La méningite, un danger à ne pas négliger

La méningite, un danger à ne pas négliger

09 juin 2016
La méningite fait peur aux parents… et ils ont bien raison. Les formes les plus sévères de la maladie peuvent se développer en quelques heures et entraîner de graves séquelles, voire le décès des malades. On fait le point sur les différents types de méningites et les vaccins existants.

 

La méningite est une inflammation des méninges, ces enveloppes de la moelle épinière et du cerveau dans lesquelles circule le liquide céphalorachidien. Elle est généralement causée par un virus : on parle alors de méningite virale, bénigne dans la plupart des cas. Mais elle peut être aussi d’origine bactérienne, forme beaucoup plus grave qui nécessite un traitement le plus rapidement possible. Il est heureusement possible de protéger ses enfants grâce aux vaccins proposés aujourd’hui. Quelles sont les principales formes de méningites bactériennes et les moyens de s’en préserver ?

 

Symptômes et modes de contagion de la méningite bactérienne

Les symptômes sont les mêmes dans les différentes formes de méningites : fièvre, raideur dans la nuque, maux de tête, hypersensibilité à la lumière, vomissements, et parfois éruption cutanée. Chez les tout-petits, les signes sont parfois moins spécifiques : fièvre isolée, convulsions ou vomissements. La méningite bactérienne est véhiculée par la salive et les sécrétions du nez et de la gorge. Elle se transmet par des baisers, des échanges de couverts, de verres, de cigarettes, de rouge à lèvres… sachant que la majorité des personnes exposées à la bactérie ne contractent pas l’infection, et que celles qui la contractent ne la développent pas dans la plupart des cas.

 

La méningite à méningocoque

La méningite à méningocoque est la seule qui cause des épidémies de méningite. On sait qu’elle est présente dans l’arrière-gorge ou le nez de nombreux individus (10 à 25% de la population mondiale, selon l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé) sans provoquer de maladie chez les porteurs. Elle vient parfois à bout des défenses naturelles de l’organisme, ce qui cause alors la méningite. Trois souches sont le plus souvent à l’origine des épidémies : les souches A, B et C. La méningite due au méningocoque A, est plutôt rare en France mais prédomine en Asie et en Afrique, alors que les souches B et C sont majoritaires en Amérique et en Europe. Les autorités de santé françaises recommandent depuis 2009 de vacciner contre le méningocoque C les nourrissons à partir de 12 mois, les enfants, les adolescents et jeunes adultes jusqu’à 24 ans, tout comme les personnes immuno-déprimées et les voyageurs se rendant en zone d’endémie. Il est possible de vacciner les nourrissons de moins d’un an s’ils ont été en contact avec un malade. Bon à savoir : une seule injection entre 1 et 24 ans suffit à être protégé, il n’est pas nécessaire de procéder à un rappel, et 65% du prix du vaccin est remboursé par la Sécurité Sociale sur prescription médicale. A rappeler également : il est conseillé de faire vacciner ses enfants, car la maladie se développe en quelques heures, et ne laisse parfois pas le temps de mettre en place un traitement…

 

La méningite à pneumocoque

Ce germe est souvent en cause chez le tout-petit. C’est la première cause de méningite en Amérique du Nord, adultes et enfants confondus, sachant que la susceptibilité aux méningites de ce type est maximale avant l’âge de deux ans, et que la protection naturelle contre le pneumocoque est consolidée seulement vers 5 ans. Il existe un vaccin administrable aux nourrissons, le Prevenar 13, qui peut être associé aux autres vaccinations. Aux Etats-Unis, une campagne de vaccination a permis de diminuer de 25% les infections à pneumocoques chez les moins de 2 ans en 2000 ; il est aujourd’hui remboursé à 65% par la Sécurité Sociale sur prescription de votre médecin.

 

La méningite à Haemophilus Influenzae

Jusqu’aux années 90, cette forme était de méningite bactérienne était la plus courante chez les enfants de moins de 5 ans. L’utilisation de plus en plus répandue du vaccin Hib a permis de réduire considérablement sa portée, et elle est aujourd’hui très rare. Le vaccin est conseillé en France depuis 1993, à partir de l’âge de 2 mois : un vaccin combinant une action contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la polio et haemophilus influenzae de type B est partiellement remboursé par la Sécurité Sociale. Il faut savoir qu’en plus des méningites, l’H. Influenzae cause aussi fréquemment des otites, des sinusites et des bronchites, contre lesquelles le vaccin est inefficace. Pour en savoir plus sur l’état de la vaccination en France et les débats qui agitent la sphère publique, Bien-Etre et Santé vous propose un état des lieux.

Clémentine Garnier

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