Ménopause, la dédramatiser

Ménopause, la dédramatiser

15 janvier 2021
Elle n’est pas une maladie et pourtant on la redoute. Ses troubles affectant la qualité de vie y sont pour beaucoup, les idées reçues aussi. Alors que des solutions existent pour ne pas trop en pâtir.

 

Si la ménopause est une étape naturelle, elle est rarement accueillie avec joie, à l’inverse des premières règles. Être réglée signifie que sa vie de femme commence. Ne plus l’être est souvent vécu comme la perte d’une partie de sa féminité, parfois comme la fin de la sexualité ou le dernier passage avant la vieillesse… Et les plus optimistes la considèrent comme une libération… À chaque femme sa façon d’appréhender « sa » ménopause mais pour toutes le processus déclencheur est le même.

Un bouleversement physiologique

La disparition définitive des règles marquant la ménopause résulte de l’arrêt de la fonction ovarienne commencée à la puberté. Les sécrétions d’hormones sexuelles (œstrogènes, progestérone) s’interrompent ainsi que la fertilité. Cette carence hormonale est responsable de l’apparition de troubles divers : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, insomnies, irritabilité, fatigue, sécheresse cutanée et vulvo-vaginale, migraines. Leur nombre, leur intensité et leur durée varient selon les femmes.

La ménopause est confirmée après 12 mois consécutifs sans saignements. Elle survient naturellement entre 45 et 55 ans avec une moyenne autour de 50. Mais on ne se réveille pas un beau matin «ménopausée». Ce bouleversement physiologique s’installe progressivement lors de la périménopause, phase de yoyo hormonal précédant (de 2 à 4 ans) l’arrêt complet des cycles. Elle se manifeste par des symptômes typiques d’une ménopause proche (règles anarchiques, seins douloureux…). Elle se prolonge pendant l’année qui suit les dernières règles et parfois 10 ans après! Sans compter que l’absence des hormones protectrices a des conséquences à long terme sur les os, les vaisseaux sanguins et le cœur. Ce qui augmente le risque d’ostéoporose, de maladies cardiovasculaires et de cancers (sein, colorectal). D’où l’importance du suivi médical post-ménopause et des dépistages organisés en prévention de ces pathologies liées au vieillissement.

Agir pour être mieux

La longévité a augmenté mais la date de la ménopause est inchangée. Psychologiquement parlant, c’est encore plus difficile à accepter car à 45/50 ans les femmes d’aujourd’hui ne ressemblent pas à leurs aïeules au même âge, ni dans la tête ni en apparence. « En effet, ajoute le Dr Michèle Bonal, gynécologue, elles sont actives, et engagées dans leur vie professionnelle. C’est une période de maturité et de développement positif. Et aussi parfois de changements familiaux (divorce, départ des enfants). Au moment où les femmes se sentent pousser des ailes dans l’affirmation de soi, des troubles corporels apparaissent. De nouveau, elles se voient pénalisées dans leur identité de femme. Ce qui les angoisse et peut les amener à une forme de résignation. Elles n’osent pas en parler car, souvent, elles ignorent qu’elles peuvent agir pour être mieux. »

À savoir

À savoir

• En France, 11,5 millions de femmes sont ménopausées ; 430 000 le deviennent chaque année.
• 80% des femmes ménopausées présentent un autre symptôme que l’arrêt des règles.
• Alors qu’une femme ménopausée sur deux prenait un traitement hormonal en 2000, elles sont moins de 10% aujourd’hui.

(Sources : Afem, Inserm)

 

Bien vivre sa ménopause  

Quand les premiers symptômes de la ménopause se font sentir, la question est de savoir quand et comment agir. Doit-on attendre pour consulter que le quotidien soit très impacté? Les prévenir avant même qu’ils ne se manifestent ? Et, après la ménopause, doit-on poursuivre le traitement prescrit? Si la ménopause est la fin de la fécondité, signifie-t-elle aussi le début du vieillissement ? « Non, la femme ménopausée n’est pas une vieille femme. Ce n’est pas la fin de tout ; le grand âge survient plus tard, rassure la gynécologue Michèle Bonal. Mais les femmes étant appelées à vivre plus longtemps, elles ne doivent pas renoncer à prendre soin d’elles à partir de la ménopause – pour leur santé et leur bien-être présents et à venir. Cela passe par l’adoption des principes d’hygiène de vie, d’activité physique, d’alimentation équilibrée, d’arrêt des toxiques (tabac, alcool, drogues). Ce sont les mêmes principes à tout âge mais plus encore à ce moment-là. Sur le plan médical une prise en charge est recommandée. Traiter sa ménopause et se prendre en mains permet non seulement de ne plus en subir l’inconfort, mais aussi de se préparer à bien vieillir. » Et elles sont plus de 14 millions de femmes en France concernées par les effets de la ménopause et de la préménopause et susceptibles de demander un traitement pour mieux vivre ces années-là.

