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maladie de parkinson

Maladie de Parkinson, la stratégie des petits pas

10 avril 2017
Cette affection neurologique passe par un certain nombre de stades où les médicaments rendent de précieux services heureusement. Parcours guidé.

 

La maladie de Parkinson touche de 150 000 à 200 000 personnes en France, parfois en âge de travailler. On sait encore mal dans quelles circonstances survient la maladie, mais les troubles conséquents sont liés à un déficit en dopamine, un neurotransmetteur bien sûr indispensable.

 

Avant les signes caractéristiques du Parkinson, surviennent des « petits » troubles annonciateurs (a posteriori), peu spécifiques, tels une constipation, une perte d’odorat, une humeur dépressive, des rêves extrêmement vécus, agités. Le diagnostic est porté sur une triade de signes moteurs, le tremblement de repos certes, mais surtout des mouvements plus lents, moins amples (la bradykinésie, voire l’akinésie), avec une écriture plus petite, une disparition du ballant du bras, et/ou une raideur du maintien, un visage figé. Deux de ces signes, asymétriques toujours, tremblement et bradykinésie par exemple, suffisent pour affirmer le diagnostic qui ne nécessite pas d’exploration complémentaire, sauf pour les cas plus complexes ou avant 50 ans.

 

Le traitement de la maladie de Parkinson : au cas par cas

Au tout début de la maladie, le traitement n’est pas indispensable : sa mise en route dépend du patient, de ses besoins, de ses attentes. Quand il est instauré, progressivement pour limiter les effets indésirables, le patient souffrant de Parkinson vit une sorte de lune de miel où tout va beaucoup mieux. Après quelques années toutefois, le traitement substitutif, par de la dopamine en particulier, est moins efficace, plus compliqué. Enfin, tardivement, le Parkinson entre dans sa phase « axiale » où le malade piétine, chute, fait des fausses routes, etc.

 À lire aussi : Parkinson, faire face à la maladie

 

Des médicaments… à la stimulation cérébrale

Faute de neuroprotecteurs aujourd’hui qui empêcheraient l’entrée dans la maladie, le spécialiste, un neurologue, idéalement dans un « centre expert », propose un traitement de la maladie, avérée et gênante, sur mesure. En y incluant des solutions pour gommer leurs effets secondaires, ainsi que pour atténuer les risques liés aux complications qui émaillent l’évolution de la maladie : les troubles du sommeil, du comportement, etc.

La lévodopa, de la dopamine

Le traitement substitutif, qui contrôle le déficit en dopamine. Très bien supportée, elle est dotée toutefois d’une courte durée d’action, à l’origine donc de fluctuations motrices, que l’on tente de réduire en répartissant mieux les doses, en fonction du calendrier des incidents moteurs de la journée. Autre complication liée au traitement, les mouvements involontaires (dyskinésies), au moment des pics de doses. De principe, on réserve la lévodopa aux plus de 70 ans, en raison de son « profil » de tolérance, plus compatible avec les activités des personnes de cet âge.

Les agonistes dopaminergiques

Disponibles sous diverses formes (comprimé à libération prolongée, patch sur 24 heures, stylo ou pompe à débit continu), ils stimulent des récepteurs « dopaminergiques » (miment ainsi les effets de la dopamine). Au prix là aussi d’un certain nombre d’effets secondaires (hypotension à la station debout, somnolence, addictions aux jeux, etc.). Ils sont indiqués pour les moins de 70 ans, associés à un inhibiteur enzymatique qui ralentit la dégradation de la dopamine dans les synapses.

La rééducation

L’activité physique est essentielle à tous les stades de cette maladie « motrice », pour la souplesse des articulations, l’entretien des muscles, etc. Des programmes dédiés de danse (socialisation comprise !) ont fait la preuve de leur efficacité. Le kinésithérapeute est rapidement très précieux, qui enseigne les bonnes postures, freine la rigidité, encourage à « ouvrir le corps », etc. Ainsi que des séances d’orthophonie pour corriger les troubles de la voix et la micrographie.

La stimulation électrique profonde

La neurostimulation des noyaux sous-thalamiques est réservée à un patient sur 9 environ, dont le profil est de plus en plus finement dessiné. De moins de 70 ans, en bon état général, au stade des complications motrices, resté encore sensible à la lévodopa, aux fonctions intellectuelles préservées, indemne de troubles du comportement ou psychiatriques… Et « compliant », c’est-à-dire respectant bien les obligations de suivi. La neurostimulation n’a pas d’effet sur les signes plus tardifs du Parkinson.

 À lire aussi : Comment vivre avec la maladie de Parkinson

 

Témoignage : À mon rythme mais seul

Témoignage : À mon rythme mais seul

J’ai été soigné pour dépression les deux années qui ont précédé le diagnostic de Parkinson. Le médecin a été trompé par ma fatigue, très intense : je dormais toute la journée. Même écrire m’épuisait. C’est un psychiatre qui a pensé le premier à la maladie. Je garde un mauvais souvenir de la période qui a précédé le diagnostic ; mon travail n’était plus adapté à ce ralentissement global que je subissais…

Je vis pour le moment presque normalement, en dépit des effets secondaires des traitements et de l’évolution de la maladie qui produit des complications indépendamment de la prise de médicaments.

Mon neurologue ajuste en continu mon traitement, d’ailleurs à l’origine de dyskinésies musculaires et de douleurs… J’essaie de faire le plus de choses possible, à mon rythme (les rituels de toilette par exemple prennent de plus en plus de temps…), mais seul, pour ne pas solliciter trop mes proches. À qui j’ai demandé de ne pas s’inquiéter de mes tremblements – je ne les ressens pas.

Marc, atteint de la malaldie de Parkinson, 55 ans

 

Réponses d'expert : La cure thermale dédiée au malades souffrant de la mamadie de Parkinson : du magnésium transdermique pour la souplesse

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Dr Marie Perez SiscarDr Marie Perez Siscar
Médecin de la thalassothérapie Côté Thalasso à Banyuls-sur-Mer

La cure thermale, en milieu marin particulièrement, fait du bien aux patients souffrant de la maladie de Parkinson. Et ce, à plusieurs titres. J’ai en effet observé, au tout début un peu par hasard, l’efficacité d’une forme huileuse de magnésium marin en application locale. La diffusion transcutanée de cette petite molécule, un antidote à la crampe que connaissent bien les sportifs, produit des effets immédiats sur les contractions musculaires qui rythment le quotidien d’un patient. Ses articulations sont plus souples. Les nuits aussi sont plus reposantes.

Je propose ainsi aux personnes souffrant de Parkinson un programme aménagé « Dos et articulations » avec, tous les jours, des exercices dans l’eau, des enveloppements (des zones douloureuses et du dos), des massages, des bains hydromassants, en associant toujours à ces soins le magnésium marin transdermique.

 

À savoir

À savoir

La maladie de Parkinson c’est la :
– 2 e cause de maladie neurodégénérative (après la maladie d’Alzheimer)
– 2 e cause de handicap moteur d’origine neurologique (après l’accident vasculaire cérébral)

 

À lire

À lire

parkinsonVIVRE AVEC LA MALADIE DE PARKINSON de Chantal Hausser-Hauw. Un journal à deux voix, celle de la personne malade, à qui répond le neurologue, aux éditions Albin Michel

 

Brigitte Blond

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