Michèle Bernier  : « Avoir le moral est capital pour rester en bonne santé ! »

Michèle Bernier  : « Avoir le moral est capital pour rester en bonne santé ! »

12 février 2022

Comédienne et humoriste, elle a fait ses débuts au théâtre avant de mener une carrière à la télévision ainsi qu’au cinéma et à la radio. Rencontre avec Michèle Bernier, au mieux de sa forme.

 

Pouvez-vous nous parler de votre one-woman-show, Vive demain ! ?

Ce spectacle est une petite « claque » à celles et ceux qui disent que « c’était mieux avant », une phrase que l’on entend trop souvent. C’est un frein pour avancer et accepter le progrès. J’ai eu envie de dire aux jeunes qu’il est encore et même toujours temps de se prendre en main et d’aller de l’avant. Ce one-woman-show est à la fois drôle, émouvant et surtout optimiste, pour se faire du bien face à l’angoisse provoquée par l’épidémie de Covid-19. Retrouver mon public est un sentiment formidable ; de cette façon, il me remercie d’être là, en tant qu’artiste, de lui avoir fait passer deux heures dans une sorte de bulle, au sein de laquelle il a pu rire et penser à autre chose.

Préférez-vous faire rire ou émouvoir ?

Quand j’ai commencé à suivre des cours d’art dramatique, mon professeur me faisait faire aussi bien du drame que de la comédie. Je me suis ensuite retrouvée au Café de la Gare ainsi qu’au Splendid où les spectacles étaient écrits pour être drôles. Le premier réalisateur qui m’a fait travailler au cinéma était Claude Confortès pour Le Roi des cons, en 1981. Si j’avais commencé sous la direction d’Éric Rohmer, les choses auraient peut-être été différentes. Les débuts d’un acteur déterminent souvent la suite de sa carrière. J’ai débuté par la comédie et j’ai continué à tourner dans ce genre de film. Mais j’adore aussi émouvoir. Dernièrement, sur France 2, j’ai eu un rôle dans Coups de sang, celui d’une mère qui cache ses sentiments et entretient un rapport tendu avec son fils. Croyez-moi, l’émotion était au rendez-vous !

Éprouvez-vous le même plaisir en participant aux Grosses Têtes sur RTL ?

Rejoindre en 2014 l’équipe des Grosses Têtes de Laurent Ruquier a été pour moi un vrai bonheur… qui continue aujourd’hui ! L’émission propose à la fois de la culture, des anecdotes, mais surtout de la bonne humeur et une bonne dose de rires. Je pense que l’humour est un médicament ! Et je ne suis pas la seule : des études démontrent que rire plusieurs fois par jour éviterait bien des dépressions.

Les Grosses Têtes

Les Grosses Têtes

Chaque semaine, Laurent Ruquier et ses Grosses Têtes vous donnent rendez-vous de 15 h 30 à 18 h sur RTL. Michèle Bernier fait partie de la bande de ces joyeux lurons pour le meilleur… et pour le rire.

 

Êtes-vous prévoyante au niveau de votre santé ?

Je ne suis pas de nature anxieuse et je ne crains pas la maladie. Je ne suis pas pour autant insouciante et je me soigne quand il le faut. J’ai reçu mes trois doses de vaccin contre le Covid-19, et je me suis aussi fait vacciner contre la grippe car, il y a deux ans, elle m’avait mise K.-O. Étant donné que je croise beaucoup de gens, je dois, en plus de me protéger, protéger ceux qui m’entourent. Je suis convaincue que le fait d’avoir le moral est capital pour rester en bonne santé. Être joyeux, enthousiaste, entreprenant augmenterait les chances de vivre plus longtemps.

Avez-vous une hygiène alimentaire particulière ?

Hélas non… mais je ne suis pas dans l’excès. Si je mange des féculents à midi, j’évite d’en reprendre le soir. J’aime bien les soupes de légumes ou me préparer une assiette de coquillettes de temps en temps, quand je suis seule. Quand le moral est un peu bas, on cherche souvent du réconfort dans la nourriture. L’hypnose m’a appris à faire la différence entre une faim réelle et l’envie de manger pour compenser des émotions négatives. Il faut savoir écouter son horloge interne tout en gardant son instinct, sans culpabiliser à tout va.

Êtes-vous sportive ?

On m’a dégoûtée du sport à l’école. À l’adolescence, je me suis cependant mise au tennis, un sport que j’appréciais. Ensuite, j’ai pratiqué l’équitation mais la vie parisienne m’en a éloignée. En revanche, je marche beaucoup. Actuellement, pour mon spectacle, je suis sur scène deux heures d’affilée, et je peux vous dire que ces allées et venues valent bien une heure de vélo !

Le temps qui passe vous inquiète-t-il ?

À vrai dire, le temps qui passe ne me réjouit pas parce que je sais qu’on ne va pas vers le meilleur. J’ai envie de profiter de ma famille, de mes enfants et de mes petits-enfants, le plus longtemps possible. Je tâche aussi de préserver ma santé pour continuer à faire mon métier du mieux que je peux. Je veux garder mon énergie, mon humour et un peu de folie. J’ai 65 ans et j’assume complètement mon âge. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de vieillir. Et l’avantage d’être ronde, c’est que les rides se voient beaucoup moins !

Êtes-vous présente sur les réseaux sociaux ?

Je le suis peu, je ne raconte pas ma vie sur Instagram et je ne vais sur Twitter que de temps en temps. J’ai été très touchée lorsque ma fille, Charlotte Gaccio, en 2017, a été victime de grossophobie sur ces réseaux sociaux. Je ne comprends pas qu’on puisse juger une personne sur son apparence, que l’on décide qu’un physique est plus « valable » qu’un autre. Selon moi, ce sont la bêtise et la méchanceté qui devraient être stigmatisées.

Comment a-t-elle réagi à ces attaques ?

Ma fille en a beaucoup souffert, mais elle a choisi de rétorquer intelligemment à ces moqueries en réalisant un documentaire intitulé Pourquoi nous détestent-ils, nous les gros ?. Avec humour, autodérision et pédagogie, cette enquête déconstruit les clichés et stéréotypes envers les personnes obèses et en surpoids. Ma fille m’a dit après coup : « Maman, mener ce projet m’a fait beaucoup de bien. J’ai tout compris : c’est la culpabilité qui est le mal du siècle. En fait, j’étais bien dans ma peau avec mes rondeurs, ce sont les autres qui cherchent à nous faire du mal. » L’essentiel est de savoir en parler. La communication est essentielle.

Prêtez-vous votre nom à des associations humanitaires ?

Je viens de participer à une vente aux enchères pour l’association Solidarité avec les soignants. Je soutiens également Eux pour Eux, qui a pour objectif d’améliorer le quotidien des enfants hospitalisés.

Quels sont vos projets ?

Je tourne en ce moment, pour TF1, Le Mystère Daval, une fiction librement inspirée de l’affaire Alexia Daval. Dans quelques mois, je tournerai la saison 8 de La Stagiaire (la saison 7 devrait être diffusée sur France 3 au printemps, ndlr). Je suis également en tournée en province avec Vive demain ! qui se terminera à Paris, Salle Pleyel, les 11 et 12 mars 2022.

Vive demain !

Vive demain !

Après le succès du Démon de midi et d’Et pas une ride !, Michèle Bernier revient avec un nouveau spectacle encore plus visuel et musical, mis en scène et coécrit avec sa complice Marie Pascale Osterrieth.

 

Propos recueillis par Didier Galibert

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