La rhinopneumonie équine

La rhinopneumonie équine

10 octobre 2021
Cette maladie virale est très contagieuse et peut être mortelle pour les chevaux qui en sont atteints. Elle constitue la première cause d’avortement d’origine infectieuse chez les juments.

 

Début 2021, une épidémie de rhinopneumonie équine s’est répandue en France à partir d’un foyer espagnol. La situation est à présent stabilisée, mais la vigilance reste de mise.

Un herpèsvirus en cause

Les herpèsvirus sont capables de rester présents dans l’organisme après l’infection. En France, plus de 60 % des chevaux adultes seraient porteurs du virus de la rhinopneumonie (HVE-1 ou HVE-4). Lors d’un stress ou d’une forte fatigue, le virus se réactive ; le cheval présente de nouveau des symptômes et, surtout, il redevient contagieux. Un cheval qui éternue peut envoyer des particules virales à 6 mètres ! Ses voisins de box inhalent alors facilement ces aérosols contaminés. Le virus circule aussi de manière indirecte par l’intermédiaire du matériel contaminé : licols, brosses, seaux, vans, vêtements des soigneurs, etc.

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Symptômes respiratoires et/ou nerveux

La rhinopneumonie peut affecter les chevaux de tout âge. Classiquement, l’animal montre une légère fièvre (température supérieure à 38,5 °C), une toux sèche et le nez qui coule. La rhinopharyngite peut ensuite se compliquer d’une trachéobronchite, avec des signes respiratoires très marqués. Certains chevaux présentent des troubles nerveux sévères qui les empêchent de se déplacer, voire de se tenir debout, à tel point que l’euthanasie est parfois incontournable. En élevage, la rhinopneumonie provoque des avortements ou la mort des poulains dans les 48 heures après la naissance. Pour les chevaux ayant été infectés ou suspects d’avoir pu être contaminés, il est fortement recommandé de suivre l’évolution de leur température. Avant de leur faire reprendre leurs activités habituelles, une analyse PCR sera effectuée pour rechercher la présence éventuelle du virus.

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Encourager la vaccination

En France, le vaccin contre la rhinopneumonie équine est uniquement obligatoire pour les chevaux de course. De ce fait, moins de 30 % de la population équine est vaccinée alors qu’il faudrait atteindre 80 % pour que la protection collective soit efficace. Si le vaccin n’empêche pas l’infection, il limite la gravité des symptômes et surtout le risque d’épidémie. La vaccination est donc particulièrement utile pour les chevaux qui sont en contact avec l’extérieur, comme les reproducteurs et ceux qui participent à des concours et à des compétitions. Le vaccin s’administre en deux injections à un mois d’intervalle et le rappel est à réaliser chaque année.

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Confinement des chevaux

Confinement des chevaux

Pour éviter la propagation du virus, le confinement des chevaux atteints doit être immédiat. Les animaux présentant des symptômes sont isolés et ceux qui proviennent d’un site infecté sont mis en quarantaine. La durée d’incubation de la maladie est comprise entre deux et dix jours. Tous les rassemblements de chevaux, en particulier les manifestations sportives, sont interdits. Ces mesures sont maintenues plusieurs semaines après l’émergence du dernier cas.

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