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MICI : maladies de la jeunesse

MICI : maladies de la jeunesse

14 mars 2016
Les MICI, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, maladie de Crohn et rectocolite hémorragique, se déclarent de plus en plus tôt et sont en recrudescence chez les enfants.

 

En 10 ans, le nombre de personnes atteintes de MICI a doublé, passant de 100 000 à aujourd’hui 200 000 cas. En France, 4 000 à 6 000 nouveaux cas sont diagnostiqués par an, soit près de 20 cas par jour avec un pic entre 15 et 25 ans. 25 % des nouveaux cas sont pédiatriques.

 

Diagnostic difficile des MICI

Les MICI se déclarent de plus en plus tôt, aux alentours de 8-10 ans. Elles évoluent par poussées imprévisibles, avec une alternance de périodes de répit.

Dans la maladie de Crohn chez l’enfant, le diagnostic est difficile car, au début, les symptômes sont peu nombreux et atypiques. Les douleurs abdominales et les diarrhées sont en effet deux symptômes très fréquents chez les enfants et peu spécifiques.

Le retard de croissance est parfois, le seul signe de la maladie. La puberté est plus tardive. Le retard staturopondéral est dû en partie à la baisse de l’appétit lié aux douleurs abdominales ainsi qu’à la diarrhée et à la malabsorption intestinale. Heureusement, le traitement permet de rattraper ce retard. Raison pour laquelle un dépistage et une prise en charge précoces sont essentiels.

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Hérédité et flore en cause

Il existe un terrain génétique. Dans près de 30 % des cas, un autre membre de la famille est atteint. De plus, on observe une perturbation dans la composition des bactéries de la flore intestinale. « Plusieurs facteurs sont incriminés dans ce changement de la flore : le mode de vie, les infections, l’alimentation, les vaccinations… les recherches se poursuivent » explique le Pr Frank Ruemelle, gastropédiatre à l’hôpital Necker, Paris.

 À lire aussi : Comment la flore intestinale agit-elle sur la santé ?

 

Vivre au quotidien avec une MICI

L’annonce du diagnostic est un choc pour les parents. L’enfant a un peu plus de mal à comprendre ce qui lui arrive. Quant à la scolarité, c’est assez difficile. En période de poussée, l’enfant est parfois retiré de l’école pour des périodes plus ou moins longues. Plusieurs dispositifs existent, comme le PAI (plan d’accueil individualisé mis en place par l’Éducation nationale). Quant à l’adolescent qui rêve d’autonomie, sa maladie le rend dépendant d’une équipe médicale, de ses parents… et un suivi psychologique peut s’avérer nécessaire.

 À lire aussi : Un nouvel espoir sur le front des MICI

 

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

La prise en charge des enfants ou adolescents atteints de maladie de Crohn diffère de celle des adultes.
En général, l’utilisation de corticoïdes comme traitement d’attaque est à éviter à cause de leurs effets inhibiteurs sur la croissance, souvent déjà ralentie chez ces enfants.
La nutrition entérale est le traitement de premier choix pour une poussée. Elle peut être administrée par sonde, mais souvent refusée par les enfants, ou par prise orale. Pour garantir son efficacité, elle doit être exclusive : l’enfant n’est pas autorisé à prendre une autre alimentation que le produit laitier prescrit (2,5 l par jour pendant 6 à 8 semaines).
Pour contrôler l’inflammation, de plus en plus d’enfants sont aujourd’hui traités par biothérapies (anti-TNF).

 

Christine Fallet

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