CYSTALIA
epilepsie

L’épilepsie

06 juin 2015
Elle peut provoquer des crises de convulsions impressionnantes. Pourtant, dans trois quarts des cas, il s’agit d’une maladie peu sévère.

 

Après la migraine, l’épilepsie est la maladie neurologique la plus fréquente : environ 450 000 Français en souffrent. Près de 4 000 nouveaux cas se déclarent par an, dont la moitié chez des enfants.

L’épilepsie correspond à une décharge électrique anormale, soudaine, excessive et transitoire dans le cerveau, qui se traduit par des crises dites épileptiques. Il existe de multiples formes de la maladie, caractérisées par leur cause, leur localisation dans le cerveau, l’âge de début et leur évolution.

Dans 10 à 15 % des cas, les épilepsies sont idiopathiques (sans cause connue), avec ou sans prédisposition familiale. Elles peuvent aussi être symptomatiques suite à une maladie ou un accident ayant entraîné des lésions du cerveau, avant ou après la naissance.

À savoir

À savoir

Facteurs augmentant les risques de crise :

  • la fatigue, le stress,
  • les efforts physiques intenses,
  • les émotions fortes,
  • la chaleur, la fièvre,
  • le bruit,
  • les lumières clignotantes (télévision, ordinateur, jeux vidéo…),
  • la consommation de drogues, d’alcool, de café…

 

Epilepsie : Crises partielles ou généralisées

  • En cas de crise partielle, l’hyperactivité électrique ne touche qu’une zone localisée du cerveau et, lorsque la crise est « simple », la personne reste consciente. Elle provoque des troubles de la vision, de l’audition, du langage, ainsi que des manifestations motrices ou sensitives des membres… En cas de crise dite « complexe », il existe des troubles de la conscience plus ou moins importants.
  • Les crises généralisées impliquent l’ensemble du cerveau et peuvent se présenter sous forme de :

absences généralisées chez les enfants entre 5 et 12 ans. Il n’y a pas de convulsion, l’enfant perd le contact avec son entourage quelques secondes, son regard est vague. Cela peut se répéter plusieurs fois par jour ;

crise tonico-clonique : elle se traduit par une perte de connaissance entraînant une chute, des convulsions, parfois des vomissements, une perte d’urine… Elle s’arrête d’elle-même en moins de deux minutes ;

crise myoclonique : des secousses musculaires brusques et répétées au niveau des bras et des jambes surviennent, surtout au réveil ;

crise atonique, plus rare, avec une perte soudaine de tonus musculaire.

 À lire aussi : Maladies neurologiques & cerveau : où en est la recherche ?

 

Quelle prise en charge ?

Les médicaments antiépileptiques sont prescrits pour faire disparaître les crises ou diminuer leur durée ou leur intensité. Aujourd’hui, environ 70 % des patients répondent favorablement aux médicaments.

Si les médicaments ne sont pas efficaces, une opération chirurgicale peut être proposée si la région épileptogène est localisée dans une partie du cerveau qui peut être enlevée sans séquelle neurologique.

D’autres techniques fondées sur la stimulation électrique peuvent apporter une amélioration.

  À lire aussi : Barrer la route aux crises d’épilepsie

 

Comment agir si on est témoin d’une crise d’épilepsie ?

Comment agir si on est témoin d’une crise d’épilepsie ?

À faire

  • Dégager l’espace.
  • Placer la personne en position latérale de sécurité.
  • Desserrer ses vêtements, enlever si besoin ses lunettes, placer si possible un coussin ou un vêtement replié sous sa tête.

À ne pas faire

  • Transporter la personne sauf si elle se trouve dans un lieu dangereux.
  • Gêner ses mouvements.
  • Donner un médicament ou à boire pendant la crise.

Habituellement, il n’est pas nécessaire d’appeler médecin, Samu ou pompiers quand une personne connue pour être épileptique a une crise qui suit son cours habituel.

 

Christine Fallet

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