OKEO SANTE
prévenir le mal de dos

Mal de dos, comment reprendre la main

06 mai 2015
Mal de dos, mal très partagé, mal qui vous oblige à décélérer et vous pencher (avec précaution !) sur votre mode de vie. Trop de… ? Pas assez ? C’est sûr, cette douleur qui vous épuise ne vous y reprendra plus !

 

La colonne vertébrale, à la croisée de tous les chemins articulaires, soutient le squelette entier (le propre de l’Homme). Elle peut faire souffrir en n’importe quel endroit du dos, des vertèbres cervicales aux vertèbres sacrées, de la nuque aux fesses, mais c’est le bas du dos qui remporte la palme des douleurs, en termes de fréquence.

 

À cet étage stratégique, où s’exercent toutes les pressions, debout ou assis, plusieurs raisons de dysfonctionnement, mécanique, puisque cohabitent un certain nombre de « pièces d’usure » : des vertèbres bien sûr, les lombaires, susceptibles d’abriter des becs-de-perroquet, un signe d’arthrose, qui titillent les nerfs en regard. On y trouve aussi des disques, qui peuvent faire hernie et pincer le nerf là encore. Les ligaments peuvent être trop étirés lors d’un effort inhabituel. Enfin, les muscles qui, en principe, corsètent la colonne et empêchent les dérapages, sont souvent trop faibles. Il est parfois difficile de déterminer la cause précise de la douleur parce que toutes ces structures sont plus ou moins « souffrantes ». À la clé, une lombalgie dite « mécanique », ou un lumbago (deux mots pour un seul mal), qui se manifeste par des douleurs au mouvement.

Pour éviter que le lumbago, une fois résolu, ne récidive ou devienne chronique, on n’interrompt pas ses activités (ou peu) et l’on apprivoise son dos. Les radiographies sont inutiles si la lombalgie se résout en moins de quatre à six semaines. Gare, la douleur peut révéler un problème qui n’est pas seulement mécanique (une infection, une inflammation, etc.) et mérite donc un traitement spécifique.

 À lire aussi : Les différentes causes des douleurs dorsales

 

Pour soigner ce mal de dos, je peux compter sur… 

Les antidouleurs

Inutile de jouer au héros, une lombalgie fait mal et limite les mouvements. Or, si l’on a mal, on bouge le moins possible, ce qui à terme fait fondre les muscles… Les antalgiques doivent être donc pris à bonnes doses et à heures fixes, sans attendre que la douleur soit installée, du paracétamol pour commencer, efficace et bien supporté. Si cela ne suffit pas, pour une courte période et sur avis médical, des anti-inflammatoires à prendre par la bouche (avec, si cela est nécessaire, un protecteur de l’estomac). Localement, on mise sur le chaud (pommades, patchs ou bouillotte).

Le corset

Non, les muscles ne fondent pas sous un corset, en tout cas beaucoup moins que pour un patient douloureux sans corset campé dans son lit…

À doses filées, le corset permet de limiter les mouvements extrêmes (à risque de déclenchement de la douleur), en immobilisant le segment vertébral douloureux (surtout en extension et en flexion sur le côté) et supplée les muscles insuffisants. Assortie d’exercices réguliers, une ceinture de soutien, garde-fou de posture inadéquate ou d’amplitude de mouvements inappropriée, facilite la reprise des activités, ou leur poursuite.

Le kinésithérapeute

Au tout début de la lombalgie, il complète les antidouleurs en massant, chauffant, décontracturant les muscles, à l’aide d’étirements doux. Une fois la période très aiguë passée, place aux exercices de renforcement musculaire et à l’enseignement des bonnes postures.

 Le chiropracteur

Après avoir repéré d’où vient le déséquilibre, excès de contractures ou déficit de tonus musculaire, le chiropracteur travaille sur le corps des muscles ou sur les attaches tendineuses, débusque des dérangements articulaires mineurs, des subluxations, et réajuste ; il s’attache aussi aux réflexes de centrage du bassin.