Se libérer des troubles climatériques

On nomme ainsi les symptômes qui découlent du déficit en œstrogènes et progestérone. Ils ne sont pas systématiques, toutes les femmes ne sont pas pénalisées de la même façon. Certaines s’en voient épargnées, d’autres n’ont que des troubles légers, d’autres encore en sont vraiment très gênées. Récurrents et intenses, ils se révèlent difficiles à supporter physiquement et psychologiquement. Selon leur ressenti et leurs préférences (allopathie ou médecines complémentaires), les femmes disposent d’une panoplie thérapeutique efficace pour être soulagées rapidement.

  • Au commencement, les bouffées de chaleur…

Les troubles vasomoteurs (bouffées de chaleur, sudations nocturnes) touchent de 50 à 75% des femmes plus ou moins violemment. En moyenne pendant 4 ans, davantage chez certaines – 15% les ressentiraient jusqu’à 20 ans après le début de leur ménopause ! Ils sont le signe le plus spécifique de l’entrée en ménopause. Une brève et soudaine sensation de chaleur envahit tout le corps, suivie de rougeurs du visage et du cou, de sueurs, parfois de frissons, de palpitations, d’anxiété. La bouffée est spontanée ou déclenchée par les émotions, le stress, une température ambiante élevée, mais aussi un repas épicé, l’alcool. Ce, plusieurs fois par jour ou la nuit, obligeant quand la transpiration est intempestive à se doucher ou à changer les draps. Les sudations nocturnes surviennent aussi indépendamment des bouffées de chaleur. Quand les symptômes sont sévères et gâchent vraiment la qualité de vie, la prise en charge repose sur des thérapies palliant la chute hormonale responsable.

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La solution allopathique. La prescription d’un THM (traitement hormonal de la ménopause), jusqu’à ce que les symptômes disparaissent, s’adapte à chaque femme. Le THM doit toujours combiner un œstrogène naturel (estradiol) à un progestatif (sauf en cas d’ablation de l’utérus qui le rend inutile). Pour les œstrogènes de préférence par voie transdermique ou percutanée (patch ou gel) ; pour la progestérone sous la forme micronisée et uniquement par voie orale, selon un protocole précis (voir encadré). À noter que l’effet du THM est global sur les autres signes de la ménopause : sécheresse vulvo-vaginale, cutanée, déperdition osseuse…

Les alternatives thérapeutiques « naturelles » sont choisies par la moitié des femmes ménopausées qui se sont détournées du THM. Principalement la phytothérapie et l’homéopathie. Parmi les plantes réputées, citons la sauge officinale, indiquée pour ses vertus antisudorales, ou le gattilier contre le syndrome prémenstruel. En homéopathie les principales souches ayant une action sur les bouffées de chaleur et l’hypersudation sont Lachesis mutus, Sepia officinalis, Sulphur… La prise en charge peut commencer dès les premiers signes et après l’arrêt des règles. À condition d’être suivie par un médecin spécialisé qui oriente le traitement selon le diagnostic clinique, les antécédents médicaux, les médicaments en cours. Car qui dit « naturel » ne dit pas inoffensif. Ces médecines qui reposent sur des principes actifs puissants nécessitent une certaine prudence. Ainsi les phyto-œstrogènes extraits du soja, très « tendance » pour remplacer le THM quand il faisait débat, se révèlent partager les contre-indications du THM… En automédication, un conseil pharmaceutique reste indispensable.

L’activité physique, la relaxation, la méditation, le yoga ou l’hypnose ont également prouvé leur impact favorable non pas sur la fréquence des bouffées de chaleur mais sur la tolérance à leur intensité.

