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La liste des petites bêtes qui viennent gâcher notre été

La liste des petites bêtes qui viennent gâcher notre été

16 juin 2016
Certaines petites bêtes aiment l’été et pourraient s’inviter durant vos vacances. On vous dresse un petit inventaire pour vous préparer efficacement et/ou adopter les bons réflexes pour soigner vite et bien les piqûres, brûlures et morsures de l’été.

 

Ah les promenades en forêt, en bord de mer, les baignades, les après-midi passées à se prélasser, les soirées entre amis dehors… et toutes ces petites bêtes qui nous regardent. Du moins qui sont susceptibles de nous faire passer quelques mauvais moments. On commence par la plage.

 

L’année des méduses

Qui un jour s’est fait piquer par une méduse s’en souviendra chaque fois qu’il mettra un pied dans la mer. Et ce n’est pas plus mal si ça permet d’éviter cette vilaine brûlure – qui reste toutefois bégnine. Que faire en cas de piqûre ? Commencez par rincer à l’eau de mer (pas à l’eau douce car elle stimule la libération du venin) et frotter doucement pour retirer les filaments restants : ce sont eux qui sont urticants. Le sable, passé doucement à même la peau, peut vous aider à déloger ces filaments. Si vous avez pensé à prendre de l’huile essentielle de lavande aspic (qui soulage nombre de piqûres), c’est le moment de la sortir pour en appliquer 1 ou 2 gouttes sur la zone rincée (toujours à l’eau de mer).

Bien sûr, et ça vaut pour tous les cas qui seront évoqués ici, certaines personnes peuvent déclencher des réactions allergiques plus ou moins violentes. Il est dans ce cas impératif de consulter un médecin qui pourra selon la réaction prescrire des anesthésiques locaux, des cicatrisants ou corticoïdes locaux, des antihistaminiques, voire faire un rappel du vaccin contre le tétanos.

Les méduses ne sont pas les seules susceptibles de se montrer hostiles en bord de mer : les oursins ne sont pas si loin. Le meilleur moyen d’éviter cette bête-là est encore de ne pas marcher dessus… ce qu’on vous conseille vivement car leur piqûre provoque une douleur intense. Il faut désinfecter la plaie au plus vite et extraire les piquants. Le plus difficile est de retirer l’intégralité des épines car elles sont friables. Si vous ne parvenez pas à enlever tous les fragments, consultez un médecin pour éviter une infection. Les oursins peuvent en effet être porteurs d’une bactérie, dite « bacille du rouget », à l’origine d’une dermite appelée « rouget du porc » ou « érysipéloïde ». Elle se manifeste sous forme d’un placard inflammatoire – une plaque de couleur rouge à tendance violacée – qui part de la main ou d’un doigt pour remonter le long du bras.

 

Salive et dard : les armes des insectes volants

Quittons les joies de la plage pour nous tourner maintenant vers le monde merveilleux des insectes volants : guêpes, abeilles, frelons, taons, moustiques…

Abeilles, guêpes et frelons : tous trois possèdent un dard. Seul celui de l’abeille reste accroché à la peau. Celui de la guêpe et du frelon est lisse, et se libère de la peau après la piqûre. Comment réagir en cas de piqûre ? Si c’est une abeille, commencez par retirer le dard à l’aide d’une pince à épiler (tâchez d’éviter d’attraper la poche à venin accrochée au dard car cette dernière pourrait se vider tout à fait sous la peau et la réaction serait bien sûr plus forte), puis désinfectez et utilisez éventuellement un antalgique. Ces deux dernières étapes suffisent en cas de piqûre par une guêpe ou un frelon. Et côté douleur, sachez que la piqûre d’un frelon est plus douloureuse que celle d’une guêpe, elle-même plus douloureuse que celle d’une abeille.