 À lire aussi : Pourquoi consulter un chiropracteur ?

L’ostéopathe

Il réajuste l’articulation (sans forcément faire craquer !, en étirant parfois), après avoir résolu des désordres structurels parfois très à distance du siège de la douleur. Le soulagement doit être rapide. Le kinésithérapeute intervient ensuite pour verrouiller cette nouvelle configuration. Mais attention, si le problème de base n’a pas été réglé (défaut d’activité, surpoids, etc.), le dérangement vertébral se reproduira au premier geste mal contrôlé.

 

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

Pour protéger son dos, en toutes circonstances :

  • Dormir

Dans un lit haut à la literie ferme. Pour y entrer, s’asseoir au bord du lit avant de s’allonger sur le côté, puis de remonter les jambes. Et inversement le matin, pour en sortir.

  • S’habiller

Pour enfiler un pantalon, prendre appui sur un meuble avec un avant-bras ou s’adosser à un mur. Protéger le bas de son dos des courants d’air (sport ou jardinage).

  • Travailler

Pour monter une charge, fléchir les genoux, ramener la charge sous la ceinture près de son ventre entre les genoux et se redresser en gardant l’objet contre soi et ses abdominaux légèrement contractés. En se relevant, basculer le bassin vers l’avant pour remettre sa colonne plus sûrement dans l’axe. C’est cette bascule, idéalement automatique, qui « verrouille » le dos en bonne position (même si l’on ne peut pas fléchir ses genoux perclus d’arthrose).

  • Bouger

Debout, un pied sur un repose-pied permet de réduire la pression sur le dos et les jambes. Idem si l’on est posté près d’un évier. Fléchir la jambe de devant et tendre la seconde pour passer l’aspirateur. Aucun sport n’est a priori déconseillé, s’il est pratiqué avec modération et plaisir (aussi et surtout !) : natation, vélo, marche, etc.

 

Réponses d'expert : Pourquoi tant de maux de dos, si mal soulagés ?

Réponses d'expert : Pourquoi tant de maux de dos, si mal soulagés ?

PHILIPPE GOUPILLEPr PHILIPPE GOUPILLE,
chef du service de rhumatologie au CHU de Tours

Sans doute en raison de notre mode de vie, aujourd’hui sédentaire. Ce sont toujours les mêmes disques qui sont sollicités, des « pièces d’usure », du bas du dos. Les muscles qui tuteurent la colonne sont flasques et les structures qui la composent ne sont plus « contenues », à la merci d’un mouvement incontrôlé. Le seul traitement véritablement efficace, préventif, est le réentraînement à l’effort, avec du renforcement musculaire plus que de simples massages. Une autre raison d’inefficacité apparente des traitements est que l’on attribue certains maux de dos au lumbago, une lombalgie d’origine mécanique, alors qu’il peut s’agir du début d’une maladie inflammatoire. Ainsi, la spondylarthrite qui provoque des lombalgies certes, mais dont le traitement est radicalement différent, à base d’anti-inflammatoires. Entre les premiers signes et la confirmation du diagnostic, assortie d’un traitement approprié, il peut s’écouler six ou sept ans…

 À lire aussi : La spondylarthrite, un mal de plus en plus fréquent

 

À lire

À lire

PRÉVENIR ET SOIGNER LE MAL DE DOS
avec la British Medical Association, en renouant avec les postures qui conviennent et une bonne hygiène de vie. Éd. Larousse, 12,90 €.

Dr Brigitte Blond

Le choix de la rédac

Avis aux cheveux et ongles fatigués

Cheveux

Avis aux cheveux et ongles fatigués

Une petite dose de nutriments essentiels…

Pour une peau hydratée et protégée !

Visage

Pour une peau hydratée et protégée !

Il devient indispensable !

Pour une rentrée dynamique et sereine

Compléments alimentaires

Pour une rentrée dynamique et sereine

Les compléments alimentaires vous accompagnent

Petits tracas, grandes solutions

Petits maux

Petits tracas, grandes solutions

Finis, les petits maux de l’été !

DEFENCIA