Cancer : comment préserver sa sexualité ?

Cancer : comment préserver sa sexualité ?

03 juin 2022
Au nom de l’équilibre du corps et de l’esprit, on peut combattre et vaincre la maladie sans y perdre sa libido.

 

Aujourd’hui en France, environ mille nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque jour. Mille hommes et femmes à devoir se confronter aux épreuves de la maladie comme à leurs conséquences. On le sait, les traitements thérapeutiques impliquent pour la plupart des effets secondaires physiques et physiologiques. Mais pas seulement. Le combat mené affecte aussi l’équilibre psychologique et sexuel des patients. Sur les chemins de la guérison, nombreux sont ceux en effet qui voient leur sexualité abimée par des complexes, une pudeur ou des douleurs. Heureusement, cette réalité n’est pas une fatalité.

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Place aux préliminaires

Place aux préliminaires

Retrouver les chemins de la libido sans forcément passer directement par la case pénétration. Voilà ce que conseillent les spécialistes à ceux et celles qui ont envie reprendre leur l’activité sexuelle mais qui ne sont pas encore prêts physiquement à franchir le cap.

 

Traitements et conséquences

Qu’ils soient pris en charge par la chirurgie ou par d’autres thérapies comme la chimio, les cancers génitaux et pelviens (prostate, col de l’utérus, ovaire, seins, colon-rectum, pénis, testicules ou vessie) sont ceux qui affectent le plus la sexualité. Outre la fatigue, les vomissements, la perte des cheveux et la déshydratation cutanée extrême, d’autres symptômes sont possibles. Chez l’homme, une opération entraine parfois des troubles temporaires de l’éjaculation ou rend la pénétration douloureuse car certains nerfs et/ou artères qui participent à l’érection sont atteints. Chez la femme, les chimiothérapies peuvent altérer la muqueuse vaginale – l’assécher –, favoriser des inflammations ou le développement de mycoses, voire provoquer la ménopause.

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À qui parler ?

Quand il est question de sexualité, le dialogue entre médecins et patients n’est pas évident. Les sexologues peuvent être de bons interlocuteurs. Et plus encore les professionnels de santé d’un nouveau genre, formés à l’onco-sexologie. Des consultations sont généralement proposées dans des centres de soins ou en ville. La liste de ces experts est disponible sur des sites de référence comme le Syndicat national des médecins sexologues ou la Fédération Française de santé sexuelle et de sexologie.

L’aide pharmacologique

Lorsque survient une ménopause précoce, un traitement hormonal substitutif (THS) peut être proposé, sauf en cas de cancer hormonodépendant. Là, en réponse à la sécheresse vaginale, des gels lubrifiants ou des hydratants vaginaux sous forme d’ovules sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Quant aux troubles subis par les messieurs après une prostatectomie, une prise de comprimés dédiés à la fonction érectile peut faire l’objet d’une prescription médicale.

A livret ouvert

A livret ouvert

Édité par la fondation ARC pour la recherche sur le cancer, en collaboration avec Rose magazine, Préserver sa sexualité propose des repères sur ce que l’on sait ou cherche à savoir pour maintenir ou retrouver une vie sexuelle, pendant et après la maladie. Le livret est à commander ou à télécharger gratuitement sur le site de la fondation (www.fondation-arc.org/support-information/livret-preserver-sexualite).

 

Juliette André

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