Le taon, pour sa part, se comporte un peu plus comme un moustique – même si c’est une mouche : c’est sa salive qui est urticante, et seules les femelles piquent. Dans la majorité des cas, à part une désinfection locale, aucun traitement ne peut faire quoi que ce soit…

Pour les moustiques, le plus malin reste encore de les tenir à distance ! Utilisez donc des répulsifs puisqu’ils fonctionnent ! Soyez d’autant plus vigilants que le moustique tigre est présent sur le territoire français (le gouvernement a établi une carte pour connaître les zones les plus infestées). Et pour ceux qui voyagent, vous pourrez le croiser à peu près partout… Le virus Zika, celui du chikungunya, la dengue, provoquent des troubles qui n’ont rien d’anodin.
Par ailleurs, les piqûres de simples moustiques peuvent être aussi pénibles qu’exaspérantes. Donc on vous invite à vous procurer des répulsifs.

 

Pourquoi ça gratte… et pourquoi il ne faut pas gratter

Pourquoi ça gratte… et pourquoi il ne faut pas gratter

La salive du moustique n’anesthésie pas, comme on le dit souvent, elle est en fait là pour maintenir la fluidité du sang et donc pour permettre au moustique de faire le plein… La salive n’est pas irritante. C’est face à cette substance qu’il ne connaît pas – surtout au moment des premières piqûres –, que notre système immunitaire envoie des cellules qui viennent anéantir ces inconnus en explosant à leur contact. Le principe est donc de protéger l’organisme même si, en explosant, les cellules libèrent une molécule, à l’origine des rougeurs et des démangeaisons.
Et ça démange, et on gratte, et quand on gratte, d’autres molécules du même type viennent provoquer rougeurs et démangeaisons… Donc gratter quand ça gratte donne envie de se gratter. CQFD.

 

 

Nous, moches et méchants (et rampants)

On termine avec les autres petites bêtes : aoutats, araignées, chenilles, fourmis rouges, tiques…

Les aoutats ont le même fonctionnement que les tiques : ils se plantent sur un végétal en attendant de voir passer quelqu’un (mammifère ou oiseau) pour s’y fixer et s’offrir un bon repas ! Les aoutats sont presque invisibles (ce sont des larves). Si quelques aoutats s’en prennent à vous, il y a fort à parier que des petits boutons rouges de 2 mm environ, entourés par une auréole claire, vont faire leur apparition. Quand les larves se décrocheront – elles le font seules – ça va gratter gratter. Là encore il existe des répulsifs, donc profitez en avant de vous rouler dans l’herbe.

Pour les tiques, s’ils ne sont pas retirés, les conséquences peuvent être nettement plus graves. C’est surtout après une promenade en forêt qu’il faut vous inspecter, ainsi que ceux qui vous ont accompagnés. Si tous les tiques ne sont pas porteuses de maladie, certaines peuvent transmettre les bactéries à l’origine de la maladie de Lyme (une maladie infectieuse à évolution lente dont il faut se méfier). Que faire en cas de morsure de tique ? Retirer la tique le plus vite possible car plus elle reste, plus les bactéries risquent de s’infiltrer. Attention, il ne faut pas l’endormir avec de l’éther (endormie, elle continue de régurgiter, or les bactéries sont présentes dans ses sucs salivaires). Il faut la retirer avec un tire tique (vendu en pharmacie) et désinfecter. Pour plus de détails, on vous conseille la page dédiée réalisée par la sécurité sociale sur ameli-santé.

Les chenilles : elles ne piquent pas. Un peu à la manière des méduses, elles sont urticantes. Ce qui ne change pas grand-chose au résultat… C’est douloureux et désagréable. Elles provoquent une réaction légère – un urticaire localisé – qui devrait disparaître rapidement. Les araignées quant à elles, comme les tiques, ne piquent pas, elles mordent. Rappelons surtout que ces petites bêtes à 8 pattes font plus peur qu’elles ne font mal : peu d’entre elles sont venimeuses. Méfiez-vous plutôt des fourmis : il y a celles qui piquent (les rouges) et il y a celles qui jettent de l’acide formique !

Maintenant, ouvrez l’œil et surtout passez de très bonnes vacances !

 

Juliette Legros

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