Mesdames, et si on arrêtait de simuler ?

Mesdames, et si on arrêtait de simuler ?

11 avril 2016
Une récente étude* menée par l’Ifop montre qu’une large majorité des Françaises ont déjà simulé un orgasme au moins une fois dans leur vie. Shocking ! Halte là Mesdames, il est temps de réhabiliter l’honnêteté sous la couette. Sinon comment voulez-vous que ces Messieurs progressent ?

 

Les chiffres ont tellement secoué notre rédaction qu’il nous a fallu le temps de digérer l’information : les Françaises, reines du pays de l’amour, sont les plus grandes simulatrices du monde… 62% d’entre elles ont déjà simulé au moins une fois dans leur vie sexuelle. Et pire encore, attention Messieurs, cachez-vous les yeux, 56% ont déjà simulé au moins une fois avec leur partenaire actuel, et 31% (une sur trois !) simulent assez régulièrement l’orgasme avec son partenaire ! Soit le niveau de menteuses au lit le plus élevées en Europe de l’Ouest et Amérique du Nord.

Mais pourquoi font-elles ça ?

Des chercheurs américains se sont penchés sur le sujet à Philadelphie, en réalisant des entretiens avec des étudiantes hétérosexuelles et ayant simulé au moins une fois un orgasme. La conclusion ? Elles veulent bien faire ! Simuler un orgasme apparaît aux femmes comme un bon moyen d’augmenter la qualité de la relation en ne vexant pas leur partenaire, et d’accroître leur plaisir car la simulation augmente leur excitation. De manière plus générale, nombreuses sont les femmes qui déclarent simuler pour que leur partenaire ne se sente pas maladroit, voire carrément pour « booster l’ego » dudit partenaire. Enfin, certaines avouent aussi simuler pour écourter un coït qui dure trop longtemps à leur goût.

L’avis des sexologues

Ceux qui voient défiler des couples en difficulté toute la journée déconseillent en général de simuler. D’abord parce que la franchise et la sincérité sont indispensables au bon fonctionnement d’un couple. Ensuite, comment attendre de son partenaire qu’il s’améliore dans la satisfaction sexuelle qu’il nous procure si on lui ment sur le résultat de ses efforts ? Enfin, le fait de simuler fréquemment invite à se poser avec son partenaire la question de l’obligation de jouir et faire jouir : l’orgasme n’est pas forcément l’aboutissement d’un rapport sexuel réussi et épanouissant.

Comment reconnaître une simulatrice ?

Messieurs, pour vous aider à démasquer les simulatrices et favoriser ainsi l’ouverture d’un sain dialogue sur ce que votre partenaire aime (ou pas), voici les signes qui ne trompent pas. L’orgasme féminin se traduit par des contractions automatiques et rapides (séparées de moins d’une seconde) du vagin et des muscles alentour. Si certaines femmes arrivent à contracter leurs muscles à la demande, il leur est difficile de simuler cette vitesse de contraction. Elles ne peuvent pas simuler les plaques rouges qui apparaissent souvent sur la poitrine, les joues et le haut du dos, provoquées par l’afflux d’adrénaline au moment de l’acmé : si elle insiste pour faire l’amour dans le noir, méfiez-vous… Enfin, écoutez avec attention sa respiration : orgasme rime avec respiration saccadé, souffle court et cœur qui bat la chamade. Si elle pousse des soupirs harmonieux ou conserve une respiration régulière, c’est qu’il y a mammouth sous gravillon. Et parce qu’on a toujours des choses à apprendre au rayon orgasme, découvrez notre quiz Orgasme, mode d’emploi. Messieurs, ne soyez pas timide et découvrez votre profil d’amant ici. Amusez-vous bien.

* Enquête Ifop pour CAM4.fr menée auprès de 8 000 femmes vivant en Europe et en Amérique du Nord.

Clémentine Garnier

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