« Mon mari est parkinsonien. Les tremblements sont-ils les principaux signes visibles à redouter ? », Valentine, 56 ans

« Mon mari est parkinsonien. Les tremblements sont-ils les principaux signes visibles à redouter ? », Valentine, 56 ans

22 avril 2022
Si le tremblement parkinsonien inaugure souvent la maladie, il est absent dans environ 30 % des cas. La bradykinésie et l’hypertonie sont deux autres troubles moteurs caractéristiques de la maladie.

 

Si le tremblement parkinsonien inaugure souvent la maladie, il est absent dans environ 30 % des cas. C’est un tremblement de repos, lent (trois à cinq cycles par seconde), qui survient donc lorsque la partie du corps concernée ne participe à aucun mouvement. Il affecte le plus souvent un membre supérieur, notamment la main (le tremblement ressemble à un mouvement d’émiettement du pain). L’un des membres inférieurs peut également être touché, la tête est habituellement épargnée. Le tremblement diminue ou cesse lorsque la personne effectue un mouvement et pendant le sommeil, mais il est augmenté par les émotions, la fatigue, la concentration intellectuelle. Il est le plus souvent unilatéral ou, s’il est bilatéral, asymétrique. La maladie est souvent résumée au seul tremblement. Pourtant, deux autres troubles moteurs caractéristiques sont observés. Le premier, la bradykinésie, se traduit par une lenteur ou une difficulté à l’initiation des mouvements, qui peuvent temporairement devenir impossibles (akinésie). Le second est l’hypertonie (ou rigidité musculaire) : les mouvements perdent leur fluidité et sont exécutés par à-coups. Ces signes sont aussi handicapants que les tremblements et peuvent varier en intensité dans le temps et selon les parties du corps.

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Éviter une stigmatisation

Les tremblements sont souvent très mal vécus, aussi bien par le patient que par l’entourage, en raison de la méconnaissance du grand public, qui a le plus souvent une représentation erronée et caricaturale de la maladie de Parkinson. La plupart des gens pensent que les tremblements concernent des sujets séniles ou des personnes atteintes de tremblote ou encore les attribuent à un état d’ébriété ou à des troubles cognitifs – l’état psychiatrique de la personne est parfois questionné. Ces préjugés rendent la maladie inacceptable pour ceux qui en souffrent, et nuisent à leur qualité de vie et à leur prise en charge. Malheureusement, la pathologie s’aggrave inéluctablement avec le temps et, compte tenu de son impact important sur la motricité, elle compromet l’autonomie des malades. Les symptômes moteurs peuvent toutefois être améliorés, au moins pendant une période transitoire, par un traitement médicamenteux adapté et une prise en charge pluridisciplinaire. Il est important de maintenir une activité physique régulière et/ou d’instaurer une rééducation par une kinésithérapie spécifique pour lutter contre les troubles de l’équilibre, de la posture et de la marche.

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