuvent déséquilibrer ce fragile écosystème et modifier son acidité, et favorisant alors la prolifération de champignons ou bactéries hostiles. Le champignon candida albicans, présent en grande quantité dans le tube digestif, est normalement peu représenté dans le vagin. Mais il aime particulièrement l’acidité vaginale : si le pH descend entre 2 et 4, il va alors proliférer joyeusement… et entraîner une mycose.

 À lire aussi : Tout savoir sur la flore vaginale et son équilibre

 

Le traitement contre le champignon candida albicans

Si tout ou partie des symptômes évoqués ci-dessus sont ressentis par la patiente, il est alors préférable de consulter un médecin qui prescrira un prélèvement vaginal afin de confirmer leurs causes. Une fois la mycose identifiée, elle se traite localement par l’association d’un ovule antifongique intra-vaginal à libération prolongé, à renouveler au bout de 3 jours, et une pommade antifongique à appliquer uniquement sur la vulve (et surtout pas dans le vagin) deux fois par jour pendant 10 jours. C’est comme les antibiotiques : on n’arrête pas le traitement une fois que les symptômes ont disparu, on continue jusqu’au bout de la période prescrite. La mycose n’est pas une MST (maladie sexuellement transmissible), mais en cas de récidive ou de symptômes chez le partenaire, l’application de crème antifongique sur le gland est recommandée.

Et c’est aussi simple que ça ? Pas tant que ça, car bien souvent, une mycose récidive quelques semaines ou mois plus tard. Comment l’éviter ?

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Les bons réflexes pour éviter la récidive de la mycose vulvaire

  • L’humidité tu éviteras

Les champignons aiment l’humidité et la chaleur : tout ce qui favorise la macération doit donc être proscrit, et notamment les jeans trop serrés. Attention aux salles de bain mal ventilées où les serviettes de bain ne sèchent pas bien, favorisant l’apparition de champignons, et au port de maillot mouillé. S’il n’y a pas de risque d’attraper une mycose en se baignant dans une piscine publique comme certaines le redoutent, conserver son maillot mouillé après la baignade est en revanche un excellent moyen de développer une mycose.

  • A 60°C ton linge tu laveras

Les matières synthétiques favorisent la transpiration et la macération. On opte pour des culottes 100% coton qu’on lave à 60°C pour éliminer les champignons tenaces. Idem d’ailleurs pour les serviettes de bain, qui doivent être lavées à 60°C une fois le traitement démarré afin d’éviter une recontamination.

  • Des probiotiques tu prendras avec tes antibiotiques

Les traitements antibiotiques provoquent un déséquilibre de la flore bactérienne de l’organisme, dont la flore de Döderlein. Si vous êtes sujettes aux mycoses, associez systématiquement la prise de votre antibiotique à un complément probiotique ou ultra levure, et poursuivez plusieurs jours après la fin de votre traitement afin de restaurer l’équilibre complet de votre flore. Attention aussi aux traitements par corticoïdes qui peuvent assécher la muqueuse et modifier son équilibre.

  • À l’eau ton vagin tu laveras

L’un des pires ennemis de la flore vaginale, ce sont les produits d’hygiène intime. Les toilettes vaginales effectuées à l’eau et / ou au savon décapent la flore de Döderlein, et favorisent l’apparition de mycose. Utilisez un savon de toilette intime au pH adapté, comme le soin Roger Cavaillès Toilette Intime ou le Gel Régulateur Active d’Intima. Bien sûr, on ne fait qu’une toilette externe, en se limitant à la vulve, une seule fois par jour pour ne pas agresser la muqueuse délicate.

 À lire aussi : 5 gestes importants pour votre hygiène intime

 

Bon à savoir

Bon à savoir

les déséquilibres hormonaux favorisent l’apparition de mycoses vaginales. Grossesse, ménopause et prise de certaines pilles oestro-progestatives nécessitent de redoubler de vigilance pour les éviter. Sachez aussi quel stress et fatigue diminuent nos défenses immunitaires et sont donc des facteurs favorisant les mycoses. Pendant les règles, on change de protection au minimum toutes les quatre heures, et on évite bien sûr les tampons si on souffre d’une mycose au moment de ses règles.

 

En appliquant toutes ces précautions, votre flore de Döderlein devrait retrouver toute sa sérénité !

 

Clémentine Garnier

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