L’anxiété de séparation

L’anxiété de séparation

15 décembre 2021
Ce trouble du comportement, qui apparaît quand vous vous absentez, n’est pas toujours facile à déceler. Apprenez à en reconnaître les symptômes pour aider votre chien à surmonter son stress.

 

Au moins 15 % des chiens manifesteraient des signes d’anxiété quand ils sont laissés seuls. Ce phénomène passe pourtant souvent inaperçu, notamment si l’animal n’exprime pas sa détresse en détruisant des objets. La solitude prolongée, l’ennui et le manque d’activité physique favorisent l’anxiété de séparation, qui a probablement des effets négatifs sur la santé de l’animal comme elle en a sur celle de l’homme. Une étude a d’ailleurs montré que les chiens jugés « heureux et équilibrés » vivent plus longtemps (en tenant compte des disparités entre les races). Les chiens ont besoin de la compagnie de l’homme.

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Ce que montrent les vidéos…

En filmant des chiens souffrant d’anxiété de séparation, les chercheurs observent que la plupart des comportements anxieux « actifs » se déclenchent dans les dix minutes suivant le départ du propriétaire. Les chiens commencent par gémir, hurler ou aboyer avant de s’attaquer à des objets de leur environnement. Certains ont aussi tendance à uriner dans la maison alors qu’ils sont normalement propres. Si l’animal est laissé dehors, il peut tenter de fuguer. Vérifiez que votre jardin est bien clôturé ! Dans d’autres cas, l’expression de l’anxiété est plus discrète : le chien halète de manière inhabituelle, il se lèche intensivement les pattes, il explore sans relâche le domicile, etc.. En rentrant, vous ne devinerez pas forcément que votre chien a ressenti un stress important quand il était seul. Si vous avez un doute, pourquoi ne pas installer une webcam chez vous ?

À savoir

À savoir

Les chiots vendus en animalerie ont tendance à présenter des comportements indésirables ; le risque qu’ils présentent une anxiété de séparation est multiplié par 1,5 par rapport aux chiots acquis auprès d’un éleveur. L’accumulation de stress que ces chiots peuvent endurer au cours de leur développement en serait à l’origine : séparation trop précoce d’avec la mère, transport dans de mauvaises conditions, environnement confiné, relations limitées avec les humains, manque d’interactions avec d’autres chiens, etc.

 

Les TOC, un signe de mal-être

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont des affections incontrôlables qui conduisent parfois les chiens qui en sont atteints à répéter encore et encore les mêmes actions, sans doute pour apaiser leur anxiété. Ils se déclenchent parfois en relation avec le stress de la séparation. Plusieurs TOC sont identifiés chez le chien : ce dernier se lèche compulsivement les flancs, mâchouille des tissus, court frénétiquement après sa queue, chasse des mouches imaginaires, etc.

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L’apprentissage de la solitude

Si vous venez d’adopter un chiot, vous lui consacrez probablement beaucoup de temps et l’emmenez partout ; il va donc s’attacher rapidement à vous. Lorsque vous devrez sortir sans lui, prenez soin de ne pas changer vos habitudes brutalement, sinon le chiot risque de ne pas comprendre et de développer des troubles dus à l’anxiété. L’idéal est de l’habituer très progressivement à rester seul en commençant par le laisser quelques minutes seulement dans une pièce à part, puis en vous absentant pendant des moments de plus en plus longs, et pas plus d’une heure ou deux au début. L’animal doit apprendre à considérer votre départ comme étant une situation normale sans céder à la panique de se retrouver seul. N’en faites donc pas trop en le quittant et en le retrouvant ; caressez-le et parlez-lui tranquillement, en veillant à ne pas laisser paraître votre inquiétude.

Un chiot et même un chien adulte sont toujours plus calmes quand ils viennent de sortir et de jouer à l’extérieur : si votre absence doit durer, faites faire de l’exercice à votre animal avant de partir afin qu’il ait envie de se reposer quand vous le laisserez ensuite à la maison.

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Animalerie : soyez vigilant !

Animalerie : soyez vigilant !

Les chiots vendus en animalerie ont tendance à présenter des comportements indésirables ; le risque qu’ils présentent une anxiété de séparation est multiplié par 1,5 par rapport aux chiots acquis auprès d’un éleveur. L’accumulation de stress que ces chiots peuvent endurer au cours de leur développement en serait à l’origine : séparation trop précoce d’avec la mère, transport dans de mauvaises conditions, environnement confiné, relations limitées avec les humains, manque d’interactions avec d’autres chiens, etc.

Un sentiment de sécurité

Votre chien doit être confortablement installé pour vous attendre. Dans son panier, placez un vieux chandail ou un tee-shirt à vous pour le sécuriser : un vêtement non lavé est mieux qu’un vêtement propre car il porte votre odeur ! Vous pouvez aussi placer le panier dans une grande cage, qu’il considérera comme son « nid », où il peut se reposer et mâcher ses jouets favoris. Posez une couverture sur le dessus et obturez trois côtés pour que l’endroit soit aussi intime que possible. Vous pouvez enfin mettre une musique d’ambiance à volume réduit (classique de préférence) pour apaiser votre chien.

Petits chiens, forts liens

Petits chiens, forts liens

Toutes les races canines n’ont pas les mêmes exigences en matière de proximité avec leur maître. Les petits chiens (caniches nain et toy, yorkshire terrier, carlin, etc.), qui en sont très proches, développent ainsi facilement un hyperattachement. Ils supportent très mal d’être « abandonnés », ne serait-ce qu’une heure ou deux, et apprécient généralement d’avoir un objet réconfortant quand le contact humain leur fait défaut. Il faut bien sûr s’assurer que ce jouet ne puisse être ni déchiré ni avalé.

 

Quelles solutions ?

Si votre chien montre des signes inquiétants d’anxiété de séparation, contactez rapidement votre vétérinaire ou un spécialiste du comportement canin, qui vous aidera à mettre en place une thérapie. Ce trouble est en effet compliqué à gérer et il est préférable que vous soyez encadré pour apprendre à réagir correctement. Plusieurs approches sont heureusement accessibles pour limiter les effets de l’anxiété chez un chien : thérapie comportementale, utilisation de phéromones d’apaisement, aromathérapie, musicothérapie… Dans le cas où les symptômes persistent, un traitement médicamenteux peut aussi être envisagé.

 

À savoir

À savoir

Toutes les races canines n’ont pas les mêmes exigences en matière de proximité avec leur maître. Les petits chiens (caniches nain et toy, yorkshire terrier, carlin, etc.), qui en sont très proches, développent ainsi facilement un hyperattachement. Ils supportent très mal d’être « abandonnés », ne serait-ce qu’une heure ou deux, et apprécient généralement d’avoir un objet réconfortant quand le contact humain leur fait défaut. Il faut bien sûr s’assurer que ce jouet ne puisse être ni déchiré ni avalé.

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