Réponses d'expert : le THM n’est plus systématique

Réponses d'expert : le THM n’est plus systématique

Dr MICHÈLE BONAL
Gynécologue-sexologue, Toulouse

Le doute a été semé en 2002 lorsque l’étude américaine WHI avait publié tous les effets secondaires et risques liés à sa prise. Les femmes en ont eu peur, certains médecins aussi. Puis il a été démontré que les résultats de l’étude n’étaient pas extrapolables en France. Ne reposant pas sur les mêmes hormones substitutives qu’ici, elle avait été réalisée sur des femmes de 60 ans et plus, ménopausées depuis 13 à 15 ans, en surpoids et hypertendues. Chez lesquelles d’emblée le THM n’était déjà pas indiqué en France. Depuis, suite aux études de l’Inserm, quand la ménopause est installée, le THM ne doit plus être utilisé systématiquement mais sous certaines conditions. Des recommandations ont été émises en 2014, textuellement : « La Haute autorité de santé (HAS) maintient le service médical rendu (SMR) important des traitements hormonaux des symptômes de la ménopause lorsqu’ils sont gênants au point d’altérer la qualité de vie des femmes. Elle rappelle que les risques connus de ces traitements se confirment et recommande un traitement aux doses les plus ajustées et le plus court possible, réévalué au moins chaque année. » Autrement dit, le THM demeure une prescription chez les femmes de 50 à 60 ans (ou de moins de 10 ans de ménopause) quand elles n’ont aucune contre-indication absolue à le prendre (antécédent de cancer du sein, maladie cardiovasculaire, lupus sévère…) et qu’elles n’y sont pas opposées. L’indication  du THM est discuté au cas par cas, le bilan de santé régulier décide de son opportunité ou pas  après une évaluation individuelle de ses bénéfices et de ses risques.

 

Pallier la sécheresse des muqueuses et de la peau

Autre joyeuseté induite par la ménopause et sa carence œstrogénique : l’asséchement et le relâchement des couches superficielles de la peau jusqu’au plus profond de son intimité. Ce qui à 50 ans n’est pas sans conséquences sur la vie sexuelle et le moral ! Explication : des récepteurs aux œstrogènes sont présents sur de nombreux tissus : cutané, muqueuse vaginale, vulvaire et vésicale. Sans œstrogènes, les fibres de collagène diminuent, les tissus s’amincissent et perdent en élasticité. Au niveau cutané, l’épiderme est moins hydraté ; la peau, plus fine et sèche, se relâche. La panoplie dermocosmétique y remédie avec des formulations « peaux matures » de plus en plus performantes. Au niveau vaginal, la muqueuse s’atrophie, s’assèche et saigne facilement au contact. Des modifications à l’origine de dyspareunies (douleurs pendant les rapports sexuels), prurit vulvo-vaginal, vulvo-vaginite, sécheresse vaginale, baisse de lubrification. Les infections sont aussi plus fréquentes. En effet, sans œstrogènes, la flore vaginale de Döderlein, protectrice de la muqueuse, diminue. Elle redevient normale en la renforçant avec des probiotiques locaux.

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En réintroduisant des œstrogènes dans l’organisme, le THM a un effet positif sur la sécheresse de la peau et des muqueuses. Sans ce traitement, par choix ou contre-indication, le recours aux œstrogènes locaux par voie vaginale (ovules de promestriène ou gel d’estradiol) permet de conserver la trophicité vulvo-vaginale et de lutter contre la sécheresse ou l’envie pressante d’uriner… Les hydratants et lubrifiants vaginaux améliorent le confort sexuel en restaurant la souplesse de la muqueuse vaginale. Y associer une gymnastique de ses muscles pelviens (périnée) contribue à garder la tonicité de cette partie du corps. 

Retrouver le sommeil

Un tiers des femmes ménopausées souffrent de troubles du sommeil ; les bouffées de chaleur et les sueurs qui perturbent les nuits en sont les principales causes. Ce qui se répercute la journée sous forme de fatigue, d’irritabilité, de nervosité, avec des conséquences sur la vigilance, la concentration, la mémoire. Sur l’humeur et le moral également. Un cercle vicieux en périménopause comme en ménopause. Retrouver le sommeil passe par la suppression des sueurs et bouffées. Si l’on n’est pas sous THM qui les annihile, les plantes traditionnellement utilisées pour régulariser les troubles mineurs du sommeil et le stress sont toutes indiquées (passiflore, mélisse, tilleul, escholtzia, valériane, houblon, lavande) avec l’avantage de ne pas rendre dépendante. Le rôle de l’homéopathie est prépondérant sur les troubles de l’humeur et du sommeil dus au déséquilibre hormonal. Le traitement de fond homéopathique est établi en fonction du profil de la patiente, le moment de survenue des symptômes, leur intensité. La prise en charge est personnalisée. Sans oublier les bienfaits de l’acupuncture, de la sophrologie et la relaxation qui aident aussi à passer ces périodes difficiles.

Automatique, la prise de poids ?

Chaque événement hormonal de la vie d’une femme est accusé de provoquer une prise de poids ; la ménopause n’y échappe pas. En réalité, elle n’en est pas responsable. Les études montrent que la prise de poids commence 15 ans avant la ménopause et se poursuit 20 ans après. En revanche on y observe une modification de la silhouette. Conséquence directe de la carence en œstrogènes, les graisses sont redistribuées, passant d’un morphotype gynoïde (graisse au niveau des cuisses et des fesses) à un morphotype androïde (au niveau du ventre et du haut du corps). Un changement qui se fait au profit de la masse grasse et au détriment de la masse maigre (les muscles et les os). D’où l’impression d’avoir grossi avec cette taille épaissie.

Toutefois, prendre du poids est bien réel à la ménopause lorsque, à ces bouleversements physiologiques, s’ajoutent des troubles émotionnels, du stress, une angoisse… générés par la perte de la fécondité, le départ des enfants, la retraite… Pour compenser tous ces manques, certaines femmes vont alors se tourner vers l’alimentation. Si en plus elle n’est pas équilibrée, et trop riche en graisses saturées, sucres et que l’on est sédentaire, cela favorise les kilos en trop. La prise de poids en elle-même est davantage la conséquence d’une augmentation de l’apport calorique, une baisse de l’activité physique et une fonte de la masse musculaire. Continuer à surveiller son poids à la ménopause est conseillé, pour se sentir mieux dans sa peau mais aussi en prévention des pathologies liées au surpoids. En cas de surcharge pondérale élevée, mieux vaut être accompagnée par un spécialiste. Le travail du thérapeute consistera à aider à retrouver un comportement alimentaire normal, contrôlé par les besoins réels de l’organisme et non plus les émotions.

 À lire aussi : Cystites et ménopause

 

Témoignage : je n’y pensais pas...<br>

Témoignage : je n’y pensais pas...

Je suis devenue rouge lors d’une réunion de chantier – je suis architecte – et ce n’était pas par timidité face aux hommes de l’équipe. Comme ils m’observaient bizarrement, et que je sentais ma tête envahie par une vague de chaleur étrange, j’ai filé aux toilettes : j’étais écarlate, le visage ruisselant! Je me suis réfugiée dans ma voiture, et puis plus rien ! La violence de ce trouble m’a fait penser à un malaise cardiaque, à aucun moment à la ménopause… Il s’est reproduit devant une amie d’enfance qui m’a dit « bienvenue au club » !

Le diagnostic de ma gynéco a été vite fait avec moins de 4 cycles en un an, des règles abondantes non-stop durant 3 semaines ; ce qui me perturbait moins que les bouffées qui survenaient n’importe quand. Quand mes règles ont disparu, elle m’a prescrit un THM. Vers 56 ans, en examinant mes seins, les trouvant très denses, décision est prise de stopper le traitement. Depuis, je ne prends plus rien, je n’ai aucun trouble mais je fais les mammographies recommandées.

Ghislaine, 58 ans

 

Info

Info

www.gemvi.org, Groupe d’étude sur la ménopause et le vieillissement hormonal

www.menopauseafem.com, Association française pour l’étude de la ménopause

 

Ménopause précoce, la méconnue

La ménopause précoce, médicalement parlant l’insuffisance ovarienne prématurée, a différentes origines : maladie auto-immune, dysfonctionnement endocrinien, suites d’un traitement lourd fait à l’enfance ou jeune femme (ablation des ovaires, chimiothérapie, radiothérapie). Elle peut être alors associée à une hypothyroïdie, mais aussi à un lupus, à une maladie de Crohn, à une polyarthrite rhumatoïde ou à une myasthénie. Certaines ménopauses précoces surviennent après un choc affectif. Les ovaires peuvent aussi s’arrêter de fonctionner en cas d’anorexie mentale. Mais parfois on ne trouve aucune explication. Cette pathologie, certes peu fréquente, expose avant 40 ans aux symptômes climatériques de la ménopause, ainsi qu’à ses effets secondaires : sécheresse des muqueuses, troubles du sommeil, augmentation du risque d’ostéoporose ou de maladies cardiovasculaires…

Des symptômes prémonitoires ?

Une consultation très spécialisée s’impose pour tout arrêt des règles avant 40 ans. Le problème est que l’on ne s’en aperçoit pas tout de suite quand on est resté sous pilule de l’âge de 17 ans jusqu’à 35 ans et que l’on décide alors de l’arrêter pour faire un enfant. Mais les – vraies – règles ne reviennent pas. Or leur absence totale, précédée parfois par des cycles irréguliers, et des bouffées de chaleur sont les symptômes d’une ménopause précoce. Quand elle est due à une cause spontanée, la pilule a caché sa date de survenue. Ainsi, quand il existe des risques d’insuffisance ovarienne précoce, il peut être souhaitable d’envisager d’autres moyens de contraception, comme le stérilet ou le préservatif, qui ne masquent pas la disparition possible des règles (aménorrhée) sur une durée d’un an pour savoir où l’on en est de son cycle et de son état de santé endocrinien. S’il subsiste une capacité ovarienne à ovuler, on pourra alors encore la stimuler en vue d’une grossesse ; après c’est trop tard. « Toutefois ce n’est pas parce que l’on a des règles irrégulières que l’on est en ménopause précoce, qui reste rare, souligne le Dr Bonal. Simplement, selon son passé médical ou son terrain génétique, il faut être vigilante et s’en occuper tôt parce qu’il y a aura des décisions à prendre. Diagnostiquer cette pathologie permet de pouvoir proposer des solutions palliatives et donc une orientation rapide sur des centres d’infertilité. »

Un traitement substitutif sans tarder

Pour confirmer le diagnostic, un bilan hormonal déterminera le stade d’évolution de la maladie. Le dosage sanguin concerne 3 hormones : la folliculo-stimulante (FSH ), la lutéinisante(LH) et l’anti-müllérienne (AMH) pour évaluer les possibilités d’ovulation. Si les résultats confirment l’état d’insuffisance ovarienne précoce, le traitement hormonal substitutif est mis en route sans tarder. Le terme substitutif est important car la ménopause précoce est une vraie pathologie qui est traitée avec des médicaments remplaçant la fonction ovarienne et préventifs des risques ostéoporotiques et cardiovasculaires. Il est instauré en première intention sauf contre-indication (cancer du sein) jusqu’à 50 ans, l’âge moyen de la ménopause physiologique. Son protocole et sa durée obéissent alors aux recommandations imposées pour le THM classique et l’intérêt de la poursuite ou de l’arrêt est réévalué chaque année comme pour toute femme ménopausée.

 

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

Que la ménopause soit normale ou précoce, la chute œstrogénique favorise la déperdition osseuse et l’augmentation du risque fracturaire. Événements également corrélés à une insuffisance en vitamine D dont le rôle est capital. Elle favorise l’absorption digestive du calcium et permet la minéralisation de l’os. Si les besoins en calcium sont couverts par une alimentation riche en produits laitiers, fromages et yaourts, il n’en va pas de même avec la vitamine D. Moins présente dans l’alimentation, elle doit être synthétisée par la peau sous l’effet des UV pour être assimilée par l’organisme. Les carences en vitamine D sont fréquentes passé un certain âge et parce qu’il n’est pas toujours possible de bénéficier d’une exposition solaire favorable. La supplémentation est donc recommandée. Quand la carence est avérée, la vitamine D est prescrite sous forme d’une ampoule dosée à 100 000 UI tous les trois mois. Une nouvelle présentation dosée à 50 000 UI est disponible depuis peu ; elle permet une prise mensuelle, plus physiologique. En automédication, des solutions prêtes à l’emploi sont proposée en cure d’entretien.

Dominique Thibaud